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II. — Gazogènes à gaz mixte

Les premiers gazogènes de ce système ont été les gazogènes à gaz d’air auxquels on a ajouté un cendrier toujours rempli d’eau, la vapeur

d’eau produite se mélange à l’air admis au gazogène pour donner la réaction suivante :

3 C + æ+ 4 Az2 + J:I20= 3 C O + H2 + 4 Az2

Air Vapeur d’eau

Le gaz obtenu est ainsi un mélange de gaz d’air et de gaz à l’eau, d’ou le nom de gaz mixte.

La puissance calorifique du gaz de ces gazogènes est en moyenne de 1250 calories par mètre cube.

Presque tous les gazogènes de ce groupe fonctionnent par soufflage, certains d’entre eux sont du type dit à combustion renversée, c’est-àdire que la combustion se fait à la partie supérieure du gazogène et non pas à la grille, ces gazogènes conviennent tout spécialement pour les combustibles riches en eau : bois, lignites, etc.

a. — Gazogènes à tirage naturel.

Ces gazogènes, encore très employés en verrerie, fonctionnent sans aucune insufflation, l’air et la vapeur sont simplement entraînés par le tirage du four, ils ont l’inconvénient de ne pouvoir utiliser les combustibles très menus, d’exiger d’énormes conduites à gaz et d’ètre influencés par le vent.

En premier lieu, il faut citer le gazogène Siemens avec cendrier garni d’eau, qui est en somme un ancien gazogène à gaz d’air auquel on a ajouté le cendrier rempli d’eau.

Dans le même sous-groupe sont les gazogènes dits à barrages. La fig. 2 représente un de ces gazogènes. Le combustible chargé dans la trémie T tombe dans le gazogène ; ses produits de distillation, au lieu

d’être entraînés par les gaz sortant du gazogène, comme cela a lieu avec les gazogènes Siemens, sont obligés par le barrage B de descendre (fig. 2) dans le gazogène et de traverser des parties très chaudes ; ils se mélangent ensuite aux gaz qui s’échappent par le conduit c. La combustion s’opère à la grille G, l’eau contenue dans le cendrier A fournit la vapeur nécessaire.

b. — Gazogènes soufflés.

Les cendriers des gazogènes que nous venons de décrire peuvent

lre PARTIE : LA FUSION DU VERRE

être munis de fermetures et fonctionner par soufflage. On a cependant créé des types spéciaux qui satisfont mieux aux nécessités du travail ; le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas une étude complète, nous ne décrirons donc que les principaux modèles de gazogènes. Le plus ancien et un des plus répandus est le gazogène Dowson.

Le gazogène A, de forme cylindrique, est complètement entouré par une garniture en tôle dans laquelle sont pratiquées les ouvertures nécessaires au passage de la trémie et des tuyauteries d’air et Fig- 3- — Gazogène Dowson de gaz. L’air, entraîné par un jet de vapeur, arrive en B sous la grille G? la proportion de vapeur est réglée pour admettre au gazogène exactement la quantité d’eau qui lui est nécessaire. Le gaz sort par la tuyauterie D, une porte C, sert au dégrillage du gazogène.

GAZOGÈNE TAYLOR (FICHET ET HEURTEy)

Le gazogène Taylor est un appareil très bien compris et très pratique. Pour obtenir le maximum de rendement du gazogène (fig. 4), on utilise la chaleur perdue des gaz sortant du gazogène à chauffer l’air et la vapeur d’eau qui doivent y être admis.

Le gazogène se compose d’un cylindre en tôle garni intérieurement d’une chemise réfractaire légèrement conique A, ce qui facilite la descente du combustible. Au bas de l’appareil, une trémie tronconique B, percée de nombreuses ouvertures, reçoit les cendres et les mâchefers et les déverse sur la sole mobile C, qui reçoit le mouvement à l’aide de la manivelle D, cette sole est montée sur la boite à air E, des billes assurent un bon roulement. Pour le dégrillage, une tige de 1er F est introduite dans le cône d’éboulement des scories et la sole tournante est mise en mouvement, les cendres et mâchefers tombent dans le cendrier d’où on les enlève par la porte G.

L’air chaud et chargé de vapeur arrive au gazogène par le tube H noyé dans la garniture réfractaire, il passe dans la boite E et pénètre au gazogène Fig. 4.— Gazogènes Taylor (Fichet et Heurtev)

par la tuyère I recouverte d’un cône empêchant l’obstruction de la tuyère par le combustible.

Les gaz chauds sortent du gazogène par un conduit entouré de maçonnerie pour éviter leur refroidissement par rayonnement, ils arrivent ensuite au surchauffeur de vapeur J, puis ils traversent un faisceau tubulaire K. L’air insufflé au gazogène par l’injecteur à vapeur L vient au contact des tubes traversés par les gaz chauds, il récupère une partie des calories qu’ils entraînent. Le mouvement de l’air et des gaz se fait en sens inverse.

GAZOGÈNE WILSON

La cuve de ce gazogène est franchement tronconique, l’air débouche directement au milieu du gazogène sous faible pression (20 à 25 mm d’eau). Des hélices en fonte, manœuvrées de l’extérieur, servent au décrassage ; la partie inférieure de ces hélices plonge dans l’eau du cendrier, ce qui empêche tout échauffement anormal.

Ce gazogène offre aussi cette particularité, c’est que l’inventeur l’a utilisé à régénérer l’acide carbonique des gaz brûlés, nous n’avons pas à rechercher si la priorité de cette idée revient à Wilson ou à Biederman et Harvey, mais il était juste de signaler le gazogène Wilson.

GAZOGÈNE FAUGÉ

Le gazogène Faugé diffère complètement des autres modèles de gazogènes dont nous avons cité quelques types; dans cet appareil, le foyer se trouve en effet à la partie supérieure du gazogène. C’est donc un gazogène à combustion renversée.

Les gazogènes Faugé permettent d’employer des combustibles très riches en eau, tels que bois, lignites, etc., contenant beaucoup de produits volatils, houilles grasses, bitumineuses et collantes.

L’air étant admis en haut du gazogène, c’est-à-dire du côté où s’effectuent les chargements du combustible ; les produits gazeux ou simplement volatils contenus dans le combustible sont brûlés en presque totalité, ceux qui ont échappé à la combustion sont détruits par pyrogénation en traversant la couche de combustible en ignition.

La fig. (5) représente un gazogène Faugé. Le combustible chargé en a tombe dans le corps du gazogène 6, des regards c permettent de briser les agglomérations de combustible qui pourraient se former. L’air chaud et saturé de vapeur d’eau, arrive en of, la combustion

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