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d’accord avec les grands industriels intelhgents, et il se chargerait ensuite de l’imposer à tous.
Naturellement, c'était à la C. G. T. d’arrêter les termes des exigences ouvrières.
B.. les discuterait, ferait accepter par ses amis tout l’acceptable.
Jugez par là de la ferme certitude où ils étaient de l’inévitable victoire ouvrière.
Mais le temps passa ! Clemenceau fut porté au pouvoir par la plus curieuse intrigue réactionnaire dont j’ai souvent féhcité Capus, car c’est son plus beau coup de théâtre. Quand on vit Clemenceau si
facilement isoler Wilson et le séparer de la foule ouvrière, les gens se mirent à réfléchir !
Oh ! Clemenceau, lui, demeurait convaincu de l’avènement de la C. G. T.
I le disait à Jouhaux au cours d’une réception. « Quand vous serez dans ce fauteuil. » Car, pour lui, c'était la seule facon d'imaginer la victoire des travailleurs. Mais les chefs d’industrie se ressaisissaient de plus en plus. Avant de composer, si on essayait de rouler les 80cialistes ? On verra toujours.
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Les poilus rentraient. On avait tant redouté cette rentrée des poilus ! Allaientils garder leurs armes et rentrer à Paris en corps ? Les chefs militaires n'étaient pas rassurés ! La Révolution éclatait en Allemagne, déchaînée par les marins et les soldats.
Mais nos poilus rentrèrent tout paisiblement. Les paysans ravis de retrouver le poulet à 25 francs et l’œuf à 25 sous, l’esprit absorbé par ce profit sonnant, et leurs grognements vite apaisés par le tintement des écus (ou plutôt le froissement des billets).
Vinrent les élections de 1919.
Ce fut la répétition en grand du coup de presse qui avait porté Clemenceau au pouvoir. Tous les journaux, tous les quotidiens importants, Petit Parisien, Matin, Journal, subirent l’heureuse contrainte d’une grève
de typos pour se fondre avec les journaux
de réaction privée, Echo de Paris, Gaulois, Figaro. Le peuple français, avant d’aller aux urnes, n’entendit que la voix du Bloc National. Le succès du Bloc fut écrasant et notre défaite complète. Au lieu de la grande poussée socialiste irrésistible, on vit notre écrasement.
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