‹ La vérité sur le Masque de fer (les empoisonneurs) d'après des documents inédits des archives de la guerre et autres dépôts publicsChapitre 38 sur 170 · LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL DE PIGNEROL · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL DE PIGNEROL

taires de l'arsenal et de la fonderie, cinq églises : Saint- Donat, Saint-Maurice, Saint-Bernardin, le Jesu et la Madone de Paris, et plusieurs maisons religieuses importantes, les Capucins, les Jésuites, les Jacobins, les Cor,deliers, les Augustins, les Pénitents de la Conception, les Religieuses piémontaises et les Religieuses françaises. Elle avait également un palais du conseil souverain et une maison de ville sur la place Saint-Donat.

A l'époque où l'officier des mousquetaires d'Artagnan , de romantique et trop inexacte mémoire , allait conduire dans le donjon de cette forteresse le fameux surintendant et dilapidateur nommé Fouquet, pour l'y faire enfermer sa vie durant, sous la surveillance de M. de Saint-Mars, le personnel de cette ville forte se conâposait de troupes françaises et de sujets italiens.

Pignerol avait donc l'honneur-de posséder un gouverneur général, un commandant de ville, un lieutenant de Roi gouverneur de la citadelle, un commandant particulier du donjon, un commissaire des guerres, un major, deux aides-majors, deux capitaines des portes, un commis de l'extraordinaire des guerres , un directeur de fonderie , un conseil souverain, pour diriger tout ce petit monde.

Tels étaient les rouages d'une place de guerre au dix-septième siècle,

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