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supprimer. Qu'est-ce qu’un parti sans journal ? Nous essaierons de transformer et de lancer Le Populaire, mais qu’il faut de temps, pour cela ! Au bout d’un an, Jaurès n’avait pas ramassé, pour L'Humanité, deux mille lecteurs à Paris!
Lui, Jaurès ! et aujourd’hui, cela coûte affreusement cher, un journal. Nous allons être avalés.
Depuis le Congrès de Tours, il a passé f plus d’un an. Nous avons gardé cinquante
-# mille cotisants. Ce chiffre nous aurait ré-
jouis en 1910, et il nous humilie. Et les communistes ? soixante-dix mille, et encore |!
Et les syndicats ? Nous l’avons dit tout à l’heure !
. Anéantis ! nous sommes, en face de la bourgeoïsie, presque anéantis.
On s’imagine bêtement qu’une scission coupe en deux le parti ou le syndicat !
Les communistes, après Tours, nous crialent : &« Vous n’aurez personne ! vous n'êtes qu’une poignée ! une poignée de chefs, d’élus, de secrétaires fédéraux, et rien derrière ! les masses sont avec nous ! » et ils croyaient, au fond d’euxmêmes, très fermement, qu’ils garderaient
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