‹ La verrerie antiqueChapitre 96 sur 145 · Vitrca pila. Orelli, Sylloge, 2^91 , cite un pas · texte numérisé non relu

Vitrca pila. Orelli, Sylloge, 2^91 , cite un pas

sage de Nicéphore Grégoras, Hisi. by*. VIII, 10, 4: 'ï KXco ijçaïp*. — Ephemcris epigr. I, 55.

8. Houbcn, pl. 40. — Deville, pl. 80. — Minutait, p. 10, parle d'une boule en verre mosaïque, trouvée dans les ruines d'un temple dc Véies.

9. L'épingle de la coll. Charvet est en os et décorée dc perles de verre. Elle représente une main tenant un buste de femme

10. J'ai publié, à la p. 49, un bracelet en pâte noire; d'autres, en verre multicolore, se trouvent dans Lindenschmit, Alterthûmer unserer htidnitchen Vor- \eit, t. II, fisc. 9,3.

1 r. L. XXXV, 48 : Vitreisgemmise volgi anulis. — La plus grande bague en pâte vitreuse que j'aie vue, fait partie de la collection de M. AlessandroCastellani à Rome.

l'Hecatompedos, dresse dans la troisième année de la 95e olympiade, mentionne une dizaine de cachets en verre polychrome (mpça.yX^tt ââXivat nouuW) avec leur sertissure en or 1 .

Quant aux intailles et aux camées reproduits en pâte, ils sont trop étroitement liés à la glyptique en pierres dures pour qu'on ait jamais songé à les en détacher. M. Charvet a de très belles imitations de camées (pl. XI) : un sphinx femelle; un vanneau qui se précipite sur un nid de petits oiseaux; un buste drapé et voilé; Vénus assise au pied d'un arbre et tenant sur ses genoux une corbeille où elle va renfermer quelques Amours qui se sont échappés. Une des compagnes de la déesse secoue les branches pour en déloger les fugitifs; une autre les reçoit dans ses bras. On connaît beaucoup de ces camées, de toutes les époques de l'art et de toutes les dimensions; mais les intailles en pâte de verre sont plus nombreuses encore (pl. XI), et il n'est pas toujours aisé de les distinguer d'une pierre, lorsqu'elles sont serties dans leur chaton \ En citer ne fût-ce qu'un choix, ce serait se perdre dans un des plus vastes domaines de l'archéologie. J'en dirai autant des amulettes que les anciens attachaient à leurs colliers. Ceux qui nous intéressent particulièrement ont été décrits à leur place : les masques phéniciens, par exemple (vignettes ci-dessous), les figurines de Syrie et les

phallus 3. D autres objets viennent à la suite; car où faudrait-il classer les tessères chrétiennes et byzantines (pl. XI) *, si ce n'est à côté de ces antiques talismans?

Il existe une tessère gauloise en verre, au même type que les monnaies d'or et de cuivre des Morins^; aux environs de Châlons-sur-Marne, on a trouvé l'empreinte, en pâte blanche, d'une monnaie de Diaduménien c. Ces pièces forment pour nous la

1. Corpus inscript, gratc. i5o. — Bœckh, Staatshaushatt, t. II, îG3.

2. Gemmae vitreac pro veris venditae. Trebellius Pollion, Galtieni duo, ch. 12.

3. Dcvillc, p. 40. — Phallus en verre rose, orné de filigranes, trouvé à Metz (Simon, p. 235).

4. Ilyenatrois: CRISTOFORI. Saint Christophe portant l'enfant Jésus; puis deux monogrammes byzantins, dont l'un sembla devoir se lire : OfoSfyou, l'autre iNi/.7i?dp;u. Trois tessères d'éparqiies byzantins sont citées dans la Stade collection, p. 5g ; j'en connais deux autres que je publierai prochainement.

5. Coll. de M. Félix Le Scrgcant de Monnecovc. Cette tessère, en pâte verte, représente un cheval galopant vers la g.; dans le haut on aperçoit le bras

dr. levé de l'aurigc. Le revers est lisse et légèrement bombé, ce qui rappelle les monnaies unifaces desMorins. L'objet a été trouvé, en iS5i, à Fresnicourtfentre Arras et Béthune). Voir Dancoisne, Un mol sur la 6"" question ainsi conçue : a-t-il existé des monnaies de i-ernuchc^ tes Gaulois? (Arras, 1S54).

6. Simon, p. 235. — J'ai déjà parlé (p. 35) des bustes de Marc-Aurèlc, de Faustîne et de Commode jeune (il n'en existe ni d'Antonîn, ni de Lucille) en relief, qui décorent les fonds de certains verres trouvés à Rome. Au musée britannique, on voit deux fragments semblables, dont l'un porte, en relief, l'avers d'un Grand Bronze de Domitien; sur l'autre on distingue l'avers d'un Grand Bronze d'Hadrien. Slade,

OBJETS DIVERS Io5 transition naturelle aux monnaies arabes en verre. Pour peu que la curiosité s'y porte, .1 y aura bien des choses à apprendre de cette multitude de petits monuments, encore si peu appréciés et pourtant si dignes d'être recueillis

Mats ne nous abusons pas. Si, d'une part, la richesse des matériaux défie toute analyse, .1 n en est plus de même sur d'autres points où notre savoir relève presque entièrement des textes classiques. On devine que c'est aux miroirs que je fais allusion. Les auteurs anciens s occupent peu des miroirs de verre ,.iTmTpl). Un philosophe grec>

Ph.lolaos, contemporain de Socrate, semble les avoir connus ; Pline eu attribue l'invention aux artistes de S.don, mais sans nous renseigner ni sur la doublure, ni sur la couleur des pâtes. Ce n'est que bien plus tard, au v? siècle de l'ère chrétienne, qu'on parle de 1 etamage '. Faut-il en conclure que les miroirs phéniciens étaient en verre noir? Je ne le pense pas. Le musée de Turin a deux petits miroirs antiques en pâte blanche, trouvés en Égypte et cerclés chacun d'une bordure en bois de sycomore. L'un d'eux est encastré dans le siège d'une figurine en pierre calcaire-. L'existence des miroirs vitreux ne fan donc pas de doute, et s'ils n'ont pas réussi à se substituer, dans l'antiquité même, aux disques de bronze ou d'argent, cela tient a des motifs que nous ignorons. Du reste, si les miroirs en métal abondent dans certains pays, comme en Étrurie et en Grèce, il en est d'autres où jamais on n'en a découvert un seul.

Quant aux verres comburants et aux verres d'optique, on ne saurait nier que les anciens en aient fait usage. Du temps d'Aristophane, les droguistes vendaient une pierre translucide (CîAoç) pour allumer le feu par les rayons solaires'. Des lentilles grossissantes, taillées en plan convexe, ont été retrouvées en assez grande quantité pour que nous ayons sur ce détail une idée nette et précise

11 ne resterait donc qu'une question à examiner, mais une des plus importantes, l'emploi du verre dans l'architecture. On n'aura pas oublié le beau passage de Théophile s, où il raconte que les Francs recherchaient dans les décombres des édifices romains les mosaïques en verre multicolore afin de les soumettre de nouveau a la cuisson. Les mosaïques de ce genre sont si fréquentes que je ne veux citer aucun exemple Au xvn" siècle, et à Rome même, Passeri fit déblayer les substructions d'une maison antique, dont le pavé formait une masse compacte de verre. Une découverte analogue eut lieu à Isola Farnese, où des centaines de carreaux en verre verdâtre, de l'épaisseur d'une tuile, avaient servi au pavage des appartements'. Souvent, ces mêmes carreaux

1. Dans les Problemata attribues à Alexandre d'Aphrodisios (I, i3î) ëv:;Ûlv zItûv xpiwst wr.-.lpè- — Beckmann, Geschichte der Erfindungen, t. III, 5oi-5iS.

Page 1