ACTE PREMIER
KEUNOA.
Oui, madame, je vous le promets.
LA COMTESSE
Merci.
Moment de sileuce. Toute petite i-epiiâe du piano . GEORGES, bas.
Neuf heures douze!
GAETAN
Neuf heures et quart I!
LA COMTESSE
Ces pauvres enfants! vous ne vous amusez pas?
GAETAN et GEORGES.
Oh!
LA COMTESSE
Je VOUS en prie, ne vous croyez pas obligés, si vous avez quelque chose à faire ce soir...
Mon Dieu, madame...
LA COMTESSE
Oui, n'est-ce pas?
GEORGES
Il y a en eifet...
GAETAN
Aux Folies-Drtimatiques...
LA COMTESSE
Une première?
GAETAN
Oui, madame.
LA COMTESSE
Plus jamais pour moi, plus jamais!... Mais je ne veu.x pas vous retenir... allez, je vous en prie, allez...
GAETAN
Puisque vous Te.xigez...
Us se précipitent sur leurs chapeaux et se trouFent près de mesdames Palmer et de Château-Lansac .
MADAME PALMER, bas.
Elle est importante, cette première?
GAETAN
Trois Jictes, quatre tableaux. \^oulez-\ous venir?
MADAME PALMEK.
Pas moyen. (Moatrant la comtesse.) Nous avons quelque chose à faire ici, nous.
Sortent Georges et Gaétan.
LA COMTESSE, à Kernoa. Ella a causé avec lui pendant les dernières répliques.
Dans trois mois?...
KERNOA.
Oui, madame. .. et j'espère bien alors vous trouver un peu moins... J'espère que le temps, qui apaise toutes les douleurs...
LA COMTESSE, sévèrement.
Il y a des douleurs que le temps n'apaise pas, monsieur. Vous me trouverez dans trois mois telle que je suis aujourd'hui.
KERNOA, s'inclinant.
Madame.
LA COMTESSE
Vous en aurez bien soin, n'est-ce pas, perdant la traversée ?
Sortie de Kernoa. La comtesse va avec lui justju'au fond de la scène.