‹ La végétation de la Bretagne: Étudiée dans ses rapports avec l'atmosphère et avec le solChapitre 23 sur 28 · ST · texte numérisé non relu

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Crypsis schœnoiïdes.

Polypogon maritimus.

—< monspeliensis.

— littoralis.

Agrostis alba, var. maritima.

Glyceria maritima.

— procumbens.

Hordeurm maritimum.

— divisa, Lepturus incurvatus.

Crypsis aculeata.

Grâce à la présence du chlorure de sodium, plusieurs plantes marines peuvent vivre auprès des sources de l'intérieur. On connait ce qui se passe à cet égard en Auvergne; mais, sans chercher un exemple si loin, n’avons-nous pas, dans notre province, à Soulvache, au bord du Semnon, une source salée, située à une vingtaine de lieues de l'Océan, et ne voyons-nous pas sur ses bords Le Triglochin maritimum (2) ?

La présence sur un terrain des plantes halophiles mentionnées ci-dessus doit nous mettre en défiance. Ce terrain est, en effet, pourvu de propriétés hygrométriques et, par conséquent, impropre à établir une habitation.

C. Sozs cALGAIRES. — La végétation qui les recouvre est, en général, très caractéristique. Il y a cependant lieu d'établir une différence déterminée par le niveau géologique. Cette différence, cherchons-en les causes. Les calcaires anciens (terrains primaires, terrains secondaires) sont durs, compacts, peu friables. Au contraire,

à mesure que l’on remonte la série des couches sédimen-

(x) C'est M. E. Gadeceau qui a signalé le premier ce fait intéressant.

taires en se rapprochant des temps modernes, on voit, toujours, il est vrai, à côté de roches remarquablement dures et propres à bâtir, on voit les sables coquilliers augmenter d'importance et si, enfin, nous examinons ce qui se passe de nos jours le long des côtes, nous voyons qu'à cette époque, appelée par un géologue « l'ère des dunes », les sédiments et alluvions marins déposés sous forme de sables renfermant des débris de coquilles sont d’une grande mobilité et facilement remaniés par Les vents et les eaux.

Cette abondance des calcaires friables, des faluns, au sommet de l'échelle géologique est éminemment favorable au mélange des éléments calcaires avec la terre végétale et l’on conçoit facilement que, dans de semblables terrains, le nombre des plantes calcicoles puisse être augmenté en espèces et en individus.

Les terrains calcaires paraissent peu développés en Bretagne, si on Les compare à l'énorme masse de terrains siliceux formant le squelette de cette presqu'ile.

Les calcaires primaires se montrent à la fois dans la Haute-Bretagne et dans la Basse-Bretagne. Les calcaires secondaires (Crétacé, Cénomanien) appartiennent à la Loire-Inférieure, où ils ne forment qu'un lambeau. Les calcaires tertiaires (Éocène, Oligocène, Miocène) présentent une assez belle série, mais seulement dans la Haute-. Bretagne. Ces calcaires se sont déposés spécialement le long de l’ancien détroit qui, par les vallées de la Rance et de ia Vilaine, reliait la Manche à l'Océan.

Enfin, presque toute la Bretagne se trouve entourée

d’une bande de terrains calcaires d’origine moderne. Ces

A HP PE terrains sont constitués par lessables maritimes, souvent très riches en débris coquilliers (il y a 75 pour 100 de sels calcaires dans les sables des dunes de Clohars-Carnoët:.

La liste des plantes calcicoles notées en Bretagne n’en sera pas néanmoins très longue. La voici, aussi complète que possible. Ces espèces sont presque toutes,

d’ailleurs, à l’état de raretés.

6e LISTE. — PLANTES GALCICOLES CROISSANT EN BRETAGNE.

Fumaria parviflora.

Vaillant:

Diplotaxis muralis.

— viminea, Arabis sagittata.

Lepidium campestre.

Thlaspi perfoliatum.

Helianthemum vulgare.

Silene inflata.

Althæa hirsuta.

Anthyllis Vulneraria.

Astragalus glycyphyllos.

Potentilla verna.

Galium spurium.

— tricorne.

Dipsacus pilosus.

Scabiosa Columbaria.

— maritima.

Cirsium acaule.

— eriophorum.

Centaurea Scabiosa.

Podospermum laciniatum.

Chondrilla Juncea.

Chlora perfoliata.

— imperfoliata.

Lithospermum officinale.

Cynoglossum pictum.

Salvia Sclarea.

— pratensis.

Stachys germanica.

Stachys annua.

— recta.

Galeopsis Ladanum.

Ajuga Chamæpitys.

Plantago media.

Potamogeton plantagineus.

— densus. Orchis pyramidalis.

— hircina.. ;

— palustris.

Ophrys aranifera.

— apifera.

Juncus obtusiflorus.

Carex nitida,

— paludosa.

Avena pubescens.

Festuca tenuiflora.

Bromus erectus.

— arvyensis.

Equisetum Telmateia.

Adianthum Capillus Veneris.

Chara fœtida.

Fontinalis Kindbergi.

Weissia verticillata.

Trichostomum tophaceum.

Squamaria crassa.

— fulgens.

Lecanora galactina.

Toninia vesicularis.

Endocarpon hepaticum.

C'est dans les champs cultivés qu'on verra: Dipiotaxis muralis, Silene inflata ; le long des talus, des haies, Lithospermum officinale, Orchis hircina : dans les prés, Orchis pyramidals, Ophrys apifera ; sur les pelouses du littoral, Squamaria crassa, S. fulgens, Toninia vesicularis, Endocarpon hepaticum ; au bord des eaux, Juncus obtusiflorus, Carex ‘paludosa, Equisetum Telmateia; dans les fossés, les mares, Potamogeton plantagineus, Chara fœtida.

Nous savons à quoi nous en tenir sur la qualité des eaux qui s’écoulent des terrains calcaires. Nous les emploierons faute de mieux, mais en réservant la préférence aux sources nées dans les terrains siliceux, dont nous allons maintenant passer en revue quelques plantes caractéristiques.

D. Sos SILICEUX. — Éruptifs ou sédimentaires, les sols siliceux sont facilement reconnus, grâce aux caractères extrêmement tranchés de leur flore. Quelques remarques. Dans la liste suivante, les espèces spéciales aux terrains schisteux sont marquées Sch. La liste en à déjà été donnée plus haut, mais il est bon qu'elles figurent dans un tableau d'ensemble. Les plantes spéciales

aux terrains sablonneux sont marqués S.

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