‹ La vie de Bohème;Chapitre 67 sur 99 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

Les MÊMES, MADAME DE ROUVRES , donnant le bras à UN MON- SIEUR ; quelques INVITÉS, DOMESTIQUES servant le thé, puis SCHAU- NARD. — Musique à l'orchestre ; entrée par le fond, les domestiques par la gauche.)

- LE MONSIEUR, en entrant, à madame de Rouvres.

Madame, la musique n'a toujours paru quelque chose de fabuleux. j'aurais beaucoup armé être musicien. (Rodolphe s’est approché de madame de Rouvres; il la salue.)

MADAME DE ROUVRES, à Rodolphe.

Vous venez bien tard, Monsieur.

RODOLPHE

Madame ! (Madame de Rouvres s’est assise sur le canapé de gauche avec une dame, près du guéridon. Rodolphe est près d’elle et lui parle bas. — Durandin, Colline et Marcel se sont mêlés au groupe des invités. — On sert le thé. )

MADAME DE ROUVRES, à Rodolphe.

Si j'ai réuni quelques privilégiés ici, c’est pour vous entendre.

RODOLPHE

Comment, Madame ?

s. MADAME DE ROUVRES.

C’est un piége, Monsieur... Le poële m'a fait hier une pro- DA et je me propose de la lui rappeler.

RODOLPHE

; Je ne comprends pas, Madame.

MADAME DE ROUVRES

Vous êtes bien oublieux, Monsieur. (Ils continuent bas.) LE MONSIEUR, qui causait avec Colline.

Comment, Monsieur, vous savez le chinois !... s’est fabu-

leux.… j'aurais beaucoup aimé savoir le chinois.

Je vous l’apprendrai.

"# DURANDIN, apportant du thé à OT du Rouvres, Madame, voulez-vous me permettre ?..

; FA Æ es \ | 1

MADAME DE ROUVRES, prenant la tasse. ,

Monsieur Durandin, n’est-ce pas que votre neveu me doit Aueue chose ?

DURANDIN

Comment donc, Madame... mais il vous doit beaucoup.

et, si vous le voulez, il vous devra bien davantage. MADAME DE ROUVRES, à Durandin.

J'accepte le madrigal... (4 Rodolphe.) mais je ne vous tiens pas quitte du sonnet.

DURANDIN

Ah! oui... un sonnet... je me souviens. (Madame de Rouvres fait un signe à Baptiste, qui lui apporte un album.)

MADAME DE ROUVRES

Voyons, Monsieur... cela nous fait tant de plaisir, et vous. coûte si peu:

RODOLPHE, se défendant,

Madame... de grâce.

DURANDIN

Nous ne t’écoutons pas.

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