CHAPITRE IX
L'avenir du monde socialiste
La. dictature du prolétariat
A l’époque de Tours, Loriot disait :
« La dictature du prolétariat, voilà le sujet de notre crise. »
La dictature du prolétariat ? Il peut done vraiment y avoir des doutes là-dessus ? Mais c’est élémentaire !
Après Toulouse, Guesde et Bracke ont maintenu, contre Jaurès, que le réformisme pur échouera par la volonté des dirigeants bourgeois, des possédants qui ne voudront pas déguerpir, qui tiennent à conserver la domination bourgeoise.
Donc, il faut, même pour réformer,
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que le pouvoir soit aux mains des exploités, des travailleurs.
Voulez-vous d’autres pères à cette dictature du prolétariat que Karl Marx ?
Vous la trouverez dans Auguste Comte.
Il proposa la dictature du prolétariat parisien. Je dis « parisien », car il voyait très bien le problème français.
Ce qu’il y a en France à redouter, ce n’est pas tant la volonté de conservation des dirigeants bourgeois (bien plus préoccupés de leur fortune personnelle que de l'éternité du patronat bourgeois auquel ils n’appartiennent pas) : c’est, nous l’avons vu, l’opposition entre paysans et ouvriers.
À cause de la majorité « petit paysan », il est possible que le suffrage universel ne donne pas le pouvoir aux onvriers, à f’élément progressif de la tribu française, et ainsi nous encroûte. Ceci est la faulite de la démocratie.
La République et la légalité devien-
nent alors des forces réactionnaires. La
révolution les briserait en donnant Je pouvoir aux ouvriers des villes.
Voilà le sens de la « dictature du prolétariat » chez nous.
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