TORRES
et des Français pendant le xrx° siècle, et particulièrement pendant la première moitié, a consisté à dresser des types de plus en plus parfaits de manufactures et de fabriques.
Cet immense effort a été accompli par la seule initiative individuelle et sous la poussé de l’intérêt privé et de la concurrence.
De là une liberté que rien ne gênait et une multiplicité foisonnante d’entreprises dont la dernière s’appliquait tou- Jours à dépasser et à ruiner les précédentes.
Le résultat fut enfin la création d'’établissements immenses, noyant et engloutissant toute la puilulante petite industrie : et accaparant des branches entières de production.
En même temps l'Allemagne, surtout, couronnait cette œuvre constructive par une œuvre juridique : par la création de cartels et de trusts. Elle atteignait ainsi à la forme suprême de la production capitaliste.
Mais cette réussite n’était pas accomplie partout. Elle n’était, en France no-
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tamment et aussi en Angleterre, qu’ébau-
chée et indiquée.
Sans doute, quelques grands établissements attiraient les regards des économistes, éclipsant les autres, les maisons plus petites. Il subsiste à côté de ces grandes entreprises toute une énorme quantité de petits établissements, toute une petite el moyenne industrie qui d’ailleurs a joué pendant la guerre un rôle très important.
Voilà le stade que la Russie peut brüler. C’est tout ce résidu de la grande expérience franco-anglaise. |
La
Russie
communiste
peut
éviter
l'étape de la petite et moyenne industrie, stade indispensable en régime capitaliste, puisque l'intérêt privé devait forcément se hausser par degrés successifs au type de la grande industrie. Aujourd’hui que le type est créé, la Russie ouvrière peut l'installer chez elle directement.
Le régime communiste, pour s’installer en Russie, a devant lui la terrible obligation d’y développer d’abord la production industrielle formidable, sans laquelle
on ne peut même pas le concevoir.
S'il n’y parvient pas, alors il tombe
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