‹ La vie à Paris, 1900Chapitre 1 sur 46 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

direct, M. Emile Perrin, riait peinlro a ses heures et r clivai il aussi, ptihllànt des causeries savantes sur les portraits de Molière, sans compter qu’il était conseiller municipal. Edouard Thierry, délégué à l'administration de la Comédie, eon||rvait à i 1 Arsenal sou poste de bibliothécaire qu’il reprit avec joie en même temps que son feuilleton de théâtre. Arsène Ilo.ussaye, a son heure, dirigeait â la fois Y Artiste et la Comédie-Française et le rédacteur en chef de V Artiste défendait de son mieux le directeur du Théâtre-Français. 11 ne faisait en cela qu'imiter un de ses devanciers, lïuloz qui occupait a la lois dans la même journée le fauteuil de directeur â la Hernie des Mondes et le poste de commissaire du gouvernement près la Comédie. (Test lïuloz qui, en celle terrible qualité de rédacleur en chef de revue et de directeur de théâtre, disait à Louis-' Philippe aune réception de fonctionnaires, au premier deTan : « Sire, je vous présente T homme qui s’efforce de gouverner les plus ingouvernables de vos sujets : les gens de lettres cl les comédiens! o

Buloz eût pu ajouter que les comédiens et les hommes de lettres se laissent aussi facilement conduire que les autres hommes, pourvu qudls sentent dans le guide un esprit de justice et de lu bonne foi. Donc, lïulpz dirigeait sa revue fameuse comme Arsène iloussaye dirigeait T .4 rlhte %

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comme M, Pedro Gailhard fait aujourd’hui tic la seul [il ure quand il ne compose point île ballets cl comme Mme Sarah llernhurdt fait le buste de ses auteurs, Surdon ou Rostand* quand elle a cesse de jouer leurs œuvres. Un ne peut imposer à personne d'être infidèle à son tempérament et il est bien permis de prendre sur sa propre vie les heures de haltes laborieuses.

Oui, ces pages ont été pour moi un oubli, un réconfort et le peu de rêve que j’y trouvais me servait de viatique pour la route souvent dure. Les « chères études » tant raillées, sont les plus exquises des consolatrices. Ou trouvera dans ce volume comme le Journal d'un homme qui voulu I tout voir dans le Paris de 1900 pour oublier le coin de terre sinistre où sa pensée ei son travail quotidien rappelaient, le retenaient. Le mauvais rùve est fini. Mais ces pages auront été celles que j’aurai écrites avec le plus de plaisir dans ma vie. Il y a parfois de R opium il au s notre encre.

Les deux séries de la Vie à Paris formeront un tableau de ces dernières années que Ton consultera peut-être un jour. Elles n'ont pas été tracées sur la borne, comme les feuillets de Sébastien Mercier. Elles reflètent plutôt — et peut-être un peu trop uniquement — le monde des lettres, des arts, un monde spécial, La vie a Paris n’est pas la vie de la France. Ici pourtant j T ai toujours voulu que les sujets traités fussent compris

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