‹ La veuve du MalabarChapitre 4 sur 19 · M-" DUPRÉ , DUPRÉ · texte numérisé non relu

M-" DUPRÉ , DUPRÉ

dupré entre précipitamment et jette son chapeau sur la table.

Ouf! ce n'est pas sans peine ; mais enfin, . {Apercevant madame Dupré.) Ah ! le voilà encore là.

jjjme DUPRÉ.

Pendant ton absence, il est venu une visite {Se reprenant.) Ah ! mon dieu , comme tu as chaud... S'il est possible de courir ainsi . . . Voilà comme on attrappe une maladie.

DUPRÉ

Tais-toi donc... J'ai bien d'autres choses qui m'occupent.

M™" DUPRÉ

C'est pour cela, que ce soin là doit me regarder. {Lui essuyant le front avec son mouchoir.) Vrai , mon ami , tu devrais changer . . .

DUPRÉ

Jeté répète que je n'ai pas le temps.

jyjme DUPRÉ.

Je t'en supplie. . . Si ce n'est pas pour toi , que ce soit pour moi... Il n'y a rien de plus dangereux.

DUPRÉ

Eh mais , je n'en reviens pas ! Comme te voilà radoucie! Quels égards . . . quelles attentions.

jyjme DUPRE.

C'est que depuis un instant, j'ai fait des réflexions. . . J'ai eu ce matin un mouvement de vivacité que je me suis bien reproché : cette scène m'a fait un mal ...

DUPRÉ

Et à moi donc ! elle m'a tourné le sang. M"""^ HVVRE, vivement.

Il serait possible ! . . . Je ne t'en ferai plus, mon ami, je te le promets.

DUPRÉ

Allons, ma femme vaut mieux que je ne croyais ; et je commence à penser que son caractère... C'est bien, ma chère amie ; mais laisse-moi , j 'ai des affaires à terminer.

M''"' DUPRÉ

Toujours des affaires! Tu travailles trop , tu te fatigues... Tu ne te soignes pas assez!

DUPRÉ

Encore!... Ah cà , je t'en prie , modère ton affection et rentre dans ton appartemeul.

M""" DUPRÉ

Air : Berce , berce, bonite griuui-nùre.

Vfille , vaille , ô Dieu tuielaiie!

Sur des jours aussi précieux ?

{à son mari)

Car c'est d'une santé si chère Que dépend la.BÔtre à tous deux.

DUPRÉ

T'en iras-tu ?

ninie uOVRÉ, revenant.

Surtout pas d'imprudence !

Tu m'entends bien ?...

DUPRÉ

Tu veux donc , je le voi , Me faire ici moni^ir d'impatience ?

-Mme DUÇRÉ , s^éioignant vivement.

Non, ce scnl mot me fait mourir d'effioi. Ensemble.

Veille, veille , ô Dieu tute'laire^ Sur des jours aussi précieux; Car c'est d'une sauté si chère Que dépend ^a nôtre à tous deux.

DUPRÉ

Enfin, tu partiras j'espère.

Tous mes instans sont précieux.

Ah ! d une tendresse aussi chère , Combien les liens sont ennuyeux.

Madame Dupré sort.

Page 1