‹ La victoire en dérouteChapitre 72 sur 169 · PRIT · texte numérisé non relu

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le parti-pris violent de Lénine à cette époque ! Il voulait l’aide immédiate de l’Europe occidentale. Que savait-il de l’Europe ? Rien que ce qu’il en avait appris par sa vie d’exilé, « dans les caves », selon le beau mot de Rubanovitch.

Fervent marxiste, Lénine, maître de la Russie, ne peut pas la croire capable de réaliser le communisme immédiat. Elle est bonne, pour lui, à s’allumer comme une torche et à mettre le feu au monde capitaliste.

La Russie, à son stade économique, ne peut pas, à elle seule, réaliser la Révolution sociale. Mais il y a la France, et l’Angleterre, et l’Allemagne. Donc, il faut que les révolutionnaires de ces pays-là, profitant de l’enthousiasme soulevé par la Révolution russe, soulèvent le peuple de Paris, de Londres et de Berlin. Alors, la Russie est sauvée ; elle a livré toute l’Europe à la Révolution, et à son tour la Révolution l’aide à brûler les étapes et à installer chez elle la grande production.

Partant de là, il s’attend à la Révolu-

tion immédiate dans l’Europe occidentale, d’abord parce qu’il en a besoin et ensuite

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