‹ La verrerie antiqueChapitre 128 sur 145 · LISTE DES NOMS DE VERRIERS · texte numérisé non relu

LISTE DES NOMS DE VERRIERS

Une nomenclature des verriers antiques, puisée dans les auteurs, les inscriptions et relevée sur les objets mêmes que nous venons d'étudier, est le complément obligé d'une Histoire de la Verrerie. Néanmoins, si je n'avais à consulter que mon sentiment personnel, je ne publierais pas cette liste. Tant que le Recueil des inscriptions latines, entrepris par l'Académie de Berlin, ne sera pas terminé, on est à peu près certain de ne rien faire de bon. D'autre part, une simple copie de noms propres ne suffit guère pour donner une idée de ces marques de fabrique, de leur âge, de leur aspect et de leur 1 connexité. Les noms sont souvent accompagnés de ' ligures, ils sont disposés en cercle ou combinés avec un décor que le crayon seul peut rendre exactement. Quant à la forme des lettres, elle exige une reproduction plus fidèle encore, si elle veut prétendre à servir d'indice chronologique. Je me suis rendu compte de toutes ces difficultés, et si, après bien des hésitations je me résigne à ne point attendre l'achèvement du Corpus Inscriplionum et à me passer du crayon d'un artiste, c'est que je pense qu'à défaut d'un travail irréprochable, on peut faire un travail utile.

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Les timbres verriers forment plusieurs groupes, que j'ai eu soin de ne pas confondre. Il y a d'abord les noms grecs; ceux-là se détachent tout d'une pièce et constituent une série bien tranchée. Mais les noms romains se prêtent moins à une classification par ordre alphabétique. Je les ai divisés en trois familles. Les marques qui nous font connaître le gentilicium du verrier, figurent en tête de la liste, et avec raison, car ce sont les plus anciennes. Elles vont delà fin de la République jusqu'au règne des Antonins. Suivent les surnoms, dont aucun ne semble antérieur au deuxième siècle de notre ère. Il en est de même delà dernière série, qui comprend les lettres isolées, surtout les quatre sigles apposés sur le fond des flacons carrés.

En dressant cette liste, je me suis naturellement préoccupé de la rendre aussi complète que possible. Et cependant c'est là. dans le désir d'être complet, que j'ai trouvé I'écueil principal. Les estampilles des verriers ne sont pas faciles à lire ; souvent elles sont incertaines, baveuses, mal soufflées dans le moule. Celles que j'ai vues de mes propres yeux, ou dont les copies m'ont été communiquées par des hommes de science, ne laissent plus grand'chose à désirer sous le rapport de l'exactitude ; mais d'autres, qu'il a fallu reproduire d'après les livres imprimés, donnent prise à la critique, à tel point que je n'ai pas jugé à propos de les recueillir toutes. Pour des motifs différents, j'ai laissé de côte les sigles qui ne se composent que d'une ou de deux lettres. Non que je doute que les plus petites inscriptions n'aient leur prix et leur utilité, mais il s'agissait d'orner le cadre plutôt que de le remplir.

I AiétavSpoç

Fragment en pâte verte, avec la légende rétrograde : AAeSANil'Or. — Musée de Londres. Ma

2 'Apîorwv de Sidon

Poucier bleu, adhérant à son anse :

R I 2 T 0 ARI3T DO N I s I a 0 1/1

Trouvé à Rome. Ma copie.

) 'ApTâç de Sidon

Pouciers à légende bilingue :

APTAc iî A R T A S ceiAw SIDON

Je connais une trentaine d'exemplaires, plus ou moins complets, la plupart en pâte blanche ou bleue, trois seulement en verre jaune d'ambre. Ceux de la coll. Slade (n* 199) et du Musée de Berlin sont encore adhérents à l'anse d'un canthare brisé. Deville (p. 6) prétend qu'à côté (il veut dire : à

l'avers) de ce nom on voyait parfois une tête imberbe laurée (d'Auguste ?) ; rien de plus faux.

Les inscriptions ont été publiées souvent : pour la première fois par Tomasinus , de Tesseris hotpitalibus (Amst. 1670), p. 116. Pariaudi {Lettres à Cayius, p. 100) est à peu près le seul qui les ait mal lues, Sdiurmans est le seul qui ne les ait pas comprises, et M. Wilmanns ( Exempla inscript, lot. II, p. 247) donne un teïte qui n'existe nulle part; il doit l'avoir cité de mémoire.

4 Etpï.vœto; de Sidon Poucier en pâte jaune d'ambre :

EIPHNAIOC eilOlHCGN

A l'avers, la tête d'Auguste à g., en relief. — Musée britannique. Ma copie.

5 eiPHNAIOc

enomccN

ClAtoNlOc

a. Poucier en pâte verdùtre, acheté à Syracuse par M. Julius Friedlander (Musée de Berlin); à l'avers,

ta tctc laurec d Auguste. J.cn ai „„ f„.!imifc cxcc|.

MB ^."""P-B" q« « dois a ia borttd de

Ttf'iT^ * 11 <lir«'i°" d« Muâmes royaux. Bull. Napol., IV, ,3. y, ,,g Coma inscript, graec. 8484. e

b. Collection du baron Rccupero à Calant- A l'avers, un buste imberbe lauré (d'Auguste] à a et en relier. Bull, ddt ha. 1 866, p. ,6.

c. Exemplaire fruste, en pâte bleue^ au Cabinet de France. A l'avers, la tête laurec d'Auguste à gauche. Ou a pr,s cette tète pour celle de Caligula, mais la confus.on n'est pas pnssible. C'est l'empreinte d'une pierre gravée ovale.

" EwtblV

A la p. 65, j'ai cité tous les verres de cet artiste. Jusqu'à présent on en connaît huit exemplaires, de formes variées :

a. Le verre de Bagnolo, en pâte jaune d'ambre (Musée de Catajo). 'EwU fanfqt}». v( Mvipjj (sic) b iYopàîvù) (sic).

b. Le fragment de Borgo-San-Donnino (Musée de Parme). 'Ewfcn iwtqet,,

e. L'amphorisque de Panticapée (Musée de l'Ermitage;. 'Ewftiw bulu,

d. LescyphusbleudeCarezzana(Muséede Turin).

e. Le fragment de Solontc (en Sicile). Mv^ (sic) / Lescyphusde Rcfrancore, en pâte vert de mer.

EwiUV ÈTTsiTitJEV. MVIPÀ ( SIC) i àfOpdÇuV.

g. La coupe de Kythraea de Chypre. 'Êwktv WtfiJ. 3 MvijSi) (sic) b ^opaïev. Rev. arch., N. S., t. 29, 99.

h. Le verre de la collection Charvet (pl. XXVI), également trouvé en Chypre. 'Ewiuv htAmiv.

S'il faut ajouter foi à des renseignements particuliers que j'ai reçus de Larnaka , on y aurait découvert une coupe ù la légende :

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