XLV. LE SIEUR ROBELIN FILS
Ordre d*entrée , juin 1684. — Ordre de «ortie, 19 janvier 1685.
Ce jeune homme est sans doute le fils d'un financier du même nom, de Paris, fort connu alors. Quel crime avait-il commis? A quelle affaire s'était-il trouvé mêlé? Était-ce une
* P. 127, V. 683, Mjw. Dépôt de la guerre.
2 P. 87, V. 692, Mss. Dépôt de la guerre.
' P. 271, V. 715, Mss. Dépôt de la guerre.
LE SIEUR GAMAND^ CURÉ DE DIBLON. 253
simple leçon que sa famille avait désiré lui infliger? Le résultat est qu'il fut conduit de Paris à Pignerol par l'exempt Desgrez, ce fameux agent de M. de La Reynie^ et le 23 juillet 1684, Louvois écrivait à M. de Villebois, gouverneur intérimaire de la citadelle : « Il faut que vous m'envoyiez » tous les trois mois un mémoire de la dépense que vous ferez » pour la subsistance du prisonnier que le sieur Desgrez vous » a amené, et vous pouvez lui donner de l'encre et du papier
» par à-compte, à condition que vous le ferez rendre ' »
Après une réclusion de plus de six mois , le jeune Robelin obtint sa grâce, et le 19 janvier 1685, Louvois, en adressant au sieur de Villebois l'ordre d'élargissement, ajoutait : u Le » Roi a jugé à propos de mettre en liberté le sieur Robelin fils. » Je vous prie de lui remettre aussi le paquet qui sera ci-joint » et de lui faire payer 200 livres pour lui donner les moyens » de se rendre ici ; quoique vous ne puissiez vous tromper » en lui demandant son nom, néanmoins je vous dirai, autant » qu'il m'en peut souvenir, que c'est le dernier prisonnier n qui vous a été mené à Pignerol par le sieur Desgrez ', . . »