‹ La vérité sur le Masque de fer (les empoisonneurs) d'après des documents inédits des archives de la guerre et autres dépôts publicsChapitre 66 sur 170 · VII. LES VALETS DE MM. FOrQCET ET DE LACZUN · texte numérisé non relu

VII. LES VALETS DE MM. FOrQCET ET DE LACZUN

De valets attachés aux prisonniers de Pignerol, il y en a sept, dont quatre successifs pour Fouquet , deux pour Lauzun, et un septième pour Mattioli. Mais être valet d'un détenu du donjon , du temps de Saint-Mars, c'était être prisonnier soimême, au même titre du reste que le gouverneur, ce qui tendrait à prouver que la liberté , tant recherchée par les hommes, n'est qu'une liberté relative, et qu'elle réside plus dans la possibilité d'en jouir que dans la réalité de sa possession.

Si donc je m'occupe des valets de Fouquet et de Lauzun, c'est uniquement pour signaler leur existence et éviter des alibis et des questions de chiffre de prisonniers. Ces valets couchaient dans un même lit et dans une chambre voisine de celle de leur maître. Ils recevaient cinquante livres de gages par mois, plus l'habillement; enfin ils étaient nourris par les soins du gouverneur, moyennant une indemnité correspondante de cinquante livres par tête d'individu.

Il est inutile de parler ici des domestiques de M. de Lauzun , puisqu'ils furent mis en liberté avec le comte en 1681. Ceux de Fouquet présentent plus d'intérêt. Tout d'abord le surintendant n'eut, à son arrivée à Pignerol, qu'un valet qui tomba malade à la Pérouse et fut changé (15 octobre 1665). Son remplaçant fut également fort souf-

1 P. 174, V. 868, Msd. Dépôt de la guerre.

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