‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 113 sur 194 · Letlers, p · texte numérisé non relu

Letlers, p

2. Allsop*8 Letteï's^ elc, p. 51. Comparer P. Machule, Coleridget Wallensteiri'Ueherselzunq dans Enqlische Studien, Bd XXXI (182-239). Ce qui rend Télude difficile, c'est qu'on ne sait pas toujours, quoi qu'en ait dit l'auteur de cet excellent article, quel texte a suivi Coleridge.

3. Sur l'importance et la valeur littéraire du Camp de Wallensteirit voir A. Chuquet, Études de littérature allemandey 1" série, Paris, 1900.

prologue Indispensable à l'œuvre qui en fait bien partie intégrante, quoi qu'en aitditColeridge, puisque Schille^ écrit de Wallenstein :

Sein Lager nur erklàret sein Verbrechen,

Les raisons qu'il a données de cette abstention sont pitoyables et on ne peut s'empêcher de croire qu'il voulut simplement par là abréger une tâche odieuse.

Les erreurs de détail sont sans importance. Ce qui est intéressant, ce sont les additions qui tendent toutes à faire de l'œuvre austère de Schiller quelque chose de plus romantique et de plus grandiloquent, de plus semblable à l'idée qu'on se faisait alors en Angleterre de la littérature allemande. Schiller était devenu trop sage, trop classique depuis les Brigands^ il fallait, en dépit de lui-même, le ramener un peu à la manière de Kotzebue, la fureur du moment en Angleterre. Il n'y a pas de preuve plus frappante du défaut de compréhension de l'œuvre que cette transcription continuelle du style de Schiller en un style étranger.

Plus tard, sans doute, Coleridge comprit mieux Schiller, il l'accusa même de « ventrîloquisme poétique * », c'est-à-dire d'avoir fait exprimer par ses personnages des idées qui ne sont pas naturelles dans leur situation, qui sont seulement les idées du poète. Mais ce qu'une étude approfondie de la traduction prouverait, croyons-nous, c'est qu'au moment où il écrivit la plus réussie de ses adaptations de la pensée et de la poésie allemandes, Coleridge restait étranger à cette pensée et à cette poésie, donnait autre chose, un produit de son propre esprit pour l'œuvre d'un autre. On a souvent dit en Angleterre que la traduc-

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