‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 91 sur 194 · Fears in Solitude^ v. 175 et suiv · texte numérisé non relu

Fears in Solitude^ v. 175 et suiv

2. Gomp. Godwin, Thoughts, p. 13. « Down to the year 1797.. the champions of the French Révolution in England appeared to retain their positions, and I remained unaltacked. »

lf)6 s. T. COLERIDGE.

Mais en 1797, après deux ans de réaction gouvernementale et de guerre avec la France, après la propagande furieuse de Burke, nous n'entendons plus parler des partisans de la France et de la Révolution. En octobre 1795, au moment où Goleridge publiait ses €onc\ones ad Populum, il y. avait eu une émeute à Londres en faveur de la paix. Le carrosse du roi, allant présider à Touverture du Parlement, avait été accueilli par les cris « A bas Pitt! Pas de guerre, donnez-nous du pain ! » Ce fut la dernière manifestation pacifiste, encore était-elle causée beaucoup plus par la famine et par la misère du peuple que par une conviction politique. On protestait contre la guerre, non pas contre la guerre avec la France.

Les derniers meetings libéraux eurent lieu en décembre 1795. En 1796, Thehvall, le dernier des réformateurs, dut cesser-ses publications et ses conférences. Pendant sa tournée de propagande dans les provinces, il fut assailli quatre fois par les « défenseurs de Tordre » avec la connivence des autorîtés locales *. Le terrorisme et la délation étaient organisés dans tout le pays, et quand Thehvall, qui avait cependant été acquitté par la justice de son pays de toute inculpation de trahison, fut invité par Goleridge à venir s'établir auprès de lui à Stowey, tous deux furent espionnés et on refusa de renouveler le bail de Wordsworth, parce qu'il s'était montré avec Thelwall et Goleridge ^.

Thelwall dut bientôt quitter le pays et fut perse' cuté pendant toute l'année 1797, quoiqu'il eût cessé sa campagne de propagande ^

Si Goleridge lui-même, dans sa correspondance

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