Chapitre LXilL
L faut icy entendre , quej)reniier que lascher les Bassetz, on doit regarder les terres quelles elles sont, et le lieu où elles sont situées et là où sont les acculs rar autrement on feroit tout au rebours de la chasse rrautant que si les terres estoient en pante de cou- > slaux, il est requis de mettre les Bassetz par les des- !fï;ous, dcuers la vallée, afin d*acculer les Tessons sur te haut du coslau , là les terres ne sont pas si profondes , pour les bescher plus aisément. Autrement si les terres estoient en vne motte et qu'elles fussent toutes rondes, la .motte estant assise en lieu plat
VENERIIi; PAR il faut mettre les Bassetz aux pertuis qui sont les plus bauta » aor Ja sommité de la motte. Mais premier que de les lascher en telles terres» on doit frapper vingts on trente coups de la teste des pietés suf. le haut des terres , à fin de faire deslogcr les Tessons du milieu d'î*celles , pour les faire descendre aux acculs , qui sont au bas de la ipol-* te. On doit tousiours lascher à Tentree deux ou trois Bassetz, à fia qu'en leur fureur ils puissent d'esbranler et départir les Tessons, qi|i seront ensemble , et les chasser aux acculs : Us ont vue malice de se faire abbayer aux carrefours , et tiennent fort en tels lieux contre les Bas^ çetz. A l'heure qu'on voit qu'ils sont aux abbois en tels endroits • il est requis frapper deux ou trois coup de pieté » et s'ils ne veulent desloger pour telle chose » il faut soudainement mettre la tarière ronde pour les descouurir. Et alors qu'on verra qu'ils seront à l'accul , on ne doit pas percer au droit d'eux » mais faut percer au droit de la voix du Basset , pour autant que si on perçoit droit sur eux , ils retourneroient dedans les grandes terres, et forceroient le Basset, i ceste cause, il faut percer comme i'ay dict, au droict de la voix du Basset, auec la tarière ronde, car elle enleue la terre sans quelle tombe dedans. Puis soudainement mettre la tarière platte dedans le pertui du rond» à fin qu'il ferme la mère tout au trauers , de peur que le Tesson reculast sur le Chien. Et s'il est possible d'enfermer le Chien par le derrière de la tarière » il seroit fort bon , car si c'estoit par le douant , les Tessons le pourroient battre et rudoyer : parce qu'aucunesfois il s'en trouue en vn accul six ou sept , qui pourroient battre et rebuter le Chien. Quand la mère est fermée de la tarière platte, il faut faire soudainement la tranchée auec les pietés etpaelles, afin d'auoir espace pour ranger vn homme dedans : et à l'heure laisser entrer les Bassetz en la tranchée , et les faire abbayer en ce lieu-là , où on voit batailles et assaux de toutes façons. Il se faut donner garde que les Tessons ne se couurent de terre, ce qu**ils font volontiers quand ils sont acculez, tellement que les Bassetz sont aucunesfois dessus , et ne sçauent où ils sont allez. Puis quand on a découuert leur casemate et fort , il faut auoir , les tenailles pour les arracher : mais il y a mystère à les prendre , parce que si on ne les prent qu'au corps , ils mordent et blessent les Chiens quand on les tire dehors , toutesfois on les peut prendre en cette sorte : il faut ouurir les tenailles , et leur en mettre la moitié en la gueule , Tau* tre moitié par le dessous de la maschouëre, puis serrer les tenailles, et vous les tiendrez par les maschouëres de dessous r car si vous le pre-
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niei par la masdioûëre de dessus du costé du nez , il mourroit soudaineâ^ent. Et alors que le tiendrez auec les tenailles, il le faut tirer et mettre dedans le sac » puis le porter en quelque court ou iardin renfermé de muraille f et le laisser aller, mettant les petits Bassetz après , quand il sera escbaufféy il viendra assaillir les hommes comme faitvn Sanglier. Et à telle chasse il est requis d*estre botté : car plusieurs fois ils m'ont emporté le lopin de la chausse , et la chair qui estoit par dessous. l'eusse traitté ptns amptement de ceste chasse, mais parce que peu d'hommes y prennent plaisir, t'en ay escrit succinctement.
Fin de La Vénerie.
V ij
VENERIE PAR
Receptes pour guarir (es Chiens,
DE PLVSIEVRS MALADIES.
^^«t^^îy^ES Chiens sont subicts & plusieurs maladies, mais '^'^^^ ' V'^ I* p'us grande de toutes, c'est la rage, dont il y en
> a sept espèces. La première est appetlee la rage chaude , et désespérée , laquelle ne se peut guarir , ^^^ j S- parce qu'elle est lant ennemie du sang, qu'inconti- .^y^>-r:^^^| nent que le venin est mesié parmy, il le brusie el Nx^^^infecte soudainement : el alors que la ceruelle seht les funiees de ce venin , elle se tourmente de telle façon que sondain *»lle fait désespérer et trauailler lé corps de ces panures animaux, comme on peut veoir par expérience. On cognoist les Chiens qui ont cesic espèce de rage, en plusieurs sortes. Premièrement, quand ils cou-
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renl > ils leuent la qoeuë toute droite , ce qu*ils ne font pas en toutes les autres rages. Ils courent sus à tout ce qu'ils trouuent deuant eux , tant auxbestesd'aumaille, qu'autres, sans regarder par où ils passent, soit au trauers des riuieres ou estangs: et si ont la gueule fort noire» et sajus.esciuoe, De ceste espèce, de rage, ils ne courent que trois ou quatre iours pour le plus , à cause du mal et trauail que leur donne cestc maladie* Quand ils ne peuuent plus aller, ils hurlent vne façon d'hurleme^ tout cassé et rance, non pas naturel* comme s'ils estoient sains. T(iutes les bestes qu'ils morderont, tant Chiens qu'autres animaux, s'il en sort du sang » ils eûrageroat sans aucun remède.
'Jm seconde espèce de rage, se nomme rage courante, laquelle est sefnblablement incurable, mais la morsure n'est pas si vénéneuse ne dstogereuse enuers les autres animaux, que de l'autre, parce qu'elle ne tidnt pas incessamment^ Et quand yu Chien est enragé de ceste espèce dc| r<^e , le premier Chien qu'il mord au commancement du ionr, emporte tout son venin , et sera en danger d*enrager : mais tons les autres quMl nmirfera après le reste du iour, ne cuideront pas enrager. Quand ils ont telle rage, ils ne courent à bestes, ne à hommes, qu'aux Chiens, et $'en vont escoutans pour ouïr les abbois des autres Chiens, à On de les aller desbrayer et mordre. Ils suiuent les grands Chemins, et mettent la queue entre les iambes,trottans comme fait vn Renard: ils peuuent viure neuf mois pour le plus^ Ces deux espèces de rage, sont les plus dangereuses de toutes les autres. Et quand les Chiens veulent enrager de ces deux espèces^ on le cognoist en cette sorte.
Premièrement , ils ne mangent que bien peu. Ils sentent les autres Chiens , et après les auoir sentis , ils les mordent en les chérissant , et démenant la queue. Ils font de grands souspirs en soufflant du nez, ils ont vn regard de trauers , et triste : ils courent les mousches et papillons. Et y a d'autres signes fort apparans, que ie laisse à cause de breueté* Quand on voit tels signes, il les faut ester d'auec les autres, et les enfermer, car leur baleine pourrôit infecter, et faire enrager les autres Chiens , parce que telles maladies se prennent entre eux , comme la peste entre les hommes.
Les auti'es cinq espèces de rage ne sont pas si dangereuses de beaucoup, car les Chiens n'en courent» et n'en mordent point, dont ie les pense plustost maladies que rage .-combien que Phebus et plusieurs autres ont nommé toutes les sept espèces, rages incurables, si est ce que i'ay guary des Chiens de rage de cinq espèces cy dessous mention-
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VENERIE PAR oees , auec les receptes que raetiray en après par escrit. Ces cinq espèces de maladie ou rage , se nomment en cesle sorte.
La première s'appelle rage mue, laquelle tient dedans le sang, et la cognoistrez en ceste façon. Les Chiens qui l'ont ne veulent point manger» et ont tousiours la geule ouuerte , mettaas la patte -deddM , comme s'ils estoient enossez, etseeaekent volontiers en lieu frais ;%t humide. - ■ . "
La seconde rage s'appelle la rage tombante, parce qu'alors que les Chiens l'ont, s'ils sont debout, et qu'ils cuident marcher, ils tombent par terre» comme s'ils auoient le mal de S. lean : oesterage les tient en lafM(e«
La tierce rage s'aM>elle flastree » parce que le mal est dedans lea bojraux , qui les fait retirer de telle sorte qu'ils sont si plata qu'on les peitse^ roit auec vue aiguille.
La quarte s'appelle U rage endormie, laquelle vient d'vn espèce de petits vers, qui leur viennent dedans l'orifice de Testomat, et sont ea^ gendrez d'vne corruption d'humeurs, dont les vapeurs et fnmeês lenr montent au cerueau , qui les fait dormir incessamment , ainsi meurent en dormant.
La cinquiesme et dernière espèce de rage, s'appelle reumatique , parce qu'alors qu'elle tient les Chiens, la teste leur enfle grosse, et ont les yeux iaunesy de la couleur d'vn pied de Milan.
Quand Les Chiens sont malades de ces maladies, ils ne cuident fias manger, et viuent huit ou neuf iours sans faire aucun mal , puis menrent de faim. Car il faut entendre que le Chien a ceste nature, qu'alors qu'il sent mal au dedans du corps (i'entens des maladies qui leur siiruiennentsans estre blessez) ils ne mangent iamais qu'ils ne soient guaris. Et par exemple le pouuez voir, quand quelque Chien est malade, et qu'on luy donne de la grosse , il ne la «Minge que premier il ne soit allé paistre de l'herbe , et qu'il n'ait rendu sa gorge, et soit guary.
Il y a plusieurs hommes qui ont voulu dire que le ver qui vient sous la langue du Chien , est la cause de le faire enrager, ce que ie leur nie : combien qu'on dye que le Chien ne court pas si lost en ceste maladie , quand il a le ver osté de la lange. le m'en rapporte à ce qui en est.
Ces maladies prennent entre les Chiens pour s'halener et fréquenter les vus auec les autres. Et est besoing» si quelque Chien a ces maladies en vn Chrain , d'ester tous les autres , et les remuer en vn autre lieu : car, comme i'ay dit cy dessus, telles maladies se prennent entre les Chiens, comme la peste entre les hommes.
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Les reeeptes pour guarir des cinq espèces de rages.
Et premièrement, de Ta rage mue.
IVand vn Chien aura la rage mue, pour le guarir il faut [prendre le paix de quatre esouz- du iust de la racine d'vne [herbe nommée Spatula putrida, dicte Passe- rage, laquelle 'a la fueille comme Iris, toutesfois qu'elle est vn peu plus Boire: et mettre ce iasi en vn petit pot plombé , puis prendre le poix de quatre escuz du iust des fueilles d'vne herbe nommée l'herbe du Cru , autrement Helebore noîr* puis le poix de quatre escuz de iust de l'herbe de la Rue* Si les herbes ne rendoisnt imt, faut prendre la décoction d'icelles. Et quand tous les iusts seront ensemble, il faut mettre autant de vin blanc comme de iust de Rue. Pois faudra passer tous les iusts des herbes, et le vin blanc, ,ea vn beau linge net, et mettre tout en vn verre. Ce fait, faut prendre deux dragmes de Scamonée sans estre préparée : et la mesler parmy tous les iusts : puis prendre le Chien auec serulete, et luy ouurir la gueule, en luy mettant dedans vne ouillette, ou entoAJDOÎr, ou en vne corne de Bœuf percée, et luy faire aualler le tout en luy tenant vn peu la teste lenée, de peur qu'il rende sa gorge. Apres luy auoir baillé ceste médecine, on le doit saigner auec vn Cousteau , comme l'on saigne les Cfaeuaux , en la gueule : sçauoir est , aux denteleures, qui sont en la mascbouëre de dessus au pallais, qui est par le dedans de la gueule, et luy coupper deux ou trois denteleures, à fin qu'il saigne plus fort. Puis mettrez reposer le Chion sur la paille , et il guarira. Vous noterez que l'herbe que le vulgaire appelle corne de Cerf, ou toute dent de Chien, est souueraioe pour rage, si on fait boire au Chien huit dragmes du iust d'ieelle herbe , auec vn peikde sel •
Becepie pour la rage tomba»U€, quipro^ tede du cerueau.
L faut prendre le poix de quatre escuz du iust de la fueille ou graine d'vne herbe qu'on nomme P«onta, en François, Peaume, i'eotens de celle qui porte graine. Puis prendre le poix de quatre escuz du iust de la racine d'vn herbe nommée Bryonia, en François , du Parc, laquelle herbe vient dedans les bayes » et a la racine
VENERIE PAU grosse comme la iambe dVn homme. Puis prendre le poix de quatre escuzdu inst d'vne berbe qu*on nomme Croiselte, en Lalin, Cruen|la, puis prendre quatre dragmes Desta6acre bien broyé, et en pondre, Jlle mesler auec tous les iusts des dessusdictes herbes, et faire b<ûce l^t'i^st au Chien , comme dessus^ Cela fait , il luy faut fendre les oreilles pour le faire saigner, ou bien le saigner des deux yemes qui viennent par le dedans des espaules des iambes de deuant , qu'on appelle pour les Chenaux, les arcs. Et sid'auanture on voyoit que la médecine fist peu d'opération pour la première fois • il la faut réitérer.
Reeqiée pùur la rag0 endorme f iëfudle
proeede de vête. \
d\. - BcNEz le poix de six escuz do iust d*^Absinte, et le
()oix de deux escus d'Aloé en poudre , fe poix de deux
escuz de poudre de corne de Cerf bruSlee , aùec deux
dragmes d*yne drogue nommée Agarié, puis'mèslec
les iusts , et les poudres ensemble. Et si tous voyez
(ju'i! y ait faute de iust , et que les poudres fussent trop
Sf'spoisses, pour faire aualler au Chien, il faut miettre
du vin blanc insques aux poix de quatre ou six escuz, puis faire aualler le
tout au Chien , comme dessus.
Recepiepour la rage reumalique, laquelle vient en iaunàse.
f^p^^ L faut prendre le poix de six o^coz du tusiou deeo^ ction de ia racine de Feaml , le poÎK <le quatre eoen : , du iust où decoelîoB de Guy, qui oroist dedans les A»- \ bepina, le paix de quatre «aou 'du iwt<ou deoeetioe ^^ de Lierre, lepeix^eqoatveesciiadeipeudre oibig > de la racine de PoUpode , qui cpoiat^ dedadSi lee < ^V'^^nes , et mettre le tout dedans vn petit fioialoQ , «t ie faire bouillir auec du vin blaec, puis qeand il sera rcfreîdî^n peu « il le faut soudain foire aualler au Chien , coauiie dcMus*
Reçepiepour lu rage fUntrie.
QvAur
lACQVES »V FOVILLOVX. «<
Vant à la rage flastrée, qui licol dans. les boyaux, el [plusieurs autres maladies , comme gouttes , cstrufleures , ^fefroîdissemens , et toutes autres maladies engendrées de ^froides causes , elles se guarissenl par bains et estuues dont la recepte s'ensuit«
Recepie dei bains pour guarir les Chiens des maladies tiennes de froides cames.
L faut prendre deux grandes poilles , tenantes chacune six ^ seaux , esquelles tous mettrez en dtacune dMcelle dix ^iointées de chacune espèce ées herbes qui s'ensujuent : niîçauoir est , dix ioinlées dVne herbe nommée Armoyse , dix ioinlées de Romarin , dix iointëes de Saage menue djxiointée9 de racines ou fuetlles de Gaymauues blanches, dix iointf^es déracines on Cueilles d'Hiebles » dix iointées de fueilles ou racines de Fenoil , dix iointées de Marachemin blanc » ou de M eKsse ^ dix iointées de Rue, dix iointées d'Enula-eampana : sç^tuoir est, fueille et racine , dix iointées de Lapaces , dix ioiotées de Buglosse , et de Metilot : et mettre le, tout dedans les sasdiçtes poilles» lesquelles faut emplir de deux parts d'eau,, et le tiers de yin, et faire le tout bouillir ensemble, insques à ce qu'il soit consommé du fiers , puis quand les herbes seront bien cuittes, il faut prendre les poilles, et ietter toutes les herbes et leor décoction en vne pippe , en laquelle faut mettre quatre seaux de bonne et forte lie de vin : puis prendre lesdictes poilles , et les remettre sur le feu, comme elles estoyent au parauant, les emplissans le tiers de %iifi.«t e««, codHBe dessus. Âpres fout aueic vb sac neuf, et aller cereher des founuierf & et gnes fdurmis ronges , lesquels iaut prendre Mfee les 'flOBfe,:et tooles, leurs ceq«es :puis les mettre bouBlir et consommer dedâmleidioles pailles ^ auec Iroié ou quatre picotins de sel: eè ^u«nd le.lept se«a bien.«>ns«mniè insques^à la tierce partie, et que l'eAd sflta-bien gmsse , il faut verser le tout dedans la pippe oti «esté versée la premiëi^ décoction, et laisser reposer toutes les choses susdictes ensemble, ius^fues^èceque le tmil soit vnpeu plus chant que tiède: et à l'heure mettrez les Chiens malades dedans , les faisans baigner l'espace d'vne bonne heure, sans sortir. Mais il se faut donner garde d'eux, en les tenant , de peur qu^ls se noyenl , ou euanoûissent dedans la pippe. Puis après les faudra mettre en quelque lieu bien chaudement, là où
VENERIE PAR ils ne preDneDl poiot de vent» de peur qu^ils se morfondent et ;:efiro^^ sent : et les faut baigner par quatre oa cinq iours ensniaans , ea faisant rechauffer Teau » car ceste première décoction pourra seruir pour tous les baings. Et auant que de mettre les Chiens malades , la première fois dedans le baing» il les faut purger en eeste sorte.
Receple pour purger lés Chiens tmatU que ks met-tre dedans le bamg^
/!fj^^^^j^ Récitez vue once «4 demie de casse» bien mundee, deax ^^^ ^' dragmes et demie Destafiacre ea poudre» deux dragmes I^Wi ^ demie de Scamonëe» préparée dedans du viôaigre blanc» auec quatre onces d'huilled'oUues, et destreinpez le tout ensemble « en le faisant tb peu diauflf<ii*Bi«r le feu, pois le faites afoaller au Chien, vers le scûr; Bam lluy donner à manger, et le lendemain le mettrez dedans le baing à ieun.
Bamg pour lauer les Chiens f qumsd Us om esté mords des Chims enragez , de peur qa'ilê emrageni.
i^ Vand les Chiens sont mords ou desbrayez de Chiens enragez» il faut incontinent emplir vne pippe d'eau, puis prendre quatre boisseaux de sel » et les ietter dedans » en meslant fort le sel auec vn baston pour le faire fondre soudainement : et quand il sera fondu, faut mettre le Chien dedans » et le plonger tout » sans qu'il ^paroisse rien » par neuf fois : puis quand il sera bien lauë» faut le laisser aller, cela Tempeschera d'enrager.
Autre receptepar fnots preseruanls la rage.
'A Y appris vne reccpte d'vn Gentil-^homme» en Bref nigne » lequel faisoit de petits escriteaux » où n'y auoit seulement que deux lignes » lesquels il mettoit en vne omellette d'œnfs» puis les faisoit aualler aux Chiens qui auoient esté mords de Chiens enragez » et y auoit dedans Tescriteau , v ean qvtran cafram cafratrem cafratrosqtb. Lesquels
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mots dî^ôit esire singuliers pour empeâcber les Chiens de la rage , mais qaant à moy ie n*y adiouste pas foy.
De$ tmdades de la gale, des darireg, gralelles , ei nmgnes des €km$.
^L y a quatre espèces de galies : sçaaoir est , la galle ^rouge et menue » qui enfle les iarobes des Chiens. fiLa galle darlree , laquelle vient large comme la paume Me la main, qui enleue le cuir des Chiens. La galle ^commune appelée rongne. La galle noire, qui est souz rie cuir, laquelle faict tomber tout le poil. Desquelles galles la range est la pire : et plus malaisée à guarir» parce qu'elle est engendrée de morfondeures, que les Chiens prennent Thiuer eu passant les ea«x« et ii coucher eu lieux humides, sans estre chauflez ne séchez : on bien leur, vient pour estre nourris aux boucheries à manger le sang , des Bœufs et Vaches, qui leur eschauife le corps. Telles espèces de galles se doiuent guarir en ceste sorte. Il faut premièrement purger ie Chien » de la médecine que i'ay mise cy dessus pour le baiug : puis le lendemain luy tirer enuiron deux onces de sang, d'vne vene qui est entre la corde du îaret et l'os de la iambe , puis à deux iours de là , on le doit froter d'vn ongnement iait «elon la Reeqple qui s'ensuit.
lieceptepour faire guarir les Chiem de la galk , de$ dartres, gratelles, ei rongnes*
L faut prendre trois Hures d'huile de noix« vne liure ^et demie d'huile de Cade , deux Hures de vieux ^oingt, (rois Hures de miel commun, de vinaigre vne Hure et demie : le tout bien bouilli ensemble, iusques à la consommation de la moitié dudit vin- >aigre : puis y adiousterez de la poix ou gemme, et Ipoix résine, de chacune espèce deux liures et demie, de cire neufue demie Hure. Et ferez fondre le tout ensemble, en le mouuant tousiours auec^na baston de palme, ou de canne. Et quand le tout sera fondu, il y faut mettre les poudres qui s'ensuiuent, estant le tout hors du feu : et premier, vne Hu^e et demie de souffirer deux liures de couperose recuitte, douze onces de verdet, en mouuaiit tousiours le tout iusques à ce qu^l soit froit. Cest onguent peut guarir toutes espèces de
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VENEUIE PAR galles, (aot forte soient elles , et faut premier qae de frotter le» Cbieiis^ cest onguent, les lauer auec de Teao et du sel, pour leur mMiéîfitrIe cuir : puis mener les Chiens auprès dVn grand feu, et les frotter, et enfondre bien cest onguent : cela fait les attacher auprès du fe«, aoec vue chaine de fer, et les laisser suer là l'espace d\ne bonne heure et demie, en leur donnant de Teau à boire tout leur saoul. En après, les faut nourrir de bons potages, et de chair de mouton, bottillue Mfee qud*que peu de souffre, pour leur reschauffer le corps, et aoec dk iMones herbes, en leur continuant Tespace de huit iours.
Autre receplepour les dartre .
' A galle dartrease prouient à aucuns Chiens , de nature , ^ ou de race, ou bien de yieillesse : laquelle galle se peut guarir lenceste sorte.
Il faut pf emiermieat prendre le Chien , et oster le poil des endroits où sont les dartres, puis faut auoir du lexif, du vinaigre, et du sel , et le frotter fort iusques à ce que les dartres saignent : puis quand elles saigneront, faut prendre d*vn onguent, dont la recepte s'ensuit.
Prenez vne liure d*onguent appelé vnguentum Enulatum , demie liure d'vn autre onguent appelle Pomphiligos, deux Hures d'huile de noix, poix on Geme vne liure, vne liure d*huile de Cade, demie linre de suye, demie liure de souffre, demie liure de vitriol vert, litarge d'or quatre onces , ceruze qnatre onces » verdet quatre onces, alun de glads ^ix onces : le tout bien mis en poudre, bouilli et incorporé ensemble, auec demie liure de vinaigre. Et sera vn onguent propice pour la maladie susdite, frottant les Chiens, comme dessus.
Recepte pour la rangne catmnune.
^^ A rongne commune prouient aucnnesfois par faute •^ ^^ que les Chiens n'ont point d'eau nette pour boire à leur heure, et en souffrent, ou bien prent pour coucher salement, comme es lieux où sont les Porceaux , ou sur de la paille salle où anroient couché d'antres ^d Chiens galleux, ou bien vient ceste galle de morfondure. Telles galles sont aisées à guarir, sans les frotter de drogues.
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mà!a seulement du iust oa decoclion d'herbes , dont la recepte s'ensuit.
Scènes deux iointees de Cresson sauuage, autrement appelle Berne , et deux iointees d'Enula campana, vulgairement appellee Leaune, des fueilles ou racines de Lapace, de la racine de Roerbe, de chacune deuï joifiteei, et des racines de Frodilles, pesant la qjiantité de deux Hures: -puis-piUer toutes ces herbes et racines» et les faire bien bouillir auec dtt vinaigre, et vn peu de lexif. Apres que tout aura bien bouilly faut passer la décoction , ou bieu le iust dlcelles herbes et racines , et adiouster panny lesdits iusts ou décoction , deux liures de Sauon commun 9 et le faire fondre dedans : puis quand il sera fondu , Ion en frottera et lauera les Chiens par quatre ou cinq matins ensuiuans, et ils guariront.
Les receptes sont véritables , car ie les ay esprouuees.
Receptespour guarir les Chiens de huppes.
^»^L suruient aucunesfois aux Chiens des iouppes » et pour bien |le$ guarir, il faut regarder les lieux où elles, sont , d'autant ^que si elles estoient en endroits sur le corps du Chien » où il y |eust abondance de yenes ou artères , elles seroient fort difficiles à ester en tels endroits. Celuy qui les estera» se doit gouuemer en ceste manière.
Il faut premièrement entendre, qu'il y a deux manières de les gua* rir, l'yne par incision , et l'autre paf recepte , comme ie declareray cy après. Celuy qui voudra vser d'incfsion , doit regarder combien 'il y a de venes qui entrent dedans ou dessus la louppe, puis faut qu'il ait vue aiguille , laquelle doit auoir la pointe carrée , et vn peu courbée , et l'enfilera de bon filet, en passant son aiguille par dessous la vene , et la tirera , quand le filet sera par le dessous, il le nouera par dessus la vene, en l'estraignant le plu^ qu'il pourra, puis coupera le filet, et laissera la vene bien liée, et en fera autant à toutes les autres venes qui seront dedans la loiippe» de peur qu'elles rendent du sang quand il fera son incision. £t alors ^u'il verra toutes les venes bien liées , il prendra son razoQer, et cernera la louppe tout autour, laissant la lieOre de venes par le dehors de son ineisure : car il faudra que les venes soient liées au commancement des racines de la louppe , puis couppera et enleuera sa louppe, et tout iacontinent prendra vn fer chaut pour cauterizer les petites fibres et artères. Puis il fera son premier appareil de sang de
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VENERIE PAR
Dragon t de moyeux d'cnife, de la poudre de linge bnislë» broyé aaec du vinaigre : et faut emmuseler le Chien , de peur qo1l arrache le 61ef , qui tient les \eDes attachées. Et faut penser le Chien , tous les iours p auec du lard fondu en Teau, meslé aucc du Pompiligos battu en rn mortier de plomb : mais il se faut bien prendre garde que les venes ne saignent.
Aulre receple à ce mesme , approuuee.
i faut prendre trois grosses espines noires, alors qii*eI1e| Siéront toutes vertes, et fraischement cueillies, faites les gtremper vingt et quatre heures dedans le sang des fleurs À^dm femmes, puis les gressez toutes trois de ce venin, et 'ikÏQê piquez dedans le milieu de la louppe, lan(qu*ellesy ^[lourront entrer, et si d'auanture elles n*y pouuoienl entrer, il faut faire ouuerture auec vn poinsson , ou vne grosse espingle , et Gcher les espines dedans , sans les bouger, qu'elles ne tombent d'ellesmesmes, ce fait , les louppes mouront peu de temps après.
Receptepour faire mourir les puces, pouls^ el vermines des Chiens p et les nelloyer.
IL faut prendre deux iointees de fueilles de Berne, et deux ioiotees de fiieilles de Lapace, et deux ioinlees de Mente : lesquelles berbea fefeK bouillir en lexif de sarment , et adiousterez panay deux ooees Destaiacre en poudre : puis quand le tout aura bouilly, faut passer les kerbes subtilement 9 et prendre la décoction » en laquelle adiousterez deux once» de Sauon , auec une once de Safran , et vne ioiniee de sel , et meslerez le tout ensemble , et en lauerez le Chieo.
Receple pour faire mourir, et tomber les vers.
IL faut prendre des escorces ou eschalles de noix , autrement appellees Tam, et les pilez bien fort, estans bien macérées et trampeos, les mettrez en vn pot , auec vne chopine de vin-aigre par dessus , et les laisserez tremper enuiron deux heures. Ce fait, ferez bouillir au fiftiy deux ou trois ondes , voz drogues susdites : puis les passerez en vloi bban linge blanc, et en mettrez la décoction en vn pot, en y adioustant les
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poudres qi^ s*eDsuiaent : sçauoir est , vne once d*aloé eupatic , vne ooco de corne de Cerf bruslee » vne once de poix résine ^ en brassant toutes les poudres parmy la décoction : En après prendre le Chien » et avec la pointe â*vn Cousteau faire tomber quatre ou cinq vers» et mettre le iust dedans i et ils tomberont et mourront soudainement* .
A\ATt recepie à ce mesme.
IL faut prendre du fiel de Bœuf, de la poix résine en poudre» aloé en poudre, chaux viue en poudre, souffre vif en poudre, et desirempez le tout dedans le fiel, en faisant comme dessus, et les vers tomberont et mourront.
Teusse bien mis par escrit les receptes des anciens , lesquels mettoient le poil des Chiens nomper dedans vn fresne» ou corpier, mais telles choses abusent les hommes. .
Recepie pour les Chiens mords de Serpens et Vipères.
Ienez vne poignée d'herbe nommée la croissette , ou Cruciala^ |vne poignée de rue, vne poignée de la fueille dVn arbrisseau j nommé Cassis , autrement poyure d'Espagne , vne poignée de ^*rherbe de Boillon blanc : autrement appellee Blonde, vne poignée de Genêts, vue poignée de Mente, et pilez fort toutes les herbes suadiles, puis quand elles seront bien pilees et conquassees, il faut prendre vo verre de vin Uanc, et faire le tout bouillir, vne onde seulement , en va petit pot plombé , et en' prendre le iust on décoction , auec le poix d-vn escu de Theriacle meslé parmy : puis prendre le Chien et luy en faire analler vn plein verre, et luy en lauer la morsure, mettant vne fueille de Boillon blanc par dessus , liée dVne brandie de genêts , et il guarira.
Recepie peur faire guarir les Chiens de la morsure des 5angliers et bestes mordantes.
Es Chiens sont souuent blessez des Sangliers en plurirars parties de leurs corps , et selon les lieux et endroits où ils seront blessez , il se faut gouuerner pour les penser : car si c'est au ventre et que les trippes leur tombent* sans estre offensées ne
VENKRIE VM{ rompues» le valet des Chiens doit soudainement prendre le Chien, et luy remettre les trippes bien doucement dedans le ventre » auec le bout des doigts t en la manière que fait un chatreux quand il sene les Chiennes : puis coupper une petite laische ou plataine de lard , et la mettre au dedans du ventre, au droit du pertuis, et faut qu'il ait vu carrelet tout prest , et coudre la peau par dessus : mais faut entendre qu'à tous les points qu'il fera , il doit nouer son filet , car autrement s'il n^estoit noué, et que le filet pourrist en vn des points , tous les autres se laisseroiepC aller, et p«r ainsi il est requis de noQer et coupper le filet à chacun point. Autant en pourroit il faire par toutes les blessures ^ qui seront aux autres lieux , y mettant tousiours vn lardon , et coudre comme dessus, entretenant tousiours la playe grasse de lard , ou de graisse seulement: parce que le Chien se guarira plus tost de sa langue, s'il se peut lécher, que de tous les onguents dequoy on le sçauroit frotter. L'aiguHIe doit estre carrée vers la pointe , et ronde depuis le milieu iusques au chas ou pertuis : telles sortes d'aiguilles se nomment carrelets , desquelles les Barbiers vseot. Les valets de Chiens ne doiuent point aller à la chasse du Sanglier, qu'ils ne soient garnis de telles aiguilles, auec du lard pour mettre dedans les playes.
Receple pour les Chiens qui ont esté rompus et foulez des Sangliers , sans estre blessez.
L aduient aucunesfois que les Sangliers foulent les Chiens du bout de la bure , sans les blesser, comme aux endroits des costes» aux hanches et lieux nerueux. Si de fortune ils auoient quelque dbose démoli ou rompu ^ on les doit faire habiller : mais s'ils 'n'estoient que foulez, on doit faire vue emplastre ^auec les drogues qui s'ensuinent.
Prenez de la racine d'vne herbe appelée Symphîton , vulgairement Consolide, emplastre de Melilot, poix au geme, et huile rosat, autant pesant des vus que des autres : lesquelles dites drogues voui meil^rez toutes ensemble, et ferez vne grande emplastre sur de la toile, puis vous coupperez le poil au droit du lieu où sera la douleur du Chien, cl y appliquerez voslre amplastre; la plus chaude qu'il la pourra endurer, et
il guarira.
Recepte
lACQVKS I)V FOVILLOVX.
Receptepour les Œetis qui atU des vers dedans le corps, lesquels m peuusnt vuider.
L adaient aucuuesfois que les Chiens ont de grands vers, qui leur sortent du fondements lesquels ils ne peuueot vuider. A telles maladies faut faire la receptc (Jlie s'ensuit. Prenez du iust d'Absinte^ le poix de deux dragmes , deux dragmes d*aloé enpatie , deux dragmes Destafiacre, et vue dragme de corne fde Cerf brusiée, vne dragme de souffre, le tout pilé et incorporé ensemble, auec de l'huile de noix, iusqnefi à la valeur de demy verre, et faictes aualler toutes les choses susdicles au Chien , et il guarira soudainement.
Restrainlifpour les Chiens aggrauez.
Vand les Cbiens sont aggrauez et dessolez , on leur doit ^faire les restraintifs en ceste manière.
Prenez vne douzaine de iaanes d'œufs , lesquels vous battrez auec quatre onces du iust ou décoction id'vne herbe qui vient sur les rochiers, appellée Pi- ^ lozelle , vulgairement oreille de Chat, ou bien auec du iust ou décoction de pommes de Grenades bouillies auec^ du vinaigre et en défaut desdites choses pourrez prendre le vinaigre tout simple : puis quand les œufs seront bien battus , vous y adiousterez de la suye bien subtilement broyée en poudre , et meslerez le tout ensemble , et en frotterez (es pieds des Chiens les enueloppans «née du linge. Ce fait, laissecez reposer Tes Chiens tout le long du iour et de [a Buict , et ils guariront.
Receples pour faire mourir les Chancres , qui xnennent aux oreilles des Chiens.
le chancre.
Renez du Sauon, le poix d'vn esco, d*huile de Tartre^ le poix d'un escu, de Sel armoniâc, le poix d'vn escu , du Soufre et verdet , le tout soit incorporé ensemble auecques du vin-aigre blanc, et de l'eau forte, et en frotez par neuf matins
Receples pour garder les Chiennes d'entrer m chaleur.
pffNEZ à manger à vne Chienne, auant qu'elle ayi porté
'des Cbeaux, par Tespace de neuf matins, par chaetm
'^^nialin, neuf grains de poyure, et elle n'entrera iamais
U'ii chaleur. Et les luy ferez aualler auec du fromage « ou
autre chose.
RecejMe pour faire pisser les Chiens.
L aduient aucnnesfois que les Chiens ne peuqent ^pisser , ou par efforts qu'ils ont faits , ou par chaleur le rains. A telles maladies faut faire la recepte qui »'eo^ rsuit.
Prenez vnc poignée de fueilles de Guimàuues , autant "^^Ae fueilles ou grenes d'vne herbe nommée Archaquaogé, laquelle se trouue communément par les Vignes, racines de Fenoil, racines de Ronces, autant pesant des vues comme des autres , et ferez le tout bouillir ensetnble auec du vin blanc, iusques à la consommation de la tierce partie, puis le ferez boire et aualler au Chien , et il pissera, et sera guari.
Recepte pour lea Chiens qui ont mal dedans les oreilles.
R EN Bz du veriust, et le mettez en vne escuelie, puis le faicles vu peu chauffer , et adionsterez dedans de Teau de la fueille et fleur d'vn arbrisseau, vulgairement appelé Troesne, ou de l'eau de la fleur de Cheurefucil , qui croist parmy les bayes , auec du miel , aus:.i gros comme le bout du doigt , lequel mes- Mercz parmi les eaux. Et mettrez toutes lesdites choses dedans l'oreille du Chien , en le mouuant tousiours, puis luy ferez pendre l'oreille pour faire tomber ce qu'aurez mis dedans. Cela fait« vous prendrez de rhuilie Lorin, laquelle ferez chauffer, et la mettrez dedans l'oreille, en l'estouppant auec du cotton trempé en icelle huille : luy faisans toutes lesdictes choses par cinq ou six matins , et il guarira : mais il faut prendre guarde qu'il ne se gralle.
lACQVES DV FOVILLOVX.
SG
Heceple approuée pour faire mourir tous chancres, dartres, et fies.
L faut prendre vne dragnie de Sublimé en poudre, et ^la mettre en vn mortier de plomb, auec le iust et le ^dedans d'vn Citron, sans Tescorce : et quand le tout sera bien broyé , il faut mettre dedans vn peu de vinaigre , et d'eau : puis prendre d'Âlun lé poix d'vn escu , >et autant de Sauon : lesquels broyerez et meslerez auec l'es autres cboses dessudites, et faites bouillir le tout en vn petit pot , iusques à la consommation du tiers , puis appliquerez votre dicte deeoction sur les dartres et chancres qui seront sur la peau, et aux oreilles. Mais aux chancres qui sont sur la chair viue, comme au dedans de la peau du vit , il faut faire bouillir le Sublimé , et en ietter la première eau , à fin qu'elle ne soit si corrosiue , eu faisans comme dessus.
Recepte pour lesplayes des CIdens.
\ E iust de la fueille du Chou rouge est le souuerain baume pour les playes des Chiens : car si vn Chien est blecé, en appliquant le iust du chou rouge ^ur la playe, il la consolidera soudainement: la raison est, que la chair du Chien est chaude et sèche , et le chou r de sa nature, est chaud et humide.
Teusse mis plusieurs autres Receptes , mais craignant qu'on les trouuast ennuyeuses , i'ay seulement escrit et mis les principales 9 et plus nécessaires.
Y ij
Fin des Receples,
VENERIE PAR
L'Adolescence de lacques du Fouil-
LOVX, ESCVYER , SEIGNEVR
DYDIT LIEV , EN GASTINES
Pays de Poictou.
E^DAMT le Ump$ que le noble François PaiioU ployer la France sous ses Uns, W ) Tendre orphelin , sortant de la tétine^ Transporté fus delwrs de ma Gastine hans un pays de bois et de rochers , Lieu bien hanté de Cerfs et de Sangliers :
En seruitude en ce lieu /^ long4emps ,
Et à Linieres, où ne perdy mon temps :
Àins euitant sans cesse la paresse
A ce plaisir exerçay ma ieunesse ,
Qui est commun aux Princes et Seigneurs ,
Comme auoient fait tous mes prédécesseurs :
Car volontiers nostre Généalogie
Les filles aime , Armes , et Vénerie, Or fU'ie esclaue enuiron de quinze ans \
N^ayant encore émotion et sens.
Quand %eu vingt ans , t( me print une enuie
Sfemancipery viure à ma fantaisie ,
Comme tn Sanglier à trois ans se départ ,
L'homme à vingt ans se met aussi à part.
De bon malin m'en allay de ce lieu,
N^oubliant rien, sinon à dire à Dieu .*
Prens mon Limier, m'en vois à Vaduenture ,
Et ma bouteille attachée à ma ceinture.
Tant cheminay par fores ts et bocages ,
Que rencontray du Cerf dans les gaignages^
A la Bourdaine alors il viandoit,
La iette aussi dans la taille eruçoit :
Puis il s'en va tout le long d'vn chemin
Faisant sa ruxe à Vesgail du matin.
Apres fi tant de mon Chien Tire-fort
Que le randi d'assurance en son fort :
lACQVES DV FOYILLOVX. «^
ou le hrisaypour prendre les deuatUs, A son resmy de mon Chien eu les venU.
le le trouuay d'vne enceinte sorti , Et d'vne Bische il s'estoit deparly :
Le frappe à rouU , ei hm mets sur les voys , Du Chien , de moy, eussiez ouy la voix , Sus , Voyleei , allez , vay auanl :
Par la fumée il s'en va de bon Umps :
VoyUci par les portées , Voyleei par les foulées , Voyleei aller U Cerf, Voyleei aller le Cerf ^ Aroute à luy valeê Sus après luy vaUt*
Far les foresU maini escot resonnoit Par la faueur d'Echo qui respondoit.
Or venoil il ce gentil vent de Mer, Qui me rendoil le corps et le pied léger ^ Et si sentois la fleur de VAubespine Que ce doux vent apportait de Gastine.
Apres mon Cerf me mis par les campagnes , Où le brisé au pied de deux montagnes.
Dessus vn tronc , regardant ma bouteille, Prenant repos vne heure ie sommeillé.
On oyoit là le vent cylharizer, Qui me donnoit vn aguillàn d^aimer :
Comme des voix doucettes et menues.
Et me sembloit quelles venoient des nues ,
le m'esueillay, et reprenant mes voix le renconlray le Cerf sortant des bois :
Tant le suiuy par rochers et espines , Que U randi auxforests de Gastines :
Et le voyant d'entrée viander, Par là iugeay qu'il deuoii demourer, Où le brisay aux genests de verdure , En le laissant reposer à nature.
Quant i€ senti du genest les douceurs Soudain m'endors dedans ces douces fleups :
Y iij
VENEIUE TAH
En iotnmeiUant ouy $ur imi rocher Vn chant diuin , qui me vint allécher :
De m'approcher ie ne eraigny mes peines , Afin d'ouir ces genlUUs Serenes , Qui de chansons doucemeni enUmn:es Resiouissoieni montagnes et vallées.
Quand ïauisay ce gay troupeau assis Sur vn rocher, voirpaistre ses brebis , Chacune ayant dessus son beau ietin Gentillement la quenoUille de lin :
il nu sembla après ce mien reueil , Voyant leur face, auiser le Soleil, Fen choisi vne où mon cueur eut désir Soudainement de prendre son plaisir.
Or faisoitr-il une pluye doucette Qui luy rendoit la couleur vermeiltette.
Là elle estoit en vn lieu à souhait , Plein tout autour de fleurs de serpoulet :
Chantant ainsi , à qui chanteroit mieux Vn chant si doux qui transperçoit les Cieux, 9t approchant près pour mieux ks regarder, Soudain fusprins de Vaiguillon d^aimer, Voyant la gaye et mignonne Bergère Ayant le teint , et la couleur si clere.
Car point nauoit de fart nedeciuelle, Mais tout ainsi que nature l'a faite.
Point de tourets nauoit à son sommeil Fors seulement la clarté du Soleil :
Elle n estoit point chèrement enfermée, Ains aux fureurs de vents abandonnée.
Point elle nauoit ambre, musc, n odeurs , Sa douce haleine luy seruoit de senteurs.
Point ne portoit fleur, benioyn, g nacelle , Oncques parfuns elle ne porta sur elle :
Mais elkalloit, quand le temps estoit gay.
Entre ks fleurs et rousee de May. • Point ne portoit 'gans de Cthamois , mitaines , Ains en tout temps a descouuert ses veines.
lACQVES DV FOVILLOVX. »»
Ne portoil point de calçons ne patins ,
Vesgail lauoit se$ pieds tous les matins.
Point ne trompoit le monde en ses cheu£ux ,
mais les siens vrais luy tomhoient sur les yeux
Pour se eoëHer ne luy faut point d'empois,
De mirouër, ne de teste de bois:^
Ifauoit carquans , velours, ne chapperons ,
Qu^vn couure-chef tout plié à grillons :
Ny hues encore de soye violette y
Quvn godillon de simple laine verte.
Elle n'auoit au lieu de faux manchons
Quvn linge blanc , sur ses petis bras blonds :
Ny iazerans, anneaux, ne bracelets ,
Sur son gent corps , et ses tetins refaits.
D'eau de mourron , de febue , ne saliue
Ne se fardoit fors que de claire eau viue :
Eau de gourgoude à elle point ne touche,
Pour aloueir son visage et sa bouche,^
Point ne por toit de ce liège femelle
Pour amoindrir son seing et sa mammelle,
Vasquine nulle , ou aucun peliçon
Elle ne portoit , ce nestoit sa façon.
Point ne prenoit vin blanc pour se baigner,
lYe drogue encore pour son corps alléger :
Mais s'en alloit esbattre sur Vhcrbette
Dedans les prez au long de la Vielle,
Nourrie estoil non délicatement ,
Les éléments estoient son aliment :
Car le Soleil qui rend par tout splendeur
La contentoity et nourrissoit son cueur,
En luy rendant le dcuoir de nature ,
ConUnU estoit de Ulk nourriture,
El sa beauté en rien namoindrissoit,
Mais au contraire eti beauté reluisoit,
Qui me rendoit vn amoureux désir
D'vn iour me voir près d'elle à mon plaisir.
Quand ie l'eu veuë à mon gré longuement,
Mon cueur d'vn feu fut espris viuement ,
VENEBIE PAR
Àpperceuant la beauté du visage, El wn parler^ qui senloil son ramage.
Or i'eslois là caché près d'vn rocher, El ne m'oiois de plus près approcher, Car tnon esprit estoit en grand pensée Si droit à elle m'en irois d^arriuee.
Mon eueur médit, ne te haste d'aller, Elle pourra de ce rocdeualkr.
Lors approcher te pourras à Vemblee, Etalon gré voir iouU f assemblée : Ce que Vayfait, ayant U patience, En attendant l'heure de iouissance.
Bien lost après comme estoisen propos Voir la Bergère , toui vinl bien àpropos :
Au ciel ouy grand tempest» et tonnerre.
Soudain ie vy la Nymphe sur la pierre , .
Chantant vn chant si haui ei amoureux Qu'esclarcir fisi le Soleil et les Ciei$œ.
Mon cueur alors commtnca l'ouuerture , Le sang esmeu domina sur nature.
Me hazardé pour aller 4rQÎf à elle.
Mais elle eut peur la gentille pucelle, Et de droit s'en va où estaient sei compagnes : Puis ie descens tout au pied des montagnes , En grand tristesse enuiron de trois iours le fu ainsi sans d'^lk auùir secours.
Au bout du temps ouy vne mvselte Dedans vnpré sur la menue herbette :
Vers le rocher te tourne le visage , Si ie verrois Us brebis ou gaignage.
Lors i'adtûsay la genHUe fillette.
Qui escoutoit le son delà muselle .• Vous eussiez veu chacune s'approcher De ce sonneur : il amsnance à marcher, Tousiours S4mnant doucement les atUre , Mené la danse , et après se relire, Prenant plaisir voir faire petits saux Aux gays bergiers, dansans bransles nouueaux
Sur
lACQVES DV FOVILLOVX. «^
Sur la VielU, riuiere de renom , Qui en Gasline a sur toutes le nom :
Où font seiour des Serenes facondejt.
Et de leur chant resiouissent ks ondes.
D'ouir léchant ie fus tant resiouy Qu incontinent mis tristesse en'oublg :
Tant fus ioyeux d'entendre leur musique. Que fis clameur du pays magnifique , Noble pays , qui sur toute {a France Àuez produit des filles d'excellence, On ne sçanroit en aucun ieu de pris Autres trouuer qui emportent le prix :
Soit à chanter cl danser par mesure:
Car fw dons là procèdent de nature.
ie ïï>oy les Rois et Princes eslrangers Estre apprentîfs devoz bransUs légers.
Or ne desplaîse au Tybre , ny au Rosne , Ny au grand Nil , ny aussi à la Saune , Fleuues qui ont par Vvniuers grand brtnl , Car la Vietie apparu plus beau fruit:
D'vn Simols et Xante de renom Nostre Vielle a surmonté le nom :
Digne d'auoîr ses 'sources immortelles , Puis que ses eaux twurrissent les pucelles.
Or chantez done , et dansez les fillelies , Vostre doux citant excède ks nniseites.
Chère Gasline, anani la mort fne donne Le coup du dart , qu'ingrat ie fnbandonne.
Donques i'cstoy musse dans des espines Pour contempler leur façon et leurs mines .
Au coing du roc , au bout de la prairie , Estois toul coy pour voir la Bergerie.
Là se prenait entre eux tant de soûlas , Tant à danser, quinuenter autres estas , Qu'il n'est possible aux riuans curieux PlAtê en auoir, sans le transport des Cieux.
Pendant le temps qu estois en ce plaisir^ Voyant la Nymphe ok estoit mon de^ir,
VENERIE PAR
Foiif conUray au long de point en point Qv'il m'arriua , dont fuê en piteux point.
Ma rohbe estoit de bonnes peaux de Loups , Qui me venait assez mal à propous , Car vn faux Loup rauit vne Brebis :
Lors les Bergiers'firent de si hauts cris Que teu frayeur^ et du lieu me despars.
Voicy venir mastins de toutes parts, Courans au bruit y et m'ont tranché chemin , M'ont attrappéy chacun prend son lopin De mon habit, et l'ont mis à l'enuers :
laduisay lors mes genoux descouuerts , Dont m'escrié à haute pleine teste , Voyant ma robbe , ils meprenoient pour besle Mai^t aiguillette arrachent de Vesehine , Qui me causoit faire piteuse mine :
Mais Dieu voulut que la douce fillette Ouit mon cry, et court toute seulette.
Et me voyant tout rompu , vint descendre .
Prent sa quenouille, et aide à me défendre :
En elle alors mon eueur fut imprime , Et bien ioyeux d'estre ainsi deliuré D'elle m'approche, et près ^elle rangé le me sentis de beaucoup soulagé :
Car le doux vent de sa souëfue haleine M'amoindrissoit de mes playes la peine.
En souspirant commance à l'embrasser, Et doucement son visage baiser , Vous merciant la gentille fillette Dont vous m'auex esté amie parfaite :
En cheminant tenois sa blanche main , / Parlant à moyd'vn cueur doux et humain.
I En me disant , y sceu priqueu marrie
I De vostre anneu , et grande fascherie ,
Igle voux-ant pardingue foit grand mau , Que fusiant morts les Chiens qui sont y tau.
So vou plaise t de venir chez mon père, Y vùu donray do vin à bonne chère. -
lACQVES DV FOVILLOVX. »«
le luy respom , Ma douce el grande amie De bien bon eueur humblemenl vous mereie, El pour autant que %ay fort bon vouloir De vous aimer, etvostre grâce auoir, U voue suppli de prendre cependant Du bon cueur ce mien petit présent.
Sur ces propos iettay sur la verdure Deux beauv anneaux lacez d'vne ceinture :
Elle commance adonc à soy cliner, Et les anneaux en son blanc sein serrer.
Il estoit temps d'emmener ses aigneaux, Car desia lors s'en alloient à troupeaux De tous costez ses compagnes si bien Que neusmes point déplus parler moyen.
Prenant congé, me présenta la main Me promettant reuenir lendemain.
Sur cesl c^Dieu de moy s'est séparée,
Oii la cogneu du dart d'amour frappée ,
Car s'en allant, sonuenl tournoil sa face,
En me disant de si fort bonne grâce .•
S*ra tou demoin enuiron de dix houre ,
JVe faille pas de vous trouuer à l'houre^,
E da bon ser, adé^ adé vous dy,
Or à Dieu donc la belle fille aussi.
Lors attendant l'heure de la protnesse ,
Par les boquets mepourmenois sans cesse,
En escoutant le doux chant des oiseaux ,
Quiresonnoient à Ventour des ruisseaux :
Où ie songeois es mignardises vaines
Quincessamment font les dames mondaines ,
Pour deceuoir leurs maris et amis
Du deceptif langage d' Amodie ,
Ne monstrant rien de leurs corps que la langue ,
Langue d'aspic, pour dresser leur harangue ,
Et leur fournaise aussi puante que souffre.
Maudit soit il qui dira bien du gouffre.
Mais les troupeaux des Bergères viuans
Au clair Soleil, et au.r riVif.r retuisans .
VKNEftIB l'AR
Sont à aymer, tant pour leur doux langage , Que leurg hanqt^lg 4e ffukt et de lakutge , Entretenant vne beauté certaine , El de leur bouche ahnant douce aleine,
Lort quand k vy quil atoitpres de l'heure.
M'en allay voir des Brcbk la demeure.
Sur vn coûtant en vn petit pasly.
Près d'vn rocher^ la Bergère attendy.
Tanîost fouy $es brebis erodans Qui de sa voix faisoit des plaisans chants :
Car la coustume est ainsi en Gastines, Quant vont aux champs de hucher kurs voUines, Par mesme chant que mets ex ey musique, Rendant ioyeux tout cueur mélancolique.
lACQVES DV FOVILL-OVX
Comme le» Bergères erodenl leurs Brebis.
El o lou valel , o loti valet , lou valet , de re lo.
Ijou vdet , lou v<Uel , - lou valel , la la a a let ,
Z iij
YKNËfilE l'Ait
Ae cliatu et huchement des Beryeres.
^f iip ^n ^
Ou, oUf ov, 6M, cup» f;?/, 0?/, ou, ou, oup.
lACQVES DV FOVILLOVX.
liesponse de la Bet^gere compagne.
Ou, ou, ou, oUf ou, ou, ou, oup, ou oup.
VENERIE PAR
Àpn» qu'elle eut son doux rhant aeheué D'elle me mû de bien fret approché , V entretenant deparolU ioyeuêe, Luy promettant vn iour la faire heureuse.
Elle fut prompte à me prester l'oreille , Son petit eutur souepirant à merueille.
Ion la prié dam les genett noue eeoir^ Entre noue deux se rangea bon vouloir.
la le Soleil longuement esleué le sien chemin auoit presque acheué.
i^rs Cupido nous donna Vauantage Dans le vert bois tout rempli de fueillage :
En vn beau lieu feutré d:" herbe et de mousse Va despouiller des espaules sa trousse :
Et fismes vn lict sans plume ne couuerte De douces (leurs , et de fougère verte .• Puis son bel arc, bien Undu , destendit En ce beau lieu son gentil corps tendit De tout son long , sans point estre contrainte : Feit son cheuet de la verdure peinte.
Lors me sentant si tres-pres de la belle Faueur d^amour me va pousser sur elle :
En ce beau lieu fut faite Vouuerture Pdkir accomplir les (Buures de nature , D'vne tant douce et loyale amour, Qui a duré mainU année , et maint iour, Viuant au bois comme vn tres-bon hermite, Au monde na vie plus benedicle.
le fus ainsi quelque espace de temps Auee Bergers , me donnant du bon temps , Qui sont ioyeux, et nont autre sommeil , Quand le bruit court, que Irouuer lepreueily Làoiise voit de Gastines les perles , Plus plaisantes 1 1 resiouyes que Merles , Tant bien dansans au son des cornemuses.
En ce plaisir souuent elV font leurs muses D'esprit ramage, et cueuren gayeté, En conspirant toute ioyeuseté.
Là
lACQVES »V FOVILLOVX. 95
Là vou$ verre: cci iolis Baehelisrjf Faire gambade, ei àe$ eaux à milieri, leltanl œillade y et aussi regarde mainls, Dessus les filles , et qui n'en font pas moint.
Voilà eommenlsans aimer à moilié:
Les deux amans ont pris leur amUié :
Priant le Dieu de tous vrais amoureux.
Qu'ainsi que moy soient en Gastineheunux.
Fin (le VAdolescmee.
Aa