‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 47 sur 106 · S VII · texte numérisé non relu

S VII

Nature des Caresses.

Les caresses amoureuses doivent toujours s’obtenir par la douceur et jamais par la force. L’homme doit saisir l’instant où la femme est disposée à les accorder et mieux encore lorsqu’elle éprouve le besoin de les recevoir ; le plaisir est alors réciproque. — Les caresses qu’on exige et qu’on obtient par importunité , les caresses auxquelles la femme se soumet pour se débarrasser d’un être importun qui la fatigue et l’énerve , sont brutales , et nullement favorables à une belle fécondation; c’est pourquoi la sage nature a voulu, dans l’intérêt de l’espèce, que la plupart de ces caresses restassent stériles.

§ VIII

Sous les rideaux.

Homme, préludez délicatement aux caresses que vous allez donner et recevoir ; redoublez d’amabi-

lité envers votre épouse ; renouvelez-lui les doux serments de la lune de miel ; dites-lui qu’elle est belle et séduisante comme aux premiers jours du mariage ; jurez-lui un amour sans fin, un dévouement sans bornes ; sur vos traits épanouis, qu’elle lise le bonheur que vous lui demandez. La femme éprouve tant de plaisir à savoir qu’elle est adorée !... et quand vous l’aurez charmée de vos harmonieuses paroles, enivrée de vos baisers ; lorsque son muet sourire et ses prunelles humides vous annonceront que ses désirs sont montés au diapason des vôtres, ne tardez plus; le moment de la suprême caresse est arrivé ; enlacez-la de vos bras, pressez-la sur votre cœur...., guidezvous sur ses yeux pour modérer ou hâter vos transports... Alors... vos feux et vos soupirs se confondront dans une mutuelle ivresse

.... La fécondation qui s’opère dans cette voluptueuse communion de l’âme et des sens, donne généralement de beaux fruits.

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