‹ La vérité sur la question métisse au nord-ouestChapitre 51 sur 77 · PETITIONS · texte numérisé non relu

PETITIONS

(Extraits de l'Epitome des Documents Parlementaires relalifs à la rebellion du Nord-Ouest 1885, pp. 231, 288, 289, * 240, 241, 242, 243).

Arrssérs à Son Excellence le gouverneur général :

‘: De A. B. Dunnet et autres, de Régina, T. N.-0, et de A. G. Hamilton et autres, de Moosomin, T.

-N.-0. demandant séparément -que .la sentence prononcée contre Louis Riel ne soit modifiée en “aucune manière, que la loi suive son cours et que. la clémence de l'Exécutif soit refusée. Communi-

‘ cation signée par James Boddy, secrétaire de district, au nom de la loyale association orangiste de Toronto-Quest, demandant l'exécution de la sen- : tence de mort prononcée contre Louis Riel. Et lettre adressée à l'honorable Conseil Privé, signée par Charles O’Hara, de Cranbourne, dans la province de Québec, journalier, exposant la nécessité . de la mise à exécution de la sentence de mort pro-

noncée contre Louis Riel.

Toronto, 3 novembre 1885.

ApraIRe RIEL.

.‘ CHER MONSIEUR.—Je vous transmets sOUS Gi une repré sentation du corps orangiste de Toronto-Ouest, pour considé- . ration de la part de. l'autorité compétente. Veuillez avoir la bonté de la soumettre à Son‘Excellence le gouverneur général.

Votre'dévoué, a (Signé) . JAMES BEATY.

A l'honorable J. À. Crarrav, secrétaire d'Etat, Ottawa. LoGE ORANGISTE DU DISTRIOT OUEST, Toronto, 2 nov. 1885,

Case monsreur,—Les orangistes de ce district 8e permet. tent de vous parler respectueusement, comme notre représentautau parlement, relativement à l'affaire de Riel, à l'heure qu'il est condamné à mort à cause des violences, de l’effusion

. de sang et de la trahison dont il s’est réndu coupable. Nous regrettons que, dans une affaire si claire, il soit nécessaire de rappeler. d'avance au gouvernement ce qu'il doit faire ot d'exprimer nos sentiments unanimes sur cette question; mais

Je fait que des assemblées publiques ont été convoquécs en faveur de Riel et pour défendre 63 conduite dans la province de Québec, surtout par des: catholiques romains, et que les efforts les plus énergiques sont faits par ces gens et par les amis de Riel pour obtenir une commutation de la sentence prononcée contre lui, nous fait un devoir impérieux, comme association loyale et protestante, d'exprimer au gouvernement

.:208 opinions et nos profondes convictions sur ce sujet. On 2 * déjà pardonné à Riel une fois. On a déjà essayé l'exil de Riel. On a déjà éprouvé l'honneur de Riel, quand ila promis de ne

“jamais remettre les pieds au Canada, et tout cela a échoué misérablement, Ses idées sanguinaires n'ont fait qué devenir

lus sérieuses. Le pardon n’2 fait que le. porter à traiter les ois anglaises et la clémence anglaise avec mépris, et le meurtre de sujets anglais loyaux et soumis aux lois à été dix fois plus épouvantable que duns les premières occasions. Des hommes dont même ce pays, si grand qu'il soit, n’est pas digne, sont là ensovolis, quelques-uns des meilleurs, des plus : nobles et des plus fidèles des loyaux enfants du Canada,

Nous nous permettons donc de vous prier instamment d'em-

loyer toute votre influence auprès du gouvernement pour que

a sentence prononcée contre Rièl par ses compatriotes, confirmée par la cour Suprême de la province et appuyée par le Conseil privé d'Angleterre, soit exécutée.

Nous espérons avec confiance que vous prierez instamment le gouvernement de ne pas permettre que des pétitions,

- requêtes ou influences de la part des amis de Riel, on venant de toute autre source, le décident à commuer la sentence, à en reculer l'exécution on à modifier en aucune manière la juste sentence aujourd'hui suspendue sur la tête de cet homme qui a prononcé lui-même son-arrêt. .

"Et vos pétitionnaires ne cesseront de prior, ete.

JAMES BODDY, ‘ Secrélaire du district, au nom de la Loyale Associalion Orangisie de Toronto-Ouesl.

" A. M JAwEs Beary, ccr, M. PE Toronto-Ouest . DÉPARTEMENT DU SECRÉTAIRE D'ETAT, OTTAWA, 4 nov. 1885 Moxsreur,—J’ai l'honneur d’accuser réception de ‘votre . lettre du trois 3 :courant,, transmettant, pour la soumettre à Son Excellence le gouverneur général, une communication qui vous a été adresrée par la Loyale Association Orangisto' de Toronto-Ouext relativement à ia sentence prononcée;£ontfre Louis Riel. et de vous dire que cette affaire recevra l'attention qu'elle mérite. .

J'ai l'honneur. d’être. monsicur, votre obéissant serviteur,

HENRY J. MORGAN, faisant fonctions de sous-secrétaire d'Etat. : ‘ oo.

À. M. JAMES BEATTY, C. P, M,. P., Toronto, Ont.

. À l'honorable Conseil Privé du Canada:

= Messreurs,—Veuillez m'exeuser de prendre la liberlé de ,

“vous adresser cette lettré pour vous/6xprimer mes meilleurs. souhaits. ee ‘ F

Et je prierai toujours Dieu pour votre bien-être, .

Mes vénérés et illustres supériouis, sir Jofin Macdonald

surtout.

#. Je regrette grandement et suis fiché de savoir que Louis

Le

Be

‘David Riel. Dumont, Dubuc, Lépine et de nombreux autres métis et sauvages, ont eu l'inexcusable et'criminelle audace de . faire unc guerre de partisans contre nous, gens qui parlons l'anglais, si peu nombroux que nous sommes, depuis notre gouverneur général jusqu'au plus humble des sujets. «

Bien aimés et vénérés supérieurs, je dois dire, et c’est la vérité, que nous qui parlons l'anglais, au Canada ou partout ailleurs que nous soyons, c'est leur vœu le plus chéri de nous détruire s'ils le peuvent. . Ft

Et vous savez qu'ils ont réussi à assagsiner un grand nombre de nos gens depuis plusieurs années. *

- Et le notoire Riel a eu un nombre spontané de gens dans les Etats-Unis (has ad a spontaneous number of people in the United-States). |

Et attendu que ces individus haïssent la forme. monarchique

‘ du gouvernement, il s'en suit que vous êtes en danger avec

cette clare. .

* Mais avec la bénédiction de Dieu, nous réussirons à con-

quérir le sauvage assoiffé de sang et tous ceux qui le poussefñt. : To, / Ettous nos frères qui parlent l'anglais, ou notre race, de quelque opinion politique “que nous s6yons, réussiront à s'entendre parfaitement, st de cette façon ne donneront aux barba. res peaux rouges de l'Amérique du Nord ou aux cannibales noirs du centre de l'Afrique aucune chance de nous décimer,

. Si ce Riel, qui a tous les instincts français et sauvages,

monte sur l'échéfaud, : la vie des citoyens de -langne anglaise ‘

sera plus en sureté. | Lu ..

ls menacent de la guerre à outrance et viéndra nn temps où ils l’auront et où ils ne‘seront plus capables de faire ni mepaces ni guerre. . ! .

. Je demeure, honorables messieurs du Conseil Privé du Canada. - Votre très obéissant et très humble serviteur,

(Signé) CHARLES O'HARA, journalier.

Cransounne, P, Q.; 21 septembre A. D. 1885.

P. S.—Viendra un temps où les Etats-Unis et nous vien- . drons à une entente parfaite. Soyons tous justes. et sans crainte. oo .

Rearna, 2 septembre 1885.

Monsreus,—A la demande des citoyens de Régina, j'ai l'honneur de vous transmettré' sous ce pli deux pétitions relatives à la sentence de Louis ‘Riel. * . =

Je suis, monsieur, votre obéissant serviteur,. ; . (Signé) : NE DAVIN.

À l'honorable secrétaire d'Etat du Canada.

A' Son Excellence le très honorable Henry Charles Keith Petty-

Fitemaurice, G. C. M. G.,marquis de Lansdnone, gouverneurgénéral du Canada : ’. s La pétition des sonssignés habitants de la ville de Régina, T. N.-O, et des environs, expose humblement |

Vos pétitionnaires ont appris qu’on travaille en cé moment .

dans la province de Québec à faire signer des pétitions pour obtenir la commutation de la sentence de mort prononcée contre Riel pour hanto trahison. :

nm

La

Vos pétitionnaires sont convaincus que le dit Louis Riela .

en un procès équitable et impartial, et que s’il n’est pas donné suite au verdict du jury, il y aura beaucoup de mécontentement dans ce pays, et l'on contra grand risque de voir se renouveler les actes de trahison pour lesquels le dit Louis Riel a été condamné. et la confiance dans le gouvernement sera fortement ébranlée, . ee

Nous croyons qu'il est absolument nécessaire, dans l'intérêt du Nord-Ouest du Canads et de la loi dans le monde entier, qu'il ne soit exercé aucune clémence dans le cas de criminels

‘comme Louis Riel qui, dans le” pasé, a bravé les lois du Do-

-minion par une. ipsurrection à main armée, causant au pays une dépense considérable et [a perte de vies de plusieurs braves

. Citoyens. cr

C'est pourgnoi vos pétitionnaires prient respectueusement que la sentence de mort prononcée contre Louis Rielne soit pas changée, que la loi suive son cours et que l'exécutif refuse d'exercer son droit de.clémence. SC ’

Et vos pétitionnaires ne cesseront de prier,

Bigné) : ” - (Signé)

"A, B.{Dunnett, ° Alex. Sheppatd,

. Georgé Anderson, ” Robert Robson, .

. F. Stanley Simpson, . Daniel Mowat, =,

-À. À, Doïg, ‘John S. Laidlaw, . ï J. KR. Simpson, John Lyon, à F. Arnold, 7. William Russell, Heiïnrick Holinick, D. W. Bole,

Auguste Holinick, ÀA.-D. Ferguson, Jenner À. Elliot, D. B. McFayden, , W:B. Cameron, J- Phillips Watts, Jas. Brown, ° E. G. KR. Eden, .

Wio. 3. Brine, J. W. Smith, Joseph Buckland, John Dawson, E. J. Mclnves, | E..B. Ferguson, J. H. Metcaife, James Sellick, Robert'Anderson, . Jos, ©. Irvine,

- E. B. Read, - Rim'iler Paul,

- W. G. Pettinguee, Thos. MeNicol,

T. M. Crapper, : SK G, B. Wallace, .

ee . &

me

DEPARTEMENT DU SECRÉTAIRE D'ETAT, Ottawa,8 soptembre 1885. ‘ Mowsreur.,—J'ai l'honneur d'accuser réception de votre

. lettre du 2 courant, me transmettant une pétition à Son Excel-

lence le gouverneur général. de la part de certains babitants de Régina, T, N.-0O., demandant que la sentence prononcée contre

Louis Riel no soit pas changée, et je dois vous dire que la ques.

tion recevra l'attention qu'elle mérite.

J'ai l'honneur d'être, monsieur, votre obéissant serviteur, : ;

(Signé) G. POWELL, sous-secrétaire d'Etat.

A M. Nicnoras FLoop Davin, avocat, Régina, T. N.-O: . \

La REGINA, T. N.-O. 20, noût 1885,

Monsrue.—A la demande de la-popalation le Moosomin, j'ai l'honneur de vous transmettre pour Son Excéllence le gou-

. verneur général la pétition ci-jointe, | rie

J'ai l'honneur d'être, monsieur, otre obéissatit sérviteur, (Signé) “NICHOLAS FLOOD DA VIN.

A l'honorable secrétaire d'Etat du Canada.

A Son Excellence le très honorable Henry Charles Keith Petty-

Fitemaurice, G.C. AL; G: marquis de Lansdowne, gouverneur général du Canada : ou

La pétition des soussignés, habitants de la ville de Moosomin, T..N.-O. et du voisinage, expose humblement : d

Vos pétitionnaires ont appris qu'on travaille en ce moment dans la Province de Québec. à fuire signer des pétitions pour obtenir la commutation de la sentence de mort prononcée coûtre Riel pour haute trahison. |

Vos pétitionnaires sont convaineus que le dit Louis Riel a eu un procès équitable et impartial, et que s’il n’est'pas donné

suite au verdict du jury, il y aura beaucoup de mécontentement,

dans ce pays et on courra grand risque de voir se renouveller” les actes de trahison pour lesquels le dit Louis Riel a été-condemné, et la confiance dans le gouvernement seïa fortement ébranlée. | "1 VU

Nous croyons qui est absolument nécessaire, dans l’intérêt du Nord-Ouest du Canada et de la loi dans lo monde entier

s is

qu'il no soit nsé d'aucune clémence dans le cas de criminels | comme Louis Riel. qui, dans le passé, a bravé les lois du Cana-

da par une insurrection à main armée, causant au pays une

dépense d'argent considérab

citoyens. .

. C'est pourquoi vos pétitionnaires prie .

‘ que Ja sentence de mort prononcée :contre Louis Riel né soit ‘,.. … ps changée. que la loi puisse suivie son cours -refus- d'exercer son droit de clémence.

- Et vos pétitionnaires ne cesseront de prier, ,

| (Signé) À. G. Hamilton,

. Thomas Beer,

D MacFarlane, | B. Warwick, ”

.R G Carruthers,

Thomas Rimeay, ©. Neff.

George Parke, .

Gcorge Campbell, Robert Shaw, ‘

‘George MeKennit,

J. A. Raticüge,

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