‹ La victoire en dérouteChapitre 80 sur 169 · TE LS ES · texte numérisé non relu

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chefs auraient résisté, formulé des réserves, demandé des explications et des garanties. Mais, derrière eux, la masse de leur parti eût été attirée, séduite, enthousiasmée. La masse aurait poussé les chefs. Et alors mesurez-vous l’effet produit en Angleterre, en France, en Belgique ?

S'il est un pays que Lénine et les bolcheviks aient flétri et dénoncé, c’est la Belgique avec ses ministres socialistes.

Etrange bévue d’anciens exilés, qui ont toujours vécu dans leur petit cercle et dont les yeux n’ont jamais su voir l’évolution des démocraties occidentales.

C’est, en Belgique peut-être, avec la force et l’entraînement de son parti ouvrier, mais pénétré par le contact de Moscou, électrisé par cette fraternelle sympathie, et non repoussé par la grimace et les poings tendus, c’est en Belgique que se fût allumé le plus vite le foyer révolutionnaire espéré par Lénine. L'’effort de Vandervelde et des ministres 80cialistes a tenté des réformes si profondes que tout l’ordre social en peut être changé.

Qui croira que la France et l’Angleterre

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