GERMANIE SUPÉRIEURE
Noviomacvs (Nimigue). - Le |3 février ,645, on trouva dans un sarcophage romain plusieurs flacons de verre, dont deux â estampilles. Smedus, Antiqui. laies Neomagenses, p. ,,6-117. — De plus on signale deux verres intéressants de la collecdon Guyot provenant de fouilles locales : un vase sans anses, brun foncé, avec des épines blanches en relief, et un flacon quadranguiaire portant les sigles P A V V. La même collection renferme plus de quatre cents perles et boutons en pâte vitreuse. Bonner Jahrb VII, 65.
Veteba {Xanten). ~ Beaucoup de verres antiques, provenant de Xanten, ont fait partie d'une collection célèbre, celle de M. Houben, et je les ai cités à plus d'un endroit. Ils figurent dans les publications de Fiedler et dans la Slade Collection, qui en a le plus profilé. Pour éviter les redites, je ne signalerai ici que les verres principaux : un poculum en pâte bleu saphir, avec deux anses en blanc opaque, disposées comme les poignées des vases sidoniens (Slade p. 33); une petite coupe en verre blanc craquelé, imitant ié cristal de roche (Musée britannique) ; une aiguière à orifice trilobé, avec un collier en fil de verre (Slade, p. 40) ; une anocltoé ornée de fils polychromes en zigzag; un verre bleu figurant une colombe (Slade p. 48).
u6 VERRERIE
Crefeld.— Deux petits vases ornés de fils multicolores en zigzag (Musée de Londres}.
Novaesitm (Neitss). — Amphorisquc bleu, trouvé en 1844 dans un vase en terre noire, avec un denier d'argent de Septimc-Sévèrc. Bomicr Jahrb., t. V-VI, p. 410.
Colonia agrippinensivm (Cologne). — Les nécropoles de Cologne sont extrêmement riches en verres, et ce n'est pas sans raison qu'on en a conclu à l'existence de grandes manufactures romaines sur les bords du Rhin. Depuis quarante ans, les trouvailles les plus importantes sont consignées avec soin et souvent expliquées avec érudition dans l'Annuaire des Antiquaires de Bonn ; presque chaque volume de cet excellent recueil m'a fourni des renseignements dont j'ai pu tirer parti. Ce sont surtout les collections de M. Cari Disch à Cologne et de M. Charvet (pl. vni-x. xm.xxu.xxv.xxvii-xm.xxxi), les Musées de Londres, de Dcrlin, de Munich, qui se sont enrichis de ces découvertes. Au nombre des verres principaux je citerai les deux gobelets réticulés, aux légendes : Bibemultis annis, xb Çfamç kjXû; (p. 89), trouvés en avril 1844, dans un cercueil de pierre avec deux squelettes, dont l'un portait dans la bouche une monnaie de cuivre de Trajan, l'autre un bronze de Constantin jeune. La coupe de Prométhéefp. cp), les vases figurant une tête barbare (p. (3i) et un singe jouant de la syrinx (p. Go) comptent également parmi nos verres les plus précieux. Souvent les vases vitreux de Cologne ont la panse ou l'encolure enveloppée de fils blancs ou colorés qui se dévident en spirale. Un flacon du Musée britannique est encore muni de son bouchon de liège que recouvre une capsule en cuivre (Slade n' 275). Un petit gobelet blanc est décoré de fils en blanc opaque et en bleu pâle,disposésen triangIc(Sladc n"22ÔJ; un amphorisque porte des fils polychromes en zigzag (Slade p. 42). Le plus beau flacon à renfoncements que j'aie vu (Ibid.,p. 35) vient aussi d'une des nécropoles de Cologne. Dans la règle, les verres cinéraires se trouvent enfermés dans des caisses de pierre calcaire, carrées ou cylindriques, et dont le couvercle, soigneusement ajusté, est fixé au moyen d'un mastic (p. 80). M. Kamp, dans ses Epigraphische Anttcaglien in Kœln (n" i38-t45),a relevé quelques timbres verriers.
Weyden. — Au mois d'avril 1S43, on trouva, dans un tombeau romain de la fin du troisième siècle de notre ère, plusieurs vases et fragments de verre. Un flacon carré, qui portait l'estampille des verriers Firmus,Hilarus, Hylas, contenait un onguent qui, en s'épaississant, était devenu une espèce de cire odorante. Sur un débris de vase, on remarqua des traces de dorure et les lettres EPI; sur un autre, quelques figures bachiques et les restes de deux inscriptions. Bonner Jahrb., t. III, 148.
Gelsdorf, — Dans un sarcophage de pierre, on re-