SCÈNE Y
Les MÊMES, MADAME DE ROUVRES , donnant le bras à UN MON- SIEUR ; quelques INVITÉS, DOMESTIQUES servant le thé, puis SCHAU- NARD. — Musique à l'orchestre ; entrée par le fond, les domestiques par la gauche.)
- LE MONSIEUR, en entrant, à madame de Rouvres.
Madame, la musique n'a toujours paru quelque chose de fabuleux. j'aurais beaucoup armé être musicien. (Rodolphe s’est approché de madame de Rouvres; il la salue.)
MADAME DE ROUVRES, à Rodolphe.
Vous venez bien tard, Monsieur.
RODOLPHE
Madame ! (Madame de Rouvres s’est assise sur le canapé de gauche avec une dame, près du guéridon. Rodolphe est près d’elle et lui parle bas. — Durandin, Colline et Marcel se sont mêlés au groupe des invités. — On sert le thé. )
MADAME DE ROUVRES, à Rodolphe.
Si j'ai réuni quelques privilégiés ici, c’est pour vous entendre.
RODOLPHE
Comment, Madame ?
s. MADAME DE ROUVRES.
C’est un piége, Monsieur... Le poële m'a fait hier une pro- DA et je me propose de la lui rappeler.
RODOLPHE
; Je ne comprends pas, Madame.
MADAME DE ROUVRES
Vous êtes bien oublieux, Monsieur. (Ils continuent bas.) LE MONSIEUR, qui causait avec Colline.
Comment, Monsieur, vous savez le chinois !... s’est fabu-
leux.… j'aurais beaucoup aimé savoir le chinois.
Je vous l’apprendrai.
"# DURANDIN, apportant du thé à OT du Rouvres, Madame, voulez-vous me permettre ?..
; FA Æ es \ | 1
MADAME DE ROUVRES, prenant la tasse. ,
Monsieur Durandin, n’est-ce pas que votre neveu me doit Aueue chose ?
DURANDIN
Comment donc, Madame... mais il vous doit beaucoup.
et, si vous le voulez, il vous devra bien davantage. MADAME DE ROUVRES, à Durandin.
J'accepte le madrigal... (4 Rodolphe.) mais je ne vous tiens pas quitte du sonnet.
DURANDIN
Ah! oui... un sonnet... je me souviens. (Madame de Rouvres fait un signe à Baptiste, qui lui apporte un album.)
MADAME DE ROUVRES
Voyons, Monsieur... cela nous fait tant de plaisir, et vous. coûte si peu:
RODOLPHE, se défendant,
Madame... de grâce.
DURANDIN
Nous ne t’écoutons pas.