CHAPITRE XUIL PAR ADDITIOW AV MP CHAPITRE
Des Oyseaux perdus, outre ee qui m a été dit cy devant au chapitre 35.
IL faut que le fauconnier soit rendu (dans Tendroit où il croit que doit estre son 1 oyseau) une heure avant le jour tout au moins, affin de pouvoir écouter quelque |tems s*il entendra les sonnettes. Au lever du soleil, Toyseau ne manquera pas de son endroit pour se placer ailleurs; et, an cas que loyseau ne se trouve point ce jour là, le chercher pendant dix ou douse jours, et ne rien épargner pour le prendre, soit leurre, viande sur le poing, pigeon en vie, poulette en vie, perdrix vive ou morte; enfin se donner toute sorte de soin pour le prendre. Pour peu qu'on s'y attache, on ne manquera pas de le prendre sy on le trouve. Hais il ne faut pas qu'un fauconnier craigne ny le froid, ny la boue, ny la pliq^e: quil porte avec luy un morceau de pain a la poche; cela suffit pour sa journée, parce quil n'y a guiére de mestairie ou il ne trouve, en payant, quelque mesure d'avoine pour son cheval. Il sera aussy adverty de ne point mener de chiens avec luy, quand il cherche un oyseau perdu, affin de ne point faire partir de perdrix; et, cherchant l'oyseau, c'est souvent leur perte, parce que voyant des perdrix se remettre ils en peuvent prendre une et la manger a la dérobée, et coucher encore dehors.