LONG COL, VERRE FI
LAN-DREUX. • — Cimetière de Reims (Marne).— Musée de Saint- Germain. Salle XV, n" 27232.
FiG. 60. — Flacon .\ lo.vg col, verre BLEUTÉ. — Grand Val d'Étretat (fouilles Cochet, 1S55). — Musée départemental d'antiquités, à Rouen.
IT
FiG. 61. FLiCON EM VERRE
INCOLORE TRÈS ÉPAIS. — Trouvé à Rheiudorf, le 14 mars 1839. — Musée de Sèvres, n» 2665^.
Kg. 62. — Fl.\con en \xrre incolore FiL.\NDRErx. — Fouilles Cochet, à Cany, en 1849. — Musée départemental d'antiquités, à. Rouen.
FiG. 63. — Fl.acon a. p.anse
PRISM.\TIQUE. IRIS.'VTION
ARGENTÉE. — Trouvé à Arles (TrinquetaiUe) . —
Musée Borély, à Marseille, n» 497.
72 la verrerie en gaule sous l'empire roaiain.
4. — Bouteilles apparentées par leur forme au type grécooriental DE L'ALABASTRE ET DU BOMBYLIOS ET LEURS DÉRIVÉS.
(Formes 20 à 26.)
I^es ampoules et les flacons, dont la description va suivre, sont des vases destinés à renfermer des parfums, des essences, des baumes.
Ils sont apparentés plus ou moins directement aux balsamaires d'albâtre, de métal ou d'argile que les Égyptiens, les Grecs, les popu-
FiG. 64. — BOMBYLIOS CORINTHIEX EN TERRE
CflTE. vi" S. av. J.-C. — Collection Morin-Jean, n° 474-
l'iG. 65. — AXABASIRE EN PATE DE \'ERIŒ MUL- TICOLORE. — Syrie. — • Collection Morin-Jean, à Paris.
lations des îles et de la côte d'Asie employaient depuis fort longtemps au transport des parfums.
Ces balsamaires étaient désignés par les anciens sous les noms à'alabastre (i) et de bomhylios (2). C'étaient des petits récipients en forme d'outre ou de poire, caractérisés par une panse renflée du bas (fig. 64). Ces vases étaient munis d'un goulot court surmonté d'une embouchure afïectant la forme d'une rondelle plate, très débordante.
(i) Dictionnaire des Antiquités de Saglio, 1. 1, première partie, p. 175 et suiv. (2) Dictiomuiire des Antiquités de Saglio, 1. 1, première partie, p. 720.
DESCRIPTION GENERALE DES TYPES
lycs Corintliiens, au vu'' et au vi° siècles avant J.-C. ont inondé le monde méditerranéen de bombylios de terre cuite ornés d'animaux peints (fig. 64) . Vers la même époque et pendant les siècles suivants,
FiG. 66. — Ampoule de verre bleu. — Arles. Cabinet des Médailles, à Paris, u° 796.
Fio. 67. — Ampoule a parfum. — Provenauce indéterminée. — Collection Morin-Jean'n" 615.
les Égyptiens ont fabriqué des alabastres en onjrx oriental ou en'pâte de verre opaque polychromée à l'aide de bâtonnets de couleurs variées (fig. 65) .
Formes 20-21-22. — Petites ampoules pirif ormes. Goulot plus ou moins allongé. Embouchure tantôtsans ourlet (20-21), tantôt ourlée
Fio. 6S. — Flacox en \-erre bleu-verdatre. — Musée de Picardie, à Amiens, n" S97.
(22). — Les spécimens munis d'anses (fig. 68 et 69) sont peu abondants dans cette série.
Des ampoules formes 20 à 22 ont été découvertes en masse dans les sépultures à ustion de la période romaine. Elles portent, dans le langage courant des fouiUeurs, le nom de lacrymatoires, parce que.
d'après la légende, les parents des défunts y rassemblaient les larmes qu'ils avaient versées pendant la cérémonie des funérailles.
On sait, aujourd'hui, que ces fioles n'ont jamais contenu de larmes,
FiG. 69. — Fiole a anses appendicuiées. — S3Tie. ui" s. — Collection Morin-Jean, n" 3041.
FiG. 70. — FlOLE RECUEILLIE EN OCTOBRE 1882, FiG. 71. — FlOLE DE VERRE VERDATRE, trouvée à
à Paris, 38, avenue des Gobelins. — Collection Paris, 6, boulevard de Port-Royal, en août iSSi.
Ch. Magne, à Paris. Romain II. — Collection Ch. Magne, à Paris.
mais on continue à les désigner par le mot lacrymatoire qui est, en quelque sorte, consacré par l'usage.
DESCRIPTION GÊNÊRAI.E DES TYPES
A la série des lacrymatoires, nous devons rattacher les n^^ 37 et 38 du tableau de morphologie générale qui ne diffèrent des types 20-22
Fis. 72. — Fiole sans anses. — Fouilles du Boulonnais. — Musée de Boulogne-sar-AIer, n" 2563.
que par la forme de leur panse. Beaucoup de ces petites bouteilles nous sont parvenues désagrégées et tordues par le feu. EUes ont été recueilUes au milieu des cendres du bûcher funèbre. M. Mazauric, l'actif conservateur du musée archéologique de Nîmes, pense qu'elles
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FiG. 73. — B.\LS.\M.\IRES A LONG COL.
devaient renfermer des encens qui, en brûlant avec le défunt, servaient d'antidote contre les mauvaises odeurs.
I^es fioles 20 à 22 sont en verre, tantôt teinté naturellement par les oxydes métalliques, tantôt coloré volontairement en jaune ou en
LA \rERRERIE EN GAULE SOUS L'EMPIRE ROMAIN.
bleu vif. Elles ont été utiUsées du i'^'' au iv*= s. de notre ère, mais elles sont beaucoup plus abondantes au Romain I qu'au Romain II.
FiG. 74. — Balsamake a panse bulbeuse, trouvé à Arles. — Musée Borély, à Marseille.
A Cologne, elles ont été recueillies principalement dans les incinérations contenant des monnaies d'Auguste, de Tibère, de Néron (i) . Il en est de même dans la Gaule méridionale.
Des ampoules forme 22, en verre bleu intense, ont été trouvées
FiG. 75. — JLarques de verreees moulées sctî le fond de trois b.\ls.\m.\ires forme 25. — Musée
Borcly, à Marseille (n"' 533-534 et 535).
en 1882, à Boulogne-sur-Mer (Briqueterie de Saint-Martin) dans un cercueil de plomb qui paraît dater du iii«^ ou du iv^ s. (2).
(i) Voy. Bmmer Jahrbiicher, 1906, fasc. 114-115, pi. XXI. {2) Musée arcliéologique de Boulogne-sur-Mer, n" 2.792.
DESCRIPTION GÉNÊRAIvE DES TYPES.
La fiole figure 79 est un spécimen très tardif (fin du iv^ siècle) des bouteilles émanant du bombylios et de l'alabastre des Grecs.
Formes 23-24-25. — Balsamaires à panse tronconique on bulbeuse surmontée d'un goulot en forme de tuyau très long. Orifice à ourlet. — L,es vases à parfums formes 23 à 25 dérivent de l'ampoule 22. La transformation s'est faite tout naturellement par allongement du col et aplatissement de la paraison. La panse de ces bouteilles varie beaucoup