SOUFFLAGE A L'AIR COMPRIMÉ
M. L. Appert a cherché à supprimer complètement le rôle de l'ouvrier souffleur, rôle si pénible et si préjudiciable à la santé des ouvriers, en remplaçant le souffle humain par une injection d'air comprimé. Il a inventé une série d'appareils pouvant se prêter au travail du soufflage pour des objets de toutes formes, bouteilles, manchons pour vitres, etc., et, suivant la nature de l'objet à souffler, l'appareil a reçu diverses modifications rendant possibles tous les mouvements que l'ouvrier doit donner à la canne. Rien ne le gêne dans son travail ; il peut, soit faire tourner rapidement la canne, sur elle-même, soit la tenir verticalement le « nez » en haut ou en bas, soit lui donner le mouvement du pendule.
Nous donnerons la description sommaire de l'appareil dit « Appareil universel à souffler le verre. »
Deux pédales P (fig. 29), qui font saillie au-dessus de la plate-forme
Fig. 29.
de travail, permettent de mettre en mouvement, par les tiges li, un robinet d'arrêt automatique r, situé à la partie supérieure de l'atelier. Ce
robinet est mis en relation, d'un côté avec le réservoir d'air comprimé; de l'autre, avec la canne du verrier, au moyen d'un tube flexible a qui passe sur une poulie OC.
Le soufflage à l'air comprimé qui, seul, peut permettre la fabrication des objets de dimensions colossales, témoin cette sphère de lm,55 de diamètre, dans laquelle on a pu découper 3.000 verres de montre, avait été étudié par M. Appert, dans le but de rendre moins pénibles les conditions du souffleur, et nous pouvons dire, que son application a été considérée partout comme un véritable bienfait.