SCENE VIII
CHARLOTTi:, JOSÉPHINE, LOllSK, CLli^tENCl':
CHARLOTTE, entrant.
Mais oui, chaque fois que l'on })eut ij;ai'der des fleurs en panier, ça vaut beaucoup mieux. Maintenant, mes enfants, vous pouvez vous en aller... Je n'ai plus besoin de vous.
LA VKIM: 03
LOUISE, qui s'est approcliée do Josépliine, apercevan, récria que celle-ci tient encore à la main.
Qu'est-ce que vous avez là, Joséphine !.,. Unécrin... (EUe luuvre.) Oh! mais c'est un hijoumagnifique !... ^'oyez, Madame.
CHARLOTTE
l<:n effet.
LOUISE
C'est à vous, ça?
JOSÉPHINE murmure.
Oui.
LOUISE,iroiii(iuement.
Mes compHments...
Elle lit la carte de Tourneur que Joséphine a laissée sur la table.
CLÉMENCE
Edmond Tourneur !
LOUISE, à Charlotte.
Est-ce que ce n'est pas le monsieur qui est si riche et qui faitcourir?
CHARLOTTE, prenant la carte et lisant.
C'est lui-même.
CLÉMENCE
C'est donc votre conquête, Joséphine ?
(Mouvement de tête de Joséphine. )Eh bien !ma cllèrC,
vous voilà millionnaire?...
LOULSE, raillant.
Femme à la mode!
CLÉMENCE, mùmejeu.
On entendra parler de vous dans les journaux.
CHARLOTTE
Voyons, Mesdemoiselles, laissez Joséphine tranquille.. . et à lundi.
LA VEIINE 65
CLÉMENCE ET LOUISE ont rapidement mis leurs chapeaux.
A lundi donc, Madame... Adieu, Joséphine !
CLÉMENCE
Vous nous enverrez des bonbons au jour de Tan, j'espère.
Elles sortent.