‹ La vengeance de Geneviève [microforme]Chapitre 34 sur 64 · OU · texte numérisé non relu

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Dos’ réunis! sh mète; Grenevièvé, Plaéal Ps Poût ce qu'elle airiait'!.

Ces heurés éxquisék dé'rebriée dé posséskion

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: Que Dieu 'étdit bon ! !

d'uné'intimité chère; Pladiäl les savoir li auési, non poirit de la mêtne façon que’la nâte Jülieine, maïs d’un éœur loyal qui dans üne vie de sde se. ‘s'accorde ‘une ‘halté souritinte. ‘:HQtiand'il apprit de la bouche de Genéviève et sans aucune festriction cette fois’ histoire

entière de sa vie torturée, depuisises 'éprétives

dé Fontenay: jusqu'à Yambulancé Le Bustu,

à”1s4 charité

tiôn, ‘dé ompassion et:de respect.

La révolution, qui grénudit déjà, init prés:

dûé’"aussitôt'nne érreur nouvelle à côté de - tette'ombré dé'bonhéut'amical. RE

"2A Dieu né pléisé qué nous “acbritfoas éncore

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néviève ‘Phistoire

archevêque, après les prêtres, les gendarmes, aveu écrivain, un énateur, un banquier, un séminariste, des officicrs, des bourgeois et.des soldats!... Encore, encore!... la Commune naissante avait appris dans son berceau à boire du sang au lieu de lait.

Nous ne dirons de la Commune que ce qu'il en faudra pour élucider les incidents où Greneviève et ses amis devaient se trouver méêlés. Ce sera bien assez encore pour causer parfois au lecteur, comme à l'écrivain, le frisson de l'épouvante ou la nausée du dégoût,

Le premier résultat de l'insurrection du 18 mars 1871, en ce quitouche nos héros, faillit être d’arracher une seconde fois Placial Molina à ses amis.

Quand l’armée de Paris se retira à Versailles son premier mouvement fut de la suivre une .

fois encore, bien que, le guerre de France finie —et à quel prix, hélas !—il eût rompu natur-llement les liens provisoires qui attachaient un médecin civil à la médecine militaire.

Le premier obstacle que la Providence, en ses vues mystérieuses, dressa devant ses pas pour le retenir dans Paris révolté, fut la rencontre d’une vieille femme blessée à Montmartre, — au moment de la reprise des canons sur les insurgés par l’armée régulière, — laquelle vieille femme, ‘abandonnée sans famille et sans secouïs, inspira que! que’ pitié au jeune docteur.

Il remit d’un jour, puis de deux, puis de dix,

| son départ afin de combattre he cette in-

connue les symptômes d’une complication grave que son amour de la science étudiait passionnément.

La vieille mourut dans ses bras.

Le second ubstacle, mîlle fois plus sérieux, fut un fléau qui se déchaîna sur leé hospices parisiens : la petite vérole.

On se souvient que l'épidémie terrible décima ce quirestait de convalescents dans les ambulances, et frappa durement les nouvea: x malades qui y furent amenés.

= Bientôt les premiers combats entre la Commune triomphante dans Paris et l’armée retirée à Versailles, apportèrent leur contingent ‘'e blessés, de mourants, de souffrants de toutes ES

-:8i les médecins étaient tiies au dehors, ils se'sentirent alors plus indispensables encore au dedans.

: En face de l'épidémie, étélnt à son activité

de nouveaux devoirs, Placial ne regretta plus |

ù de n'avoir pas quitté Paris.

L'ambuülanee Le Bastu, malgré son installation vaste et confortable, l'hygiène sévère qu'on y faisait régner et les précautions prises de tout temps en vue de cctte évantualité redoutable, ne fut pas à l'abri du fléau.

Un pauvre diable de fédéré en apporta le | germe dans les vastes salles du rez-de-chaussée,

de nouveau remplies depuis l’insürrection.

Et par une fatalité désolante, le chirurgien

ai le soigna et ne put d'ailleurs le sauver, fat

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rurgien à ver, fut

atteint lui-même du mal-qu'il. combattait.

Son départ forcé jeta d’abord /uné grande perturbation dans le service médical de l’ambulance, dont'son expérience soulageait depuis six mois les misères, tandis que son voue ment relevait le moral de tous.

M. Le Bastu, profondément peiné de cetté complication, de ce danger, n’eut cependant même pas à solliciter l'assistance d’autres: médecins. l

À la loûange du corps médioël, on vit aussitôt l’ambulance signalée comme épidémie, plusieurs de ces messieurs venir s’y faire inscrire.

Parmi eux, le premier, Piacial Molins.

Aussitôt aussi que le bruit se répandit, parmi les visiteurs habituels de l’ambulance, que la petite vérole y faisait son apparition, il fut facile d'apprécier la qualité, la profondeur, la sincérité des sentiments de famille ou d'amitié qui avaient leur entrée dans ce lieu de souffrance.

Les peureux disparurent, les fidèles revinrent,

Peu à peu, les rangs des visiteurs s’éclaircirent. On put bientôt compter ceux que leur cœur ramenait toujours.

La prémière défection fut celle de Lucy.

- La fidélité sans phase s'appelait Geneviève.

Léon Bourgeal, que la très-lente guérison d’un membre brisé, rendait accessible au découragement, à l’ennui, à l'émotion maladive,trou:

vait son seul délassement dans la visite fréquente de sa sœur, comme son unique repos

-:::- dans le dévouement de Mme Carvès: Sa gaieté,

elétait Jeannine.

++ J'ai reconquis ma fille! désaitiil parfois à -Gteneviève. Combien sa vue me console de ma blessure !

|: La beauté de Mme Boldini mettait, dans le salon de l’ambulance, comme un pd comme

un parfum !

Et sile capitaine Hubert, son compagnon de souffrance, demeurait sous le charme de cette grâce blonde, l'ingénieur y puisait lui- même un fraternel orgueil,

Moins utile cent fois que la douce Greneviève, elle l'effaçait par sa seule présence; ne se préoccupait que de distraire et de se faire admirer, cette vision d'élégance plus indispensable que le zèle muet d’un humble dévouement.

Un jour Lucy ne parut pas. Léon s’en plaignit. Le capitaine Hubert, qui ne se permit tout haut aucun regret, maugréait tout bas en avalant les pilules fébrifuges que Jacques Ferrat lui présentait.

: Le lendemaïn encoré, pas de visite.

— Geneviève, dit l'ingénieur; vous seriez vraiment bonne de vous informer de ce qui a pu arriver à ma sœur. - 4

1 Je: tâcherai, répondit GéneYèvé.

. - — J'irai, moi, pensa le boïteux, pour épargner une fatigue à ma bienfaitrice.

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. Jen fut, d'ailleurs, pour sa bonne ne

‘Le même soir, une femme de chambre se pré:

senta, munie d’une lettre et d’un coffret assez volumieux,

C'était.upe. de ses petites.caisses en fer portatives, à l'abri du feu, dans lesquelles les gens prudents mettent leurs valeurs les plus précieuses.

Le tout portait l'adresse de l'ingénieur.

La , femme de chambre, qui paraissait avôir reçu l'ordre sévère de ne pas pénétrer dans l’ambulance, remit les deux objets à Jacqués Ferrat— qui traversait la cour au moment où elle y entrait elle-même — et s'éloigna en affirmant ne devoir pas attendre de réponse.

Le jeune infirmier s’acquitta tout da suite de sa commission.

Vu l’heure déjà avancée, Geneviève et Jeannine s'étaient retirées ; le capitaine Hubert sommeillait lourdement. Une lumière faible éclairait ‘le salon où les deux blessés demeuraient seuls maintenant.

Très-agité, très-nerveux ce soïr-là, Léon, soulevé sur son oreiller, le vit éntrer d’un pas discret.

— Venez, lui dit-il; je suis mal couché...

ce coussin est dur... Arrangez-moi cela, Jacques. Je vais avoir une nuit mauvaise.

Il aperçut la lettre et le coffret aux mains du jeune homme.

— Quest-ce que cela ?

— Une lettre pour vous, monsieur.

— De la lumière alors ? Ah!... c'est l’écriture de Lucy. Elle est sans doute malade, puisqu'elle n’est pas venue... Certainement, elle est malade.

Il essayait péniblement de déchiffrer les premières lignes.

Jacques apporta une lampe.

“ Moncher Léon, lut l'ingénieur, c'est le cœur navré que je t'envoie mes adieux. La petite vérole est à l’ambulance. Je dois songer a à mes enfants. La révolution ne me fait pas peur pour moi, mais l'épidémie me terrifie pour eux. Je les emmène en un coin de la province où la Commune et la maladie ne nous. poursuivront point ; à Nantua. sur la frontière de Suisse, où tu ne tarderas pas, j'espére, à nous rejoindre. J'ai dû suppléer à ta générosité habituelle, et pourvoir aux dépenses obligatoires qui m'incombent, en prélevant sur le. coffrefort, dont tu as bien voulu me confier la clef depuis ta blessure, une somme disponible de 25,000 francs trouvée dans le tiroir de gauche. Te voici donc tranquille sur nous pour quelque temps. Ensuite, ne voulant pas laisser à l’abandon dans la maison que je quitte, j'ai réuni dans un coffret, qui te sera porté, tout ce què j'ai pu trouver de valeurs dans la caisse. Je suis certaine que ma prévoyance te sera agréable.

Adieu, mon cher Léon, reçois mes affectueux

est le La penger à it pas e pour ovince pourère de nous é haatoires coffrelef deble de auche.

aelque à l'aji réuput ce aisse.

a sera

tueux

baisers, et crois bi que je ne sacrifie pas, sans en souflrir beaucoup, le dévouement de . la sœur à la prudence de la mère. :

“ Ta Lucy.”

Léon laisse tomber la lettre sur son lit et tourna vers Jacqués un visage bouleversé, en s'écriant : |

— L'ingrate!... l'ingrate!... Elle qui me doit tout !

La promptitude de cette clairvoyance de malade fut saïSissante. Le capitaine Hubert en frissonna sans bien comprendre encore.

— L’ingrate !... elle m'abandonne, malade, comme élle a abéndonné son mari ruiné !.. continua l’ingénienr avec violence. Ne pouvait-elle mettre ses enfants à. l’abri ? et ne pas m ‘abandonner à mon tour? |

Jacques fut frappé de l’altération subite de ses traits, du tremblement de sa voix, du feu. sombre allumé dans ses yeux, creusés par de longues souffrances.

Il essaya de le calmer, n’y parvint qu'avec peine, et résolut, bien qu’ fl ne fut pas de garde, dé passer la nuit auprès de l'ingénieur extraordinairement agité. |

Le cupitaine Hubert très étondé lui aussi :

s'étant informé du motif de tant de trouble, ne reçu que la même réponse :,

— C'est uné ingrate”’. Lucy ne reviendra plus. Elle est partie !.. |partiet.. Encore une illusion tombée! Ah que d'illusions mortes !

282 LA VENGEANCE DE SExEVIÈVE

EE 20 Dans la nuit on entendit Léon répéier. plusieurs fois: | © — (Gfeneviève aussi partira. . Geneviève ! 4 Voilà l'épidémie. . . les femmes ont peur! Geneviève partira. LB:

Le: capitaine deyint très triste, lui aussi,bien qu'il se gardât,de le La montrer, faute d'explication suffisante. .. à donner tout haut. pr

Au uatin, le nouyean. docteur attaché à leu: 6e fit la visite des salles, escorté d'un aide- . “gien et, de Jacques.

C'était Pincigl, plus grave que ne le comportait s n à. plus vieilli parles tristesses de son Cœur que j'ai les événements, |

“Dans le salon du premier étage où les deux blessés s ’attristaient de compagnie, sa présence fit sensation.

Le capitaine Hubert, aui avait eu l’occasion de le rencontrer au début de la guerre, le .reconnut avec une satisfaction expansive.

— Ah ' le docteur Molins! quelle surprise !.

Venez-vous remplacer notre bon docteur Morel!... Ce serait une consolation pour nous, en-le perdant, de vous retrouver,

Les deux jeunes gens se serrèrent la main avec effusion.

Au nom de “ Molins ” LÉ Bourge Lit un effort pour tourner sa te LS HE e nouvel arrivant,

+—Ah!... Molins Placial "Moins!

murmura-t-il À 2 La "

: Jacques Ferrat Je considérait. avec inquié-

plu

ve !.., | Ge-

DU si, bien , ‘d'ex- 2 Penn aché à lé d’un

à CcoMmsses de

8 5 résence

ccaslon Je ;re-

prise !..

‘ ogtenr Lt nous,

pain

ft un nouvel

ins!

nquié-

tudé. Sa jeune expérience croyait découvrir sr çe visage rouge et marbré des ‘symptômes itiqüiétants.

L'expérience mûrie de Placial à ne s’ y trompa point, dès le premier, RAP de qu il jeta sur son COUSIN,

Sans trahir par le ha rer jeu” +de physionomie la clarté sinistre &ont'il était. soudainement frapré, il s’adressa posément à :M.. Le Bastu, présent à cette première visite. :;

— Monsieur le directeur, avez-vous encoré une pièce. disponible ?

— Grande, interrogea le directeur de l'ame bulance.

— Petite ; pour une personne seule.

— J'ai ce qu'il vous faut, docteur.

— Nous: allons À à conduite: le’ capitaine Hubert:

— Oh docteur! je vous en prie ! dit le'capi:

taine. Neme Séparez pas de mon SPAUR.

Wousle retrouverez bientôt. Ut: petit changement de milieu sera: ri grid à votra convalescence.

— Cette séparation ne sera pas longue ? 2.

vous me le trpiettes 2.

—"Erès: courte.

Le ‘capitaine Hubert désolé à se ru 4 sur Ye

reiller d’un air boudeut! .

C'est du'iline comprenait as ‘encore là pré-

servation ins on le rendait | Alt, S'il avait comptis !. :

Placial passant à son autre malade commenca son examen,

L'ingénieur eut peut- être bonne envie. de prouver à son cousin qu'il le reconnaissait et. qui sait ?,.. péut-être aussi la tentation de lui montrer qué cette rencontre ne lui causait aucun plaisir ; mais la — fut pros forte que sa volonté... : : | |

T balbutia guéri aot inintelligibléé et

se renfonça dans ses couvertures.

M. Mollins après les investigations d'usage, les interrogations néçessaires, prescrivit un traitement dont l’aide “iv note et 8 dé tp a redescendre.

La voix de Léon le rippots:

— Pourquoi voulez.vous que je réste seul ici ? demanda:t-il avec effort.

+ Parceque vous ayez besoin d'un air plus pur et de plus d'espace, répondit le —. docteur avec un sourire rassurant,

. Sur la porte extéricure, il croisa Géheviève qui. arrivait, suivant sa coutume. matinale, pour apprèndre des nouvelles du blessé:

D'un geste Lau re ie il Fenpea ane trer.

— Ma cousine, lui dit-il de façon à être entendu de son entourage médical seulement, je dois vous avertir que M. Léon Bourgeal est atteint de la petite vérole. : . : 5, :

Un flot de sang empourpra le blanc visage dl); jeune femme.

© — Ah! fit-elle tout bas, le malheureux

usage, rit un était à

e seul

ï plus ne .doc-

Leviève B tinale,

a d'’entre en-

ent, je est at-

visage !

Elle demeura quelques secondes immobile, comme foudroyée.

s, ses grands yeux lumineux ge rele-

Be sur Placial.

— Vous le sauverez, n'est-ce pas ?

‘= Avec le secours de Dieu, je l'espère.

— Je vous aiderai.

— Vous, pauvre femme ?

— Moi, oui.

— Vous savez le danger de la contagion ?

— Parfaitement.

— Vous pensez à Jeannine ?

À ce nom, une hésitation cruelle Roersres les traits si‘ purs de Mme Carvès.

Ce fut très court.

Comme d’un grand coup d’aile, la charité chrétienne balaya la maternelle appréhension.

Elle se recueillit, et fermement :

— Je ne verrai plus Jeannine jusqu’à ce que le mal soit vaincu.

— Ne plus la voir ?... Comment ?

— Je vais m enfennèr avec le mal pour le mieux combattre.

—"Oh!... Geneviève!

chi?

— Vous direz à Julienne que je Jui confie ma fille. ï

— Mais, malheureuse enfant, l'épidémie | grandit dans les hôpitaux d'une manière effrayante, et je ne dois pas. .

— Est-ce que vous hésitez. vous, mon cousin ?

Avez-vous réflé-

RSR DC

ne 236 LA VENGEANCE DE GENEVIÈYE | .— C'est mon devoir. - ht | == C'est aussi le mien.

4 .— Vous vous trompez. Per promis) ai (x des existences à sauver, mais vous ?

— Moi ?... j'ai à sauver une âme.

+ 1 Elle écarta d’un geste doucement autoriiaire EE: le médecin, le directeur, l’aide. et J acques Fer- 4, rat stupéfiés, qui, n'osant résister à son /ascendant, la regardèrent avec épouvante marcher : vers le lit de l'ingénieur.

Fe Malgré eux, ils attendirent ce que cette mi-

Li nute décisive allait leur apporter d'émotion. ré 1 En la voyant, Léon se souleva, l'œil, troublé,

‘he la physionomie inquiète... .

! — Vous voilà ?... Vous nesavez pes encore ? pe

LATE .— Qu'y a-til ? | 1 $ — Lucy est partie pour la province, | tre

: 4 © — Ah!..: je l'ignorais. :

a. — Elle m'abandonne !... Elle à peur!.. Lu 4 s Geneviève eut un imperceptible frissonne pa Re. ment. | tie 4h , — Peur?.., de quoi ? | | RU —la petite vérole est dans l'énbnle lu!

«+ Dans l’ambulance est le savoir. br ical, à d “À et, sur l’'ambulance ést la main de Dieu ! | répon- de | | dit-elle gravement. 0 Dee A nl — Vous ne comprenez ‘donc paë | Ne ari ‘1 .— Je. comprends ; mais j'ai foi en. Ja Provi- | ne dence, ; aux volontés de laquelle nous, ne pou- | res [a vons nous soustraire. : S ne — Vous allez partir aussi, cepehdaut ? ÿ |: 14 ”— Non, Léon. | mi

ritaire s Ferascenarcher

te mi-

oublé,

cote ?

: dical, répon-

Provi- :

e pou- :

—— Vous ne ferez pas comme Lücy Fe «ral

—+. Je ferai le contraire. | TONLLT

— Que feréz-vous, dites ? tt arot

— De visiteuse, je deyiens infirmière,

, — Infirmière ?... à poste fixe

— À poste fixe.

— Comme Jacques ?

— Absolument.

— Votis aurez ce courage ?

— Vous le voyez déjà

— Au moment où l'on dit A ÉPAPENS déclarée dans l'ambulance.

— Parceque l'épidémie y est entrée.

— Oh!... Geneviève!... C’est moi qui al peur pour vous!

— Dieu me gardera. Ce qu'il garde est en, tre bonnes mains, sourit-elle.

= S'il vous arrivait malheur?... Voyez Lucy. .:'Tenez cela me brise... mais ne restez pas.

— Je rente;

Il la regarda, n'osant pas croire à cette résolution;’et loin de soupçonner encore l’infortuné, à quel dégré d’héroïsme montait l'abnégation de Geneviève.

Une joïe naïivement égoïste d détendit ses lèvres arides.

— Ainsi... vrai... c’est vrai ?... Vous restez ? :

— Me voici en fonction.

‘Alant aussitôt vers une console, où linfirmier de service avait déposé une pile de linge

blanc, elle choisit un tablier, en enveloppa prestement sa taille souple, et revenant au malade tout tremblant de surprise et de bonheur :

— Nesuis-je pas une petite sœur de charité très présentable ? fit-elle avec une adorable expression de pitié tendre.

— Vous êtes une ange !

— Comme ‘sœur Geneviève ” va bien vous soigner ! conclut-elle avec un geste amical.

Elle retourna d’un pas glissant, vers le petit groupe toujours arrêté sur le seuil.

— Mon cher docteur, et vous, monsieur le directeur, facilitez-moi ma tâche, je vous en prie !'Permettez-moi de m’adjoindre officiellement à votre personnel d’infirmerie.

— Mais, madame, .. commença M. le Bastu très ému, je ne puis consentir en ce moment surtout...

— Et placez ce salon dans mon service direct... je vous en conjure!

… Elle était si attendrissante dans sa ‘généreuse requête, que l'excellent homme, partagé entre l'admiration et la révolte, demeurait muet à la contempler, comme une madone.

..— Oh! non... non...pauvre petite dame !

bégayait-il c'est trop... c’est trop...

:Placial sentait bien, lui, que ce grand cœur avait raison, que se sou était sa suprême ivresse.

Voyant la etpoticatien, sur les lèvres de Greneviève, l'hésitation sur celles de M. Le Bastu,

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Jus en Icielle-

Bastu oment

ervice

| généartagé muet

lame !

cœur brême

e Cte- Bastu,

il dit avec une brusquerie feinte propre à trancher la difficile question :

— Eh! cher monsieur, laissez faire madame.

Les saintes de cet acabit, dont on ne voit pas l’auréole, ont des entêtements sublimes devant lesquels nos résistances paraissent bien mesquines. et nos raisons bien froides,

—$oit! fit le directeur de l'ambulance avec un gros soupir; mais quel dommage... mon Dieu! quel dommage !

Jacques Ferrat ne dit pas un mot.

Son souvenir recula de sept ans en arrière, à cette matinée de Fontenay-sous-Bois où le magnifique élan de Geneviève, — mettant de l'or dans sa main de vagabond pour l'envoyer à la re:herche de l'instruction, de la moralisation, du travail. — avait fait de l’enfant sauvage un honnête homme.

À cette date, il ne sut pas remercier sa bienfaitrice avec des paroles ; mais il. avait baisé le bas de sa robe en signe de servage,

Aujourd’hui, la voyant si noble, si simple dans son sacrifice, le même sentiment de respect infini le pénétra.

Sa bouche demeura muette; mais, sé baissant comme pour relever un papier échappé.de ses doigts, il effleura furtivement de ses lèvres le bord flottant du large tablier d’infirmière,

De à

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