ACTE DEUXIÈME
LEONEINS, s'assej-ant sous la buste.
Oui, oui. . tout ce que vous voudrez.
L\ COMTESSE
Cette condition...
l.ÉONEINS.
Je l'accepte, vous dis-je; à quoi bon en parler, puisque je l'accepte?...
LA COMTESSE, souriaDt.
Il faut en parler tout de même... Je vous recevrai, je vous le répète, et vous me verrez... ions les jours, si vous voulez... mais à la condition que jamais il ne sera question de mariaj^e entre nous...
LÉONEINS,
C'est entendu, jamais il ne sera question de... (s'arrêtant.) Oh ! mais, là... qu'est-ce que vous me faites dire?...
LA COMTESSE
Jamais je ne me remarierai... Vous avez vu comme j'étais en colère il y a une heure. (Mouvement de Léoneins.) Rassurezvous, je ne suis plus en colère maintenant... contre vous du moins, parce que, depuis, il s'est passé des choses... (a part eo
regardant le buste. j 25 franCS 1... (A Léoneins.) Mais si je ne dois
rien aux autres, je me dois à moi-même... afin de répondre à ces bruits qui ont couru. ..Et c'est justement pour concilier ce que je me oois à moi-même avec... avec les sentiments d'estime, d'affection... c'est pour cela que je vous recevrai et" que j'avouerai que j'ai du plaisir à vous recevoir... si vous me promettez, vous, de ne jamais me parler...
LÉONEINS.
De mariage?
LA COMTESSE
Oui.
LÉONEINS.
De quoi vous parlerai-je, alors?
LA COMTESSE
De tout ce que vous voudrez. Eb bien, promettez-vous?...
LÉONEINS, indécis.
Voyons !...
LA COMTESSE
Fromettez-vous?... Il faut promettre ou cesser de me voir...
LÉON El N s, vivemeat.
Je {Tomets alors, je promets...
A la bonne heure!..
LÉONEINS.
Mais il faut bien que ce soit vous qui me le demandiez !
LA COMTESSE
Voyez comme maintenant je m'appiocbe de vous avec confiance.. .
LÉONEINS.
Mais... je vous aime, moi ! I !
LA COMTESSE, se fâchant.
Eh bien?
LÉONEINS.
Je ne vous parle pas de mariage!.. Vous m'avez dit que je pourrais parler de tout ce que je voudrais, excepté...
LA COMTESSE, riaat.
Oh ! oui, mais...
LÉONEINS.
Et il y a longtemps que je vous aime !.. Vous le savez bien qu'il y a longtemps, car autrefois vous me permettiez de vous le dire...
LA COMTESSE
Oui, mais alors mon mari était là, et vous devez bien com[)rendre que ce qui était permis en ce temps- là...
LÉONEINS.
Ah!
Nous devons maintenant nous en tenir à l'amitié...
LÉONEINS.
L'amitié?
LA COMTESSE, eu sonriaut.
C'est cela que je voulais dire. Quand je vous disais qu'il ne fallait pas rne parler de mariage, il était bien entendu