‹ La veine; comédie en quatre actesChapitre 26 sur 41 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, TOURNEUR, SIGISMOND, JOSÉPHINE

TOURNEUR, du Iniid.

Si on préparait le souper dans le jardin ?

(A Julien, savançant.) Qu'est-CC qUC tu dis de Ça ? JULIEN

Très bonne idée.

TOURNEUR

N'est-ce pas, Sigismond ?

SIGISMOND

Le temps le permet et même l'exige.

TOURNEUR

Ça vous va-t-il, Charlotte?

CHARLOTTE

Mais oui ; ce sera charmant.

TOURNEUR, à Joséphine.

Et toi, gosse?

JOSÉPHINE

Ce n'est pas une idée géniale ; mais je n"y vois pas d'inconvénient.

TOURNEUR

Alors, tu vas l'occuper d'arranger tout ça?

JOSÉPHINE

Oui. Ne t'émotionne pas pour si peu. Il n'y a pas besoin de tant d'histoires pour mettre des tables dans un jardin !

TOURNEUR

Cette petite est une maîtresse de maison

déplorable ! ... (A un valet de pied qu'il a sonné à l'une des répliques précédentes.) ^''oUS dispOSCrCZ quatre

tables pour le poker dans la véranda.

LE DOMESTIQUE

Bien, Monsieur.

TOURNEUR

Vous avez vu les tziganes? Ils seront

exacts ?

LE DOMESTIQUE

Ils seront exacts; mais ce ne sont pas des tziganes. Ce sont des musiciens de rÉden qui auront des costumes de tziganes.

TOURNEUR

C'est la même chose.

SIGISMOND

C'est môme mieux.

linlre Siaioiu».

TOURNEUR

Voici notre belle amie.

Il s'avance vivomeiit vers elle

LA VEINE ISS

JOSEPHINE, à Charlotte.

^Mais regardez-la donc!... A-t-elle assez l'air d'avoir celui de vous dire : « Moi, il y a un imbécile qui ma laissé trois millions ! »

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