‹ La vénerieChapitre 112 sur 138 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Faire connoistre le tif.

"vi faut avoir quelque perdreau ou perdrix en vie, ou des cailles ou moineaux, les attacher à I la filière; et, lors que l'Oyseau vient au leurre, cacher le leurre et luy ietter les oyseaux -■-attachez à la filière, de peur qu'il ne charrie. Cette leçon se doit continuer cinq ou six fois, affin de bien échauffer l'Oyseau sur le vif. Je trouve que les moineaux sont bien comodes, parcequ'un Faucon en mange plusieurs , et on luy donne un a un avec la filière. H n'en a pas

trop de trois a sept heures du matin et trois autres à cinq heures du soir: cela fait six leçons par jour etles avance beaucoup, et aussy cestune bonne nouriture; et, par ce moyen, on reconnoist assez sy l*Oyseau sera l^er ou pesant. le ne suis pas aussy de Tarn de ceux qui font revenir les oyseaux de leurre sur le poin avant de les leurrer: les miens viennent au leurre de la longueur de la fisselle avant que ceux des autres connoissent seulement le leurre; et, quand ib sont dressez, ils tiennent au poing aussy bien que* ceux a qui on la appris d'abort; et ils sont ad^-ancez a dresser quinse jours avant ceux quon fait sauter sur le poin : chasqu*un fera comme il luy plaira.

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