Mommsen, Hist. rom., X, p. 200 et s.; Marquardt
de Organis. de l'Emp. rom., 11, p. 321 ets.; Schürer, 1, p. 322.
- 18. L'inscription se trouve ap. CIL, XIV, n° 3613 et en.
L ae-simile ap. Marucchi, Cyrinus, dans le Dict. de la Bible de Vigouroux. — Son interprétation n’est pas évidente ;
par exempie Wieseler et Hilgenfeld proposent dans la
phrase: « legatus pro praetore divi Augusti iterum Syriam et
. ne.
Phaenicem optinuit », de rattacher iterum à legatus ; il aurait donc été deux fois légat impérial, mais non pas deux fois
en Syrie. Cette dernière interprétation n’est pas vraisem- blable, parce que le texte donnerait, selon toute apparence,
. le nom de ia province où se serait placée l’autre legatio. On a aussi cherché à attribuer l'inscription à Satur-
ninus. Cf. Schürer, I, p. 334 et 322.
19. Quirinius governor of Syria, ap. Atheneum, 10 août 1912. L'inscription en question est la dédicace d’une statue en lhonneur d’un certain C. Caristianus Fronto Caesianus,
substitut de P. Sept. Quirinius, au temps où celui-ci reçoit
le titre honorifique de duumvir d’Antioche de Pisidie. C’est la première statue érigée à Antioche depuis que la ville a été élevée, par Auguste, à la dignité de colonie romaine, et Ramsay en tire confirmation, d’abord du pre-
mier gouvernement de Quirinius en Syrie; ensuite de son hypothèse qui le place en —8; c’est aller un peu wite. Sur lepremier point, l’inscription ne prouve rien, attendu qu'à aucun moment que nous sachions, Quirinius p’a gouverné la Pisidie, rattachée, en ce temps-là, à la Galatie (Marquardt, Organisation, Il, p. 276 et s.; EB,T, col. 184), et que nous sommes réduits aux hypothèses touchant la cause de la manifestation des Antiochiens ; peut-être est-ce une conséquence de la guerre contre les Homonadenses qu’en définitive Quirinius peut avoir conduite en vertu d’une mission spéciale en Cilicie. En second lieu, la date — 8, proposée par Ramsay, n’est pas conciliable, non seulement avec ce que nous savons de la suite des gouverneurs de Syrie (Schürer, 1, p. 534), mais encore avec la date vraisemblable de l'érection d’Antioche de Pisidie en colonie et qui est — 6 (EB, loc. cit).
20. Zahn, Die syrische Statthalterschaft et Einleit., IT, loc. cit. Cf. Schürer, I, p. 541 et Lagrange, op. cit., p. 63.
21. Lagrange, op. cit., p. 16: Cf. Catholic Encyclopædia, article Chronology (Biblical), IE, p. 736.
22, Schürer, I, 524ets. Le ne dit pas expressément que tous les Juifs de la diaspora doivent également se rendre au lieu d’origine de leur famille, mais il est dans la logique de son affirmation de le supposer et nous tombons dans l’absurde.
23. « Judas le Galileen se leva dans les jours du recensement ». Graetz, Hist. des Juifs, Il, p. 253, rattache avec quelque apparence de raison au recensement de Quirinius l'état d'esprit qui prend haine de tout ce qui touche à l'impôt, particulièrement des fermiers et recèveurs qui le lèvent; ils passent communément pour infâmes et sont exclus de la bonne société.
24. Selwyn, Oracles, ch. vi, p. 141 ets.,arécemmentessayé de montrer que toute cette histoire du recensement chez Le étaitsurtout une illustration de prophéties; mais la plupart des rapprochements qu’il indique restent, semble-t-il, contestables (cf. surtout p. 165 ets.). Il nefaut pas oublier, d’ailleurs, que l'Evangile primitif de Le ne nous est par venu que très retouché et peut-être assez profondément remanié par le rédacteur dont Norden (Agnostos Theos) nous a montré l’œuvre dans les Actes. Cf. Loisy, RHLR, juillet-août 1913, p. 366.
IBLIOGRAPHIE ET NOTES
25. Von Soden, Chronology, col. 802; Selwyn, Oracles,
p. 446 et s.; Holtzmann, HDC, p: 329. Selwyn, op. cit, p.151, s’est même risqué à proposer du texte une restitution que voici : € xat adros nv ’Inooëe épyduevoc vide doer Et@v tpedxovtæ > +05 Aaveld », qu’il entend : « Et Jésus lui-même (et non Jean) était celui qui vient : fils de David, il avait environ trente ans » (comme David lui-même en commençañtson règne, d’après II Sam.,5, 3ets.). Seulement la restitution, malgré les considérants qui l’accompagnent, reste arbitraire. Let Ne
26. Loisy, Syn., I, p. 327. — Conybeare, Myth, p. 177,8e demande aussi si les trente ans de Jésus ne sont pasà rapprocher de lacroyance rabbinique du r"siècle, d’après laquelle un homme, arrivé à cet âge, change en quelque sorte d'âme. D’autres, tel Westberg, ont songé aussi aux Ge trente années que compte Zarathoustra lorsqu'il devient VElu (Schweitzer, Von Reim., p. 611, n.1). Rien ne prouve ca