‹ La veuve du MalabarChapitre 6 sur 19 · SCENE Vil · texte numérisé non relu

SCENE Vil

DUPRÉ, SURVILLE, ZEILA.

AlB de Rossini.

ZÉlLA.

A travers ces voûtes souterraines , Re'pondez , où lire conduisez-vous ?

SURVItLE.

C'est l'amour qui vient briser tes ctiaîries , Zeïla, calnie enfin ton effroi.

ZEÏtA.

Ah ! graad Difeu ! c'est Henri (jue je voi. Oui , vous êtes chez moi.

ZEÏLA.

Vous revoir avant ma dernière heure , De mes vœux c'était le plus doux ; Au tombeau de l'époUx que je pleure , Je priais et je pensais à vous.

"Ensemble.

De frayeur mon cœur palpite et tremble ; De Brama redoutez le courroux; Au tombeau je dois suivre un e'pouï ; De grâce éloignez vous.

SURVILLE

C'est l'amour qui tous deux nous rassemble, De Brama je crains peu le courroux , . Car je suis votre amant , votre époux ; Oui , je suis votre époux.

DUPRÉ

inie , Mon vous emmène.

Oui , Madame , Monsieur vous aime, vous épouse et

ZElLA.

Hélas ! que je le voudrais, mais un autre sort m'attend mes amis , mes parcns le disent tous.

DUPRÉ

Je crois bien , si vous consultez vos héritiers.

ZEILA.

Non , ils prétendent que Brama me punirait si je désobéissais à mon époux.

Air du vaudeville de l'Homme vert.

En mourant, son ordre suprême Veut que je partage son sort; Car nos maris ont pour système Qu'on soit fidelle après leur mort.

DUPRÉ

Après leur mort , être fidelle , Cnez nous , l'époux moins exigeant , Est trop heureux lorsque sa belle Veut bien l'être de son vivant.

ZEILA..

Sans compter qu'on est très-méchant dans cette ville. Si je ne meurs pas, toutes les dames de ma connaissance vont dire du mal de moi, et me voilà deshonorée dans le pays.

DUPRÉ

Quoi! c'est là le vrai motif ?

ZElLA.

Oui, monsieur, il n'y en a pas d'autre ,• sans cela, je n'ai pas plus envie que vous d'être brûlée.

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