ACTE DEUXIÈME
HIMI.
La pauvre fille éveille ma pitié I Péché tant expié De^Tait être oublié!
RODOLPHE
Lâche est l'amour qui pardonne A qui le trahit!...
Mais son courroux s'évanouit,
Le courage l'abandonne, Et l'orgueil s'enfuit I
COLLINE
A ces dames, par principe, Ma raison fait échec.
Et je leur préfère ma pipe Avec Un bon volume grec!
MUSETTE, à part.
Et maintenant il faut renvoyer le barbon !
Poussant un en.
Aïel quel supplice! et quel martyre!
SAINT-PHAR
Où donc?
MUSETTE
w V Au piedl... ma bottine, n I Trop étroite,
2 \ M'assassine !
^ f SAINT-PHAR,
Maladroite 1
I MUSETTE
Cours dans quelque boutique aux alentours, cours vite M'acheter des souliers... des brodequins... Coquine De bottine!
Tant pis! Je la quitte!
Ainsi fait. La posant sur la table.
La voilà, là !
Va, trotte, va, galope, va'
SAINT-PHAR
Quelle folie est cela?
Faut-il que je me compromette?
Musette!... Musette!...
Ah!
Il sort sur un geste impératif de Musette. SCHAUNARD et COLLINE.
li est certain que ce drame En comique finira!
RODOLPHE
Musette triomphera !
HIMI.
Et Marcel, vaincu déjà.
Sourit à la pauvre femme 1
MARCEL, Taincu.
Voir ma jeunesse , Refleurir !
\ Frappe à ma porte, ô ma maîtresse,
* Mon cœur tremblant vientlra t'ouvrir