‹ La Venus de Milo comedie en trois actes en vers par le comte Louis d'Assas (volume 2)Chapitre 17 sur 45 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

AGATHON, CALLIMAQUE, entrant en scène.

CALLIMAQUE, riant aux éclats.

Sur ton compte, Chrysès en fait courir de belles.

AGATHON, étonné.

Chrysès?

CALLIMAQUE

Clirysès, le grand colporteur de nouvelles;

11 m’a dit... mais c’est faux, j’en suis sûr.

AGATHON

Enfin, quoi?

CALLIMAQUE

Je suis bien convaincu qu’il s’est moqué de moi.

H m’a dit...

(il rit.)

AGATHON

Qu’a-t-il dit ?

CALLI MAQUE

Ab ! tu vas bien en rire !..

Il m’a dit qu’au concours tu t’étais fait inscrire Pour une Vénus ! Ah ! ah !

(Il rit.)

Tu ne ris pas?

AGATHON , très-sérieusement.

Non.

CALLIMAQUE

CTest risible pourtant.

AGATHON

Mais Chrysès a raison.

CALLIMAQUE

Chrysès a raison?

AGATHON

Oui.

CALLIMAQUE

Tu concours, toi !

AGATHON

Sans doute.

CALLIMAQUE

Je ne sais si je rêve on bien si je t’écoute!

Agathon, je le vois, ce n’est pas sérieux.

AGATHON

• C’est très-vrai, Callimaque, et j’atteste les dieux !

CALMMAQUE.

Ne les atteste pas, mon cher, c’est inutile.

Car je ne te crois pas.

AGATHON

Tu m'échauffes la bile.

Ton doute, Callimaque, est fort impertinent.

Je concours; dans ce fait que vois-tu d étonnant?

CALLIMAQUE

Voici Cléon. Eh bien I je gage, par Hercule!

Que tu ne pourras pas le rendre plus crédule.

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