‹ La vérité sur la Russie (volume 4)Chapitre 7 sur 37 · CORRESPONDANCE AVEC · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE AVEC

2). Si je con8€BS à quitter Paris?

3). Si je me considère comme sujet rasse?

Ma réponse, complètement négative sur les deux premiers points, est affirmative sur le troisième.

Je me suis fixé à l'étranger dans la con- ^-iction, profonde et intime chez moi, d'y ctre utile à mon pays par mes publications. Sans répéter ici ce que j'ai dit aux pages 1 — 4 et 372 378 de mon livre sur la nécessité, sur Turgent besoin, pour la Russie, d'une large publicité, je suis persuadé que sans la publicité, les efforts les plus loyaux n'amèneront jamais aucun pays dans les voies de la prospérité. Mon émigration n'est point un coup de tête — l'on n'en fait plus à mon âge — elle est le résultat d'une conviction profonde, d'une idée ancienne, longuement mûrie pendant des années et prudemment menée à bonne fin. Cette idée a pris sa . source dans l'affeiction sincère, ardente et illimitée que je porte à mon pays, à la nation dans laquelle j'ai eu le bonheur de naître. Placé aujourd'hui, à l'étranger, dans une position indépendante, je crois accomplir un devoir de bon citoyen en écrivant désormais

^^^f LE GOUVERNEMETiT EIT^^E. £5

eur la rtusaie, en d]&aiit k Ter i té à cette patrie que J*aime de toutes les forces de moD ame.

Mon lÎTre: "La Vérité sur ia Kussic,*' n^est point dirige contre lee hoiumes: il est dirige contre les choses, contre les abuB. . le nom de S, AT. rEmpereur Alexandre ^yJ *it prononce, non - senJement quWec le re*J ipeet qui lui est dû, maie encore avec un sentiment de reuoniiaissance, bî naturel cnvere M Prince animé dVtUEgi excellentes inteiitîons. Dans la position si complèlemeui indépendante où je me êiûs placé, mes piu^ules ne sont certainement point les accents dt la fiattcrie: je me trouve aujourd'htii à même de pouvoir dire tout ce que je pense, et les expressions de respect et de reconnaissance ne sont que l*liommîi|îe spontané d'un homme libre, d'un Trai patriote.

Pour ce qui en est de quitter Paris, non seulement je ne vois aucune raison de le faire, mais encore c*est dans cette ville que je compte désormais passer la plus grande partie de Tannëe.

Pour ce qui en est de la position de sujet russe, Ton ne se ùénationalise que pour le» .

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raisons les plus graves, surtout lorsque Ton est attache à son pays natal comme je le suis , moi. Je me considère comme sujet russe. Après cela, si le gouverenment russe jugeait à propos d'exercer des poursuites contre moi, je me verrais oblige de me placer sous la protection d'une autre pui»sance.

Les ouvrages que je me propose de publier» dans l'avenir sont:

1) La Eussie de 1847 à 1859;

2) Une Histoire de la Conspiration du 14 Décembre 1825;

3) Une Histoire de Eussie;

4) Des Mémoires sur la Eussie, de 1682 à 1834;

5) Un Dictionnaire biographique et généalogique des familles russes ;-

6) Mes Mémoires personnels, commencés en 1834 (et qui ont échappé, en 1843, à la visite de mes papiers, opérée à cette époque).

Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mon respect.

Prince Pierre DOLGOEOUKOW.

LE GOUVERNEMBJÎT RUSSÏl gy

copsiTLAT QEKSRAL N** 32, Greut Wîticlieitor en Street,

I^EAKDE BRËTÂGKE.

Noiî)? LoHdree, || Mai 1860.

Le SoBsaîgiié, Gerajit le ConfinJat-Général^ ajant une commimi cation cF office h faire à lloBiieur le Princo Picirre Dolgorouko^, lé prie de vouloir bien lui faire riionneur de passer à TOftlce da Con&nlat- Général dan» la journée d'après -demain, jeudi, onire une et troi& lieures de l'aprèe tnidi.

F. GEOTE.

Claridge's Hôtel, Brook-street, 44, ce Mardi, ff Mai 1860.

Si Monsieur le Gérant du Consulat-Gënërai de Russie a une communication à me faire, je le prie de me faire l'honneur de passer à Claridge's-Hôtel, le Vendredi f ^ Mai, entre une et deux heures de Vaprès-midi.

Pierre POLGOPOUKOW.

2g CORRESPONDANCE AVEC

CONSOLAT OBNBRAL "^0 Q2, Gteat Wiiichestcr """ ^''^^''' Street

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