ME COUPLET
Notre intendan‘, l’hyppopotame,
Dont je ne veux pas dire un mot, Mais je pense qu’il n’a pas d'âme Et qu'il peut bien tourner hurlot.
3ME COUPLRT,
Oublions la vilaine bête
Ce bourriquet, ce grand chameau | Et dansons tous puisque l’on fête.
Monsieur Gustave en ce shâteau.
(Ils exécutent une danse des plus échevelées, poussant des cris de joie, etc., etc., etc.
JACQuOT.
Ça chante-t-y, crossignol de Baptiste’ là. On j'donnerais mes culottes de bouragan pour changer de gosier avec lui.…......Mais voici quelqu'un... (il regarde) —c'est M. Gustave ; il faut le recevoir chaudement.
(À l'arrivée de Gustave sur la scène, tous, chapeau bas, s’écrient —Vive M. Gustave, vive M, Gustave, vive M. Gustave |
BAPTISTE (s’avançant vers Gustave.)
Monsieur, —Vous savez que ion défaut capital, n'est pas d’être z-orateur, rnais vous me permettrez de vous dire un petit amot avant vot’ mariage. Tenez, c'est pourfnous tous plaisir gros, ‘Croyez que si le bon Dieu écoute les vœux de vos serviteurs que vous allez nager dans le bonheur comme qui dirait le poisson ans l’eau.
Vous savez que nous vous aimons, M. Gustave, et on est bien #ertain qu'on vous rendra pas jaloux en vous disant qu’on aime «déjà C’avance votre jolie madame, Elle doit être bien belle et bien bonne puisque vous l'avez ehoisie pour votre compagne.— (1 salue.)
Tous ensemble.
Vive M. Gustave! vive madame Gustave |
GusTAvz.
Mes bons amis, vos bons souhaits pour ma future cempagne et pour moi me touches profondément. Je vous en remercie de out mon cœur.—KEn vertu de certains arrangements faits avec mon père, je suis devenu propriétaire du château et de ses dépendances.—J'’espère, mes amis, que vous resterez tous À mon service, —t que vous serez traités par moi comme vous l'avez été par æmon père,
Tous ensemble, nm.
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BAPTISTE
Oui, M. nous resterons à votre service, et nous redoubleront «le zèle pour vous plaire.
GUSTAVE
Non, mes amis, vous n'aurez qu’à continuer tel que vous avez fait jusqu’à ce jour.
Maintenant, allez vous amuser dans le jardin, j'ai besoin d'être seul ici. Surtout n'oubliez pas de rire, de chanter, de danser.—Et vous, Jacquot, voyez à arroser le tout d'une petite larme de vin.
JACQuoOT.
Merci, monsieur, —on aura l'œil à ça—J'sommes particulier sur l’article.—(Jls sortent. Baptiste, chantant :)
Oui mes amis, fêtons Gustave, C'est un de nos plus beaux garçons.
Et puis c’est un cavalier brave Amis à sa santé buvons.
SCÈNA Ilue.
GusrTAve seul—(il se : romène len‘t-ucnt).
Mon Dieu ! mon Dieu ! Je ne sais quel funeste pressentiment trouble mon âme. Quelque chose me dit qu'un malheur affreux me menace; qu'un crime inoui va désoler mes jours ; ….......... om que je vais étre ravi à ma fiancée... Allons, je suis fo je crois; l'amour sans doute égare mon esprit.…...........,.....…… (regardant à sa montre)... Que fait donc raon vieux père ? .….... il retarde, à
Pourquoi me disait-il, l’autre jour à notro dernière entrevue, ces paroles presque prophétiques :—-quelque malheur qu'il t’arrive, aie confiance en Dieu !—le triomphe du méchant est passager.’— Comme il était ému en prononçant ces mots! Son œil paraissait lire dans l’avenir, sa voix avait quelque chose d’étrange |... Mon Dieu! mon Dieu, une lourde et vague tris tesse pèse sur mon âme comme le couvercle d’un tombeau.
Mais en vérité ma raison s'égare. Qu’ai-je à redouter ? Je: suis environné d’amis,—j'ai prodigué mes bienfaits à tous ; —les pauvres ont toujours trouvé ma main prête à verser dans la leur. RP Chassons done ces vaines chimères,—et sans plus tarder je vais rencontrer mon \ieux père. (Zl sort par une extrémité dw théâtre, tan disque Churles de Beawm nt rentre par l'extrémité:
opposée.)
LLZ: