‹ La vérité sur le Masque de fer (les empoisonneurs) d'après des documents inédits des archives de la guerre et autres dépôts publicsChapitre 17 sur 170 · PREMIÈRE HYPOTHÈSE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE HYPOTHÈSE

Comte de Vermaîidr Ij , fils naturel de Louis XIV et de mademoiselle de La Vallière,

Cette hypothèse fut adoptée successivement :

1* Par l'auteur anonyme des Mémoires secrets pour servir à l'histoire de Perse. Cet ouvrage fut publié en 1745 à Amsterdam par la Compagnie des libraires associés;

2' Par Fréron ' , qui fit paraître une étude sur cette question, en 1768 , dans son Année littéraire ;

* Ne ù Quimper en 1719, mort le 10 mars 1776.

3® Par un inconnu, en 1 789, dont l'ouvrage eut pour titre : Histoire du fils d'un Roi, prisonnier à la Bastille y trouvée sous les débris de cette forteresse .

On sait ce qu'est cette thèse, que j'ai reproduite dans le chapitre précédent, à propos de l'origine des légendes. Elle se résumait dans ce fait que la mort du fils de mademoiselle de la Vallière , arrivée le 18 novembre 1683 , aurait été simulée, et que le jeune homme aurait été envoyé aux îles, confié au geôlier Saint-Mars et condamné à une prison perpétuelle. En dehors des pièces multiples et probantes de la mort du prince, pièces qui existent aux Archives de la guerre, je me contenterai de rappeler qu'en 1683, date de l'événement, M. de Saint-Mars n'est pas encore aux îles, où il n'arriva qu'en 1687, et n'est plus à Pignerol, qu'il a quitté en 1681.

Saint-Mars est gouverneur du château d'Exilés en Piémont; il a Gous sa garde les fameux merles qu'il y a conduits en litière. La confusion n'est donc pas possible. Il faut reconnaître , du reste, que depuis 1 789 personne ne s'est plus hasardé à prôner cette opinion déraisonnable.

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