Le catalogue de l'Exposition universelle de
{p. 327, n* 335) menlionne une coupe de la coll. Beurdelay, représentant une femme assise près d'un temple et agitant un sistre; puis un homme gravant une stèle à l'aide d'un ciseau et d'un maillet.
g. [Coll. de la grande-duchesse de Toscane]. Scstini, Illustration? di un rasa antico di vitro ritrovalo in un sepolcro presso l'antîea Populonia. Florence, 1812 (traduit en français par Grivaud, dans le Magasin eneyelop., mars 18 1 3). — Mercklin, de vase l'ilrco Populonienst (Dorpat, i85i). — G. B. de Rossi, le prime Raccolle d'anliche iscri^ioui {Rome, i852),p. 59. Bull. Napolelano, t853,p. 1 33 (pl. IX, a). — Costc, Voyage d'exploration sur le littoral de la France et de l'Italie (Paris, 1861), P- 99-
10. Trouvée près de Rome (autrefois au Musée Borgia). Bull. Napolelano, iS53, p. j 33 (pl. IX). i854,p. t 53. Bull.deir Insl. i853,p. 36.
1 1 . En Portugal (Académie des Beaux-Arts à Lisbonne). Jordan, Arch. Zeitung 1868, p. 91 (pl, XI).
VERRES GRAVES 97 Pouzzoles. En commençant par la gauche, on voit d'abord les eaux d'un bassin énorme (STACNVm) et un pont de bois, contre lequel s'appuie la déesse de l'Approvisionnement annuel, Annona, tenant deux épis et un modius. Une seule maison indique la position de la ville (BAIAE) et du bois qui l'entourait (SILVA). Le phare (FAROS) domine un second étang (STAGNVwi), aux bords duquel se dresse le palais de Néron (PALATIVm NERONIS). On ne distingue de cette somptueuse fabrique que deux portes monumentales, c'est-à-dire deux corps de bâtiments, construits sur pilotis, séparés par le parc d'huîtres (OSTRIAR1A) et réunis entre eux par un gigantesque pont. Après le palais, c'est la ville de Pouzzoles qui s'étale dans toute sa magnificence. En avant, le môle et le quai (RIPA) avec sa porte d'entrée couronnée de quatre frontons triangulaires; ensuite le pont (PILAE1) aux deux colonnes supportant des statues; lare d honneur d'Antonin le Pieux, décoré d'un quadrige triomphal; deux amphithéâtres (AMPITHEATra), un portique à double colonnade (SOLARIVm), le temple du Génie de Pouzzoles avec la statue du Génie, tenant une corne d'abondance et sacrifiant sur un autel ; ; puis le théâtre (THEATRVM), les thermes de Trajan (THERME TRAwNI?) , l'autre extrémité du quai (RIPA) et un édicule dont la façade donne sur une pièce d'eau. Tous ces détails sont grossièrement burinés, à tel point que souvent on a de la peine à deviner l'intention du graveur; mais le défaut d'art est racheté par un puissant intérêt archéologique et le grand nombre des légendes qui classent ces trois verres parmi les monuments les plus précieux de l'antiquité. Je les crois du ive siècle ?.
La coupe gravée de la collection Charvet {vignette^ p. 94) a pour sujet quatre figures drapées, debout entre des pilastres et portant à chaque main un rameau. Elle vient d'être trouvée à Mayence +.
Quant aux verres purement chrétiens, ils sont en dehors de mon cadre, et je ne puis les aborder qu'à la hâte. Je ne citerai donc que la patère de Podgoritza5, qui est ornée de scènes bibliques : le sacrifice d'Abraham, l'aventure de Jonas, Adam et Eve, la résurrection de Lazare, saint Pierre faisant jaillir une source, Daniel dans la fosse aux lions, les jeunes Hébreux dans le brasier, Susanne, les trois enfants babyloniens priant dans un navire. Là aussi, les sujets ont des légendes explicatives, et bien que postérieur de beaucoup aux autres vases gravés, le travail est plus fin, moins fouillé surtout, et fait preuve d'une certaine adresse de l'outil.
Les verres taillés (pl. X, 62. XXII, 9}) datent de la même époque, le IVe et le v* siècle après la venue du Christ. Ils imitent le cristal de roche, et leurs facettes polies, soit
r. Sur l'ampullc d'Odemira, on a écrit : PILAS.
1. M. Jordan prend la statue pour celle de la Fortune ; c'est une erreur. Je ne suis pas toujours d'accord avec son interprétation, d'ailleurs excellente, ni avec celle de M. de Rossi, et mon point de départ diffère un peu du leur.