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Une raison énergique et un esprit créateur, l'audace dans la recherche de la vérité, les vertus du patriote, les soupirs d'un cœur sensible, mais tout cela gangrené par l'indolence * !
C'est cependant de cette époque que datent ses premières publications, la Chute de Robespierre, tragédie en trois actes, dont il écrivit le premier seulement, et Southey les deux derniers, et les Sonnets adressés à des hommes Eminenis qui parurent dans le Morning Post à la iîn de Tannçe 1794 et au commencement de 1795.
La Chute de Robespierre^ dont le produit était destiné à subvenir aux frais de la pantisocratie, fut publiée à Cambridge par les soins de Coleridge, dont le nom figurait seul sur le titre.
C'est une œuvre curieuses, parce qu'elle nous fait connaître les sentiments sur la Révolution française des deux jeunes poètes qui passaient pour les plus avancés de leur temps. « La production a été jugée très aristoiîra tique, écrivait Coleridge à Southey, jugez donc combien ma réputation devait être hyperdémocratique ^ ». Prudence ou conviction, le volume ne renferme rien qui puisse trahir un admirateur de Robespierre, il traduit cette opinion girondine qui était celle des partisans les plus avancés de la Révolution française en Angleterre. Coleridge s'expliquait ainsi, dans son épitre dédicatoire à un ami de collège. « Dans le poème dramatique, je me suis efforcé de décrire d'une façon intéressante la chute d'un homme dont les grands crimes (great bad actions) ont terni désastreusement la réputation. Dans l'exécution de l'ouvrage, comme je n'aurais pu compli-