‹ La vengeance de Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 15 sur 15 · SCÈNE VIllwr (Gustave, Félix, Baptiste · texte numérisé non relu

SCÈNE VIllwr (Gustave, Félix, Baptiste

GUSTAVE. Vient que je t'embrasse, mon bon Baptiste !

BAPTISTE (avec des sanglots dans la voix).

Ah! M. Gustave, que je suis heureux de vous revoir... Oui, cette fois, vous allez rester avec nous autres, ou j'mourrai en vous défendant.-—Le bon Dieu est plus fort que le diable, allez!

FéLix.

Où est ton maître, mon ami ?

BAPTISTE

Je n’en ai pas d'autre que Dieu et M. Gustave. GUSTAVE (ému.)

Pauvre et cher ami! tu m'est resté fidèle toi, dans mon malheur !

FÉLIx.

Vas prévenir Monsieur Vildac que M. Gustave est ici, (Baptiste sort.)

GUSTAVE

Que me veut donc le meurtrier de mon père? Le traître, le parjure qui a fait condamner sur une accusation inouie, son frère, son ami d'enfance, à la prison perpétuelle. Que peut-il me vouloir ?...... Mais le voici

ViLnAo, faible et chancelant soutenu par Baptiste... il

s'avan”* rs Gustave , et lui tend la main en disant :

Permettez, Gustave... RAR

GUSTAVE interrompant,

Cette main, monstre, est tachée du sang de mon père, et tu oses me la présenter. Infâme | Mais dis vite, que me veux-tu ?

ViLpac.

Üe que je veux de vous, Gustave, —c'est beaucoup ! beaucoup plus que je ne mérite... Je veux être pardonné de vous; je

veux que vous me pardonniez la mort de votre père,—je veux

que vous me pardonniez vos années de prison et de souffrances, …. GUSTAVE,

Te pardonner le meurtre de mon père, te pardonner tes forfaits à mon égard—non, jamais, jamais,

ViLzpaAo,

Gustave, —il est une faveur que vous ne pouvez me refuser, — une faveur que l’on accorde au plus misérable des hommes, — (tombant à genoux)—c'est au nom de Dieu, pour l'amour de Dieu, —que j'implore de vous mon pardon.—Osez me le refuser maintenant ?

GUSTAVE, ému.

Oui ! au nom de Dieu ! il me faut pardonner, Eh! bien je te pardonne le meurtre de mon père, je te pardonne mes souffrances et ma prison, —et puisse le Dieu au nom duquelje pardonne te pardonner aussi.

LE REVENANT ! (à son apparition Gustave tombe à genoux :—

Mon père !— RÉAL

LE REvenawr.

La vengeance de Dieu est satisfaite,-—le repentir efface tout ;

il faut pardonner pour être pardonné.— (Le rideau tombe.) Fa

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