FAMILLE DES ARMOISES, HARMOISES OU HERMOISES
Cette famille, une des plus anciennes et des plus distinguées de Lorraine , était originaire des Flandres. Elle portait : Gironné d'or et d'argent de douze pièces, sur le tout d'argent. Vers 1674, il en existait quatre branches : les Armoises- Jaulny, les Armoises-Commercy, les Saint-Balmont et les Armoises d'Aulnoy ou Bouvigny.
Les Armoises -Jaulny descendaient de Richard , cinquième enfant de Simon. Ce Richard avait épousé, en 1452, une demoiselle Agnès de Jaulny, qui lui avait apporté le
domaine de Jaulny et le marquisat de Spincourt. Au dixseptième siècle, un membre de cette branche, Louis des Armoises, sieur de Jauhiy et Gommercy, grand sénéchal de Lorraine, s'était marié, en 1646, avec Marie-Claude de Harancourt, fille et unique héritière de Jean-Jacques de Harancourt, sieur de Saint-Balmont. Ce Louis avait quatre sœurs : Éhsabeth, Madeleine, Marie et Charlotte. Il eut lui-même quatre enfants : Jean-Albert des Armoises , cornette dans le régiment de Vaudemont (1668) ; Pierre-Louis-Joseph, Jean-François et Catherine.
Un second fils de Richard (même branche) , nommé Thierry , avait eu de son mariage avec Barberine une descendance assez nombreuse; à l'époque que j'étudie, Philippe des Armoises avait épousé en premières noces une demoiselle de Gourcy, et en deuxièmes, une demoiselle Claude d'Aîlamont, d'où Henriette des Armoises, morte à neui" ans, François Florimont qui se maria en 1679 , Philippe , Claude , Henri, Elisabeth , Marie et Jeanne des Armoises.
De la branche aînée des Armoises d'Aulnoy ou Bouvigny, existaient, comme descendants de François des Armoises (marié à Antoinette de Boutellier) , Paul , comte des Armoises, maréchal de Lorraine , marié, en 1658, à Henriette de Rieux de Sourdéac, et six filles.
Antoine , frère de François , avait eu Henriette , Antoinette et Antoine, lieutenant-colonel du régiment de Vaudemont.
Un Robert des Armoises enfin avait épousé une demoiselle Aliénor de Marcheuille, et une demoiselle Barbe des Armoises (fille d'Enguerrand) était devenue la femme d'un sieur Arnold de La Tour^.
Fut-ce un des cadets de l'une des branches des Armoises qui devint l'aventurier belge , désigné par le ministre Louvois? Je n'ai pas encore pu retrouver là-dessus des documents suffisants.
1 Dans le Cabinet des titres (Mss. de la Ribliothèque nationale), les documents sont loin de concorder avec ceux fournis par Lachesnaye-Desbois. Je n'ai reconstruit ces généalogies qu'avec les pièces provenant du Cabinet des titres. Même observation pour la famille de Gournay-Marcheuille.