GAULE VIENNOISE
Massilia (Marseille). — Deux urnes cinéraires, avec leurs boîtes en plomb, trouvées en 1 5g 1 lors de la construction du pont levis de la porte Réalc (Grosson, Recueil, p. 208). — Ampullcs nombreuses, exhumées de la place Saint-Victor (Grosson, p. 193. [98-307. 2l3).
Abelas (Arles). — La nécropole d'Arles est extrêmement riche en verres. Dans ses Antiquités de la rille d'Arles (iG55), qu'on a publiées dernièrement, le conseiller Rebatu ne cite que quatre ampulles communes, dont deux à long col; un peu plustard, on trouva le llacon d'Eultodia (Estrangin, Études sur Arles, p. 149). Le Recueil de Caylus (III, 33o; pl. 89} ajoute à ces découvertes un fragment dans le genre du vase Poriland, représentant un personnage bachique qui entraine un bouc et qui est suivi d'un Satyre (Chabouillet, Cal. ^401). Mais les fouilles qui furent exécutées depuis, dans l'espace compris entre les Aliscamps et les ateliers. du chemin de fer, ont produit un énorme nombre de verres. Les tombeaux romains se trouvent toujours à une certaine profondeur; ils touchent le roc, pour ainsi dire. Là, les verres sont en pleine terre, protégés par des urnes en plomb ou en calcaire, ou plus simplement par des éclats de. pierre ou des briques plates. Leur patine se distingue par ses reflets argentins. Souvent ils sont accompagnés de monnaies de cuivre, de bijoux d'or et d'argent, d'objets en ivoireou en bronze, de lampes en terre cuite. Les sarcophages chrétiens sont placés à 40 ou 5o centimèlres au-dessus du cimetière ppTer; ils abondent également en verres de toutes sortes, dont quelques-uns sont encore remplis de vin; mais leur irisation n'a pas le brillant des verres romains. On en a trouvé avec des bagues d'or et des épingles