Le Crucifiement (Deuxième Siècle
Cornaline dont l’origine n’est pas connue.
Le Christ attaché sur une croix très élevée, les pieds posés sur le suppedaneum, les bras étendus, la tête nimbée. De chaque côté, six apôtres. Dans le champ et en exergue : ’Inoods Xoeotéc (Jésus-Christ) et un agneau passant.
D’après Leclercq, Dict. d’Archéol. Chrélienne.
PL. XLII. Cippe funéraire de la voie Appienne (Deuxième Siècle). Cippe provenant d’un tombeau, à ciel ouvert, non loin du mausolée de Cæcilia Metella, conservé au Musée du Latran. « Aegrilius Bottus Philadespotus, notre très doux, très tendre et très pieux fils, repose ici. Ses parents lui ont érigé ce monument. Il a vécu huit ans et quarante jours. M. S.» (probablement: marlyribus socialus). Pain eucharistique, ancre, poisson, l’eucharistie donne l'espérance de posséder le Christ.
PL. XLIII. Sarcophage de la Gayole (Fin du Deuxième Siècle).
Sarcophage connu par Fabri de Peiresc, retrouvé par Edm. Le Blant, en 1878, donné en 1921 à l’église de Brignoles (Var). Le plus précieux de tous les tombeaux chrétiens actuellement connus, sculpté par un grec qui a mélangé les types païens aux symboles chrétiens : « Buste du Soleil, la tête radiée ; pêcheur prenant à l’hameçon le poisson qui figure un fidèle (piseiculus) ; ancre ; des brebis rappelant le troupeau du Ghrist ; une orante dans l'attitude de la prière au seuil du paradis figuré par un jardin où la colombe perche sur un arbre; figure assise indéterminée (brisée par les violateurs de la tombe) donnant l’enseignement à un enfant ;: le Bon Pasteur ; personnage assis tenant un sceptre, probablement la divinité protectrice du lieu où se passe la scène.
PL. XLIV. Epitaphe de Pectorius (Fin du Deuxième-début du Troisième Siècle).
Marbre trouvé à Autun, le 24 juin 1839, conservé au Musée de la Ville. « Race céleste du poisson divin, fortifie ton cœur, puisque tu as reçu au milieu des mortels la source immortelle de l’eau divine. Très cher, réjouis ton âme par l’eau toujours jaillissante de la sagesse qui donne les trésors. Recoïis ce mets, doux comme le miel, du Sauveur des saints, mange avec délices tenant le poisson dans tes mains. Rassasie-toi avec le poisson, je le souhaite, mon maître et sauveur. Lumière des morts je te supplie, donne un doux repos à ma mère. Ascandius, Ô père bien-aimé de mon cœur, avec ma douce mère et mes frères, dans la paix du Poisson, souviens-toi de Pectorius ».
PL. XLV. Sarcophage romain (Fin du Deuxième-début du Troisième Siècle), ,
Sarcophage de forme elliptique trouvé en 1881, dans une vigne siluée au-delà de la porta Salaria, conservé au Musée du Latran.
De chaque côté un bélier accroupi symbolise le troupeau des fidèles : à gauche, un vieillard assis figure un évêque ou un prêtre entouré de deux auditeurs devant lesquels il déroule le texte des Ecritures dont il leur explique le sens ; à droite, une matrone âgée, assise, écoute cet enseignement pendant qu’une suivante lui pose familièrement la main sur l’épaule. Au centre, on voit l’âme de la matrone défunte, représentée dans l'attitude de la prière etse présentant sur le seuil du jardin du paradis, planté de grands arbres, où l'attend le Bon Pasteur entouré de ses Brebis.
(Photo Anderson).
PL. XLVI. Epitaphe de Maguelonne (Deuxième-Troisième Siècle). Fragment d’une dalle de fermeture d’un loculus qui compterait parmi les plus antiques témoins du christianisme en Gaule, s’il était certain qu'il fût trouvé à Maguelonne (Hérault) où il est conservé : mais les chanoines de Maguelonne, au xvr° et xvar° siècles, ornèrent l’abside de leur église de tous les débris de marbre qu'ils purent recueillir, il est possible que celui-ci leur ait été envoyé d'Italie.
«Vera en paix »
PL. XLVII. Epitaphe d’Eutychianus (Début du Troisième Siècle). Tablette de marbre trouvée à Rome, conservée au Museo d’Antichità à Pérouse.
Eulychiano filio dulcissimo Eutychus pater d (e) d (icavit) V (ixit) a (nno) I m (ensibus) II d (iebus) III Dei ser (V) us, ‘T(noods) XP(1ot6<) T(nsod<) X(o1aTde) @(eoù) vide) G (wTtno)
« À Eutychianus, fils très doux, Eutychus (son) père dédia (ceci). Il vécut un an, deux mois, quatre jours.
Serviteur de Dieu, Jésus-Christ.
Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ».
PL. XLVIII. Statuette du Bon Pasteur (Début du Troisième Siècle).
Provenance inconnue, a probablement orné une catacombe romaine : marbre grec, hauteur o m. 95. Entrée au début du x1x° siècle dans le cabinet de l’avocat Mariotti, d’où elle a passé au Vatican et au Latran, Jeune pasteur vêtu de la tunique exomide, ceinturée à la taille : les jambes nues sont protégées contre les ronces par des jambières et la chaussure endromide ; sur la hanche gauche, une petite besace suspendue à une bandoulière.
(Photo Alinari).
PL. XLIX. Crucifix blasphématoire du Palatin (Première moitié du Troisième Siècle).
Graffite tracé avec une pointe sur la muraille d’une chambre de l’école des pages impériaux, découvert en 1856, conservé au Musée Kircher à Rome.
Sur une croix en forme de T, munie d’un escabeau pour les pieds, est attaché, les bras étendus, un personnage à tête d'âne, le Christ, aux pieds duquel un jeune garçon, debout, la main gauche levée, dans la posture antique de l’adoration. C’est un chrétien nommé Alexamène qui nous est connu par un autre graffite: « Alexamène, fidèle». Ici il est représenté avec cette légende :
« Alexamène adore (son) Dieu ».
(Photo Alinari).
PL. L. Stèle funéraire d’Abertius, évêque d’Hiéropolis (antérieure à l’année 216).
Deux fragments retrouvés à Hiéropolis en 1883, rapprochés et exposés au Latran depuis 1892.
L’Evêque d'Hiéropolis en Phrygie prend la parole pour se recommander aux prières des fidèles : :
« Citoyens d’une ville distinguée, j'ai fait ce (monument) de mon vivant afin d'y avoir un jour une place pour mon corps. Je me nomme Abercius ; je suis disciple d’un saint pasteur, qui fait paître ses troupeaux de brebis sur les montagnes et dans les plaines, qui a de grands yeux dont le regard atteint partout. C’est lui qui m'a enseigné les Ecritures sincères. C’est lui qui m’envoya à Rome contempler la majesté souveraine, et voir une reine aux vêtements d’or et aux chaussures d’or. Je vis là un peuple qui porte un sceau brillant. J’ai vu aussi la plaine de
Syrie et toutes les villes, Nisibe au-delà de l’Euphrate. Partout j’ai trouvé des confrères. J'avais Paul... la foi me conduisait partout. Partout elle m'a servi en nourriture un poisson de source, très grand, très pur, pêché par une vierge sainte. Elle le donnait sans cesse à manger aux amis ; elle possède un vin délicieux qu'elle donne avec le pain.
« J'ai fait écrire ces choses, moi, Abercius, à l’âge de 72 ans. Que le confrère qui les comprend prie pour Abercius. On ne doit pas mettre un autre tombeau au-dessus du mien soùûs peine d'amende, deux mille pièces d’or pour le fisc romain, mille pour ma chère patrie Hiéropolis. »
(Photo Alinari).
PL. LI. Epitaphe du pape Pontien (f 28 septembre 235).
Trouvée à la catacombe de Calliste, dans la crypte papale, dimensions o m. 45 X< o m. 92.
A la suite du nom, on lit le titre, puis, d’un caractère moins profond parce qu’il a été gravé lorsque la dalle était déjà en place, le sigle qui rappelle le martyre.
PL. LII. Certificats de sacrifice païen (En 260).
Papyrus d'Egypte, conservés à Hambourg. Stadtbibliothek. L’édit de per-
sécution de Dèce prescrivait à tous les habitants de l’Empire l’accomplissement d’un sacrifice aux Dieux en présence. d’une commission officielle qui délivrait à chacun un certificat. On a reconstitué depuis 1893, une série de trente certificats, rédigés d’après des formules administratives constantes.
1. « À la commission élue pour surveiller les sacrifices. Mémoire d’Aurelius Asesis, fils de Serenus, du bourg de Théadelphie. J'ai, de tout temps, offert des sacrifices aux dieux, et maintenant encore, en votre présence, j'ai, selon l’édit, fait des libations et des sacrifices, et mangé des offrandes sacrées. Je vous prie de m'en donner acte ci-dessous. Portez-vous bien.
« Adesis, âgé de 32 ans, invalide.
« Nous, Aurelius Serenus et (Aurelius) Hermas, nous t’avons vu sacrifier. S
« Moi, Hermas, j'ai paraphé.
« Année 1° de l'empereur César Gaius Messius Quintus Trajanus Decius Pius Felix Augustus, le 18 de Payni » (12 juin 250).
2. Même certificat pour Aurelius Horion, fils de Kialès, originaire d’Apias, habitant Théadelphie.
PL. LIIT. Statuette représentant le Christ docteur (Troisième Siècle).
Acquise à Rome chez un marchand d’antiquités, entrée au Museo Nazionale:
(Photo Anderson).
PL. LIV. Parement de mosaïque d’un oratoire chrétien (Troisième Siècle).
Trouvé à Rome près de la Via Venti Seltenbre, en 1900, à 1 m. 60 de profondeur, dimensions 8 m. 4o sur 6 m. 70. Fond blanc avec double encadrement moucheté de noir. Aux angles et au milieu des côtés, on voit des canthares de grande dimension d'où s'échappent de larges volutes de feuilles, gris et colombin, qui envahissent tout sauf un carré central entouré d’un double trait formant cadre et qui contient une croix équilatérale sur fond multicolore; tout autour nage un banc de petits poissons gris.
PL. LV. Fonds de coupes dorés (Troisième Siècle). 1. Le Christ.
2. Daniel empoisonnant l’idole des Babyloniens. 8. Saint Pierre et Saint Paul.
Conservés au British Museum.
PL. LVI. Fragment de patène de verre (Troisième Siècle).
British Museum,
PL. LVII. Fragments de patènes de verre (Troisième Siècle).
British Museum.
PL. LVII. Graffite représentant deux docteurs (Troisième Siècle).
Trouvé au cimetière de Prétextat, marbre grec, hauteur o m. k7, longueur o m. 90.
La partie du milieu est brisée et remplacée par du plâtre. Ce sont probahlement des docteurs, évêques ou prêtres, enseignant des fidèles.
PL. LIX. Victoire ou ange portant la palme et la couronne (Quatrième Siècle).
PL. LX. Moïse frappant le rocher (Deuxième moitié du Quatrième Siècle).
Catacombe de Calliste.