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- avilie par les Anglais, aussi bien qu
h que leur amitié pour nos ennemis, et l'aide qu'ils leur ont
onnée, sont une preuve de plus des accusations. articulées contre eux. !, : ot Se peut-il que le petple américain, ou même une partie assez considérable de ce peuple, ait aucune sympathie réelle pour l'Angleterre? N'ont-ils donc pas lu, ne leur at-on done pas.
. Ju, n6 leur a t-on donc pas transmis de père en fils, l’histoire
des crime: atroces et dès cruautés abominables infligées par cette puissance malfaisante. à leurs pères si patriotiques, pen-
.dant la Révolution ? Ne savent.ils rien des villes américaines ‘ léchement livrées aux flammes sur l’ordre des commandanis
anglais, des horreurs des pontons anglais, et des crusutés qu'on y pratiquait sur les prisonniers de guerre américains? L'hlstoire américaine ne raconte-t-elle pas les violences exercées par FAugleterre sur le commerce et les droits des citoyens. aiméricains,. violences qui ont amené la guerre de 1812? Et n’est-ce :
pas encore;an souvenir tout récent dans ia mémoire des hom- .
mes d'âge mûr, qu'à l'époque où la Répüblique était plongée dans un combat À mort avec Ja rébellion esciavagiste, l’Angleterre se réjouissait de‘vos troubles, et envoyait, avec ses sympatbies, son &rgent et des navires armés chez elle, à vos ennemis, pour les aider à détruire votre Union et à déshoriorer le nom américain, aux yeux du monde? Les cœurs généreux
oublient les’ injures, mais les roquets lèchent la main qui les
frappe. Les Américains ne sont pas des-roquets, mais ily a tout de même, ‘en Amérique, des sycophantes et des lèche-
‘ babines misérables ; natures basses, qui sont aux gens honnêtes
d'aujourd'hui ce que les-tories étaient aux patriotes, et aux
" ‘honnêtes gens d'il y a’un siècle. Ce ne sont pas des Américains,
Us mot encore pour les Français et les 1rlandaiïs du Canada, et j'ai fini ; je les prie et supplie de ne pas se laisser entraîner par aucunes menaces ni aucunes tromperies, à marcher contre
nos Notre cause est juste, et, par-conséquent, aucun homme
juste, à quelque race ou nationalité qu’il appartienne, ne devrait. nous faire de l'opposition. Les ennemis qui veulent nous détruire sont étrangers à toute notion de justice. Ils sont cruels, traîtres et sanguinaires. Æt pourtant, comme le tigre, ils ne font qu'obéir aux instincts de leur nature. Aïder ses ennemis
d'une manîère quelconque serait non-seulement une injustice
mais encore une stupidité monstrueuse de la part dés Irlandais qui, pendant des siècles, ont été volés, massacrés, chassés de leur île natale par les Anglais, et dont la réputation est partout
Français qui sont soumis aux truitements les plus grossiers et—
‘ Les plus brutaux par ces mêmes Anglais. |
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t:des-Canadions——.
Dans peu de temps, tout sera terminé. Nous échouerons peut-être, mais les droits pour lesquels nous combattons, ne iMmourront pas, eux. Le jour de l’expiation viendra pour nos ennemis, on même temps que celui de la joie viendra pour ma uation, Le joug abhorré de l'arrogante domination anglaise : sera bricé dans notre pays, et les victimes qui ont souffert depuis si longtemps de s0n injustice, rentreront, avec l'aide de Dieu, dans la paisible jouissance de leurs biens.
: . Lovurs Riez.
Barocs, T. N. O., 6 Mai 1885. |
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