‹ La vertu de ma femme comedie en un acteChapitre 22 sur 26 · SCENE DIXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DIXIEME

HERMINE

J’aime -tant les fleurs, Henri ! (Elle remonte à la table et s’assied.) le comte, à part.

Henri I..: Oh! oh! Il y a quelque chose... Plaidons le faux pour savoir le vrai.

HERMINE

Où donc est Marthe ?

LE COMTE

Je viens de la voir.

HERMINE, feignant l’embarras.

Ah!

LE COMTE, à part.

Je tiens le fil ! (Haut.) Je l’ai trouvée tout en larmes... prononçant des mots sans suite et paraissant désolée.

HERMINE

Vraiment?... -,

Je l’ai interrogée...

HERMINE, vivement.

Et elle vous a dit?

LE COMTE, i part.

Je brûle! (Haut.) Rien ! rien! Mais je crois qno vous en savez long sur ce sujet.

HERMINE

Vraiment... je ne sais... quelque enfantillage...

LE COMTE

Non pas! un chagrin véritable et auquel, j’en suis certain, vous n’ètes pas étrangère...

Mais, mon ami...

LE COMTE

Parlez...

HERMINE

Celte insistance!... Allons, je vois, monsieur, que Marthe vous a tout dit.

LA VERTU UE MA FEMME

3ti

Eh bien! oui... je sais tout ! ne me cachez donc rien.

HERMINE, feignant l’embarras.

11 est vrai, monsieur, que Marthe a surpris M. Octave à mes genoux, mais...

LE COMTE, joyeux.

Enfin !

HERMINE

Comment!

LE COMTE, se reprenant.

Enfin, vous l’avouez donc, madame.

HERMINE, se levant.

Sans doute... mais...

LE COMTE, à pari.

Je tiens nia scène! (Haut, avec emphase.) Voilà, voilà ce que je voulais vous faire dire, madame.

HERMINE

Monsieur...

LE COMTE

Voilà ce que cachaient vos froideurs, vos dédains... Voilà ce qu’était celte vertu si vantée!... Voilà ce que jesoupçonnais depuis longtemps.

HERMINE *

Mais...

LE COMTE

Je n’écoute rien ! Eh ! quoi, madame, oublieuse de vos devoirs, du nom que vous portez, vous nourrissiez dans votre cœur une passion criminelle ?

HERMINE

Henri!...

LE COMTE

Il n’y a plus d’IIenri !... 11 n’y a qu’un époux outragé!... Et * Le Comte, Hermine.

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