‹ La Vendée en 1793Chapitre 88 sur 88 · ROBERT · texte numérisé non relu

ROBERT

Robert, Rossignol, Danican : trois hommes dont l'inexorable histoire a flétri le nom. Vial avait raison ; et Danican, malgré sa lettre, malgré les paysans vendéens qu'il avait tués en chargeant à la tête de nos avant-gardes, était en communication secrète avec les chefs royalistes, et servait la cause des émigrés et des Bourbons.

C lltXII

J'ai fini; je m'arrête : j'ai promis 93, et je l'ai donné- Je remercie les préfets, maires, généraux, médecins, directeurs de bibliothèques et d'archives, libraires et tous ceux qui m'ont fourni des matériaux pour mon travail. J'ai tout employé; je u'ai rien omis. Si j'avais eu plus de lettres des Brigands, je les aurais publiées. J'aime à mettre en jeu mes personnages et à les écouter : ils parlent mieux que moi.

Je les ai suivis en prison, je les ai suivis dans les batailles. J'ai souffert de mes descriptions, souvent cruelles; plus d'une de mes nuits s'est passée sans sommeil, ou, si mes yeux se fermaient, je retrouvais en songe des os broyés, des plaies saignantes, des tètes que le bourreau montrait au peuple.

Quels drames et quels souvenirs ! Je ne puis m'en distraire aujourd'hui encore, après un demi-siècle.

Récemment, je suis allé à Savenay : on y montre les deux fosses jumelles où, le lendemain du combat, on enfouit les morts.

Ici les Blancs, là les Bleus : éternels ennemis !

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