‹ La vie de Bohême pièce en cinq actesChapitre 11 sur 78 · A • • - ' -»%» -AV · texte numérisé non relu

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Oui, mon petit Marcel. Jo t'ai me bien, va ; pour toi jo nejotlsrais .lu haut des tours de Note- Dame.

SCHAUNARP.

Musette, celle imprudence vous coûterait quatre sous ! c’est le tarif. [A Phémie.) Et loi! aimerais-ta mourir pour moi?

PU£MIK.

Oui, mais pas de faim.

scnAi’RARn. à Rodolphe.

Elle est étonnante, monsieur! Dire quMIo trouve ces mot«-là toute seule, sans balancier. File est étonnante. J’cn suis ivre! (Hi t tirant un fruit de sa puchc, Phémie Caisse tomber un papier: St lui unard se 1 ère et le ramasse.)

fh£uie, à part.

Ces fraits, c’est extraordinaire comme ça creuset ( Elle remonte.)

SCFiAUSAi n, lisant, à part.

Que vois-je! uno déclaration avec un emblème représentant un -cœur traversé d’une baïonnette et signé : un sapeur du vingt- neuvième. Il y a quinze jours, j’avais déjà surpris la présence d’uno autre papier, signé : im«has*-urnn vingt-quatrième. Son cœur est une caserne. [Haut, à Phémie.) Ma petite chérie!

PHÉMIK, venant à lui.*

Heinl

SCflAUXARD.

Vous connaissez trop do monde sous les drapeaux. (Montrant le billet.) Quel est ce prospectus d'omoue, signé p,:r un membre de l infan orie française?

phémie, troublée.

Ça, c'est un petit homme rougo qui me l’a distribué sur le Pont-Neuf.

SCHAUNARD

Trùè-bieu. (Montrant sa canne.) Vous aurez ce soir une explication avec bambou. . „

scènd x. I r.e

Les MImes, COLLINE, BAPTISTE. [Bra* dessus bran des* nu %

ils causent loue les deux; Colt me a un panier sou* le bras j

ifs entrent par le fond à droite )

* CflLMVB. *-• r k . K

Vous êtes sceptique, monsteor Baptiste. * • v..

BAPTlItB.

Monsieur, j’ai lu Voltaire.

COLLINE

Moi, jo suis panthéiste ; tout c»t dans tout! Avez-von« lu €»p»i nosa?

a- eaftist».

Mail

COLLINE

Rcllsez-tc ! voyez aussi Doscftites, le» tourbillons! (Musette ei Phémie viennent prendre le panier. — A Rodolphe.) Monsieur, vous ••Z un domestique très-savant, Je l’ai pris pour un articlo de la .<**«« des deux Mondes. (U passe pris de Marcel.)

MARCEL

D’OÙ VMtl»-A«|f

COllI, VI.

ParMcu ! vous ôtes de Hcr* ctuiirneaux* Vous avir2 laissé nos

li * î? ,u P a d ,, °* oî) ««iraient pu deveoir la proio des intrigants. J ai utu !es ehordicf avec Al. ilaptiate. musette, regardant dans le panier.

nais les bouteilles sont vides.

COLLINE

Au milieu d’une grave discussion, avec roonsb . sur l’immorlalitu do I âme, comme nous étions très- altères, nous avons bu les bouteilles, mais voilà les bouchon*. *

Ri ski te. K

le ' *” C ,UOi ,WC ”’- ,,0I!S P»»r le canard qei rat dam PHKitB, regardant dm» le panier.

■ ,!lî c ? nar ^ 051 r»te plus que la croûto 1 (Elles

; elttnl te tout par-dessus la balustrade, aider» de Marcel.)

E 4 FT 1 STB.

A u milieu d’un gra.» duc.iMion arec meniieur sur l’oUoclit el le suLjeitil .. (a Mutait) lu moi cl le nen mei, u vuuseimei

âlé«d . œ ‘"“ 6 ““ US C “ 01 ” i-uas sroas uuuïo le

■csem, à koiulptu.

ik vie Dt bohk*&

H eü gentil tôt te «fOmcsttque ; est-ce que toits le payez Hier ? ^ RODutrOB.

Ne tous mettez point en pein *, nous allons séparer tout cela Baptiste, lu comprends... ( Baptiste tort par le fond à droite.) < Maintenant, pcrtneUez-mol do vous otirir à dejeuuer.

8CB*mt»D.**

En effet, il est l'heuie où les honnêtes gens passent dans la «fillq à manger. Allons.

RODOLPHE

ta salle & manger, c’est ici ; dans un instant nous serons au tris, et nous boirons à U Bohême, ma future patrie 1

TOUS

Comment!

RODOLPHE

Écoutes-moi ; je cours ici les plu* grands dangers.

VousT

RODOLPHE

On reut me marier...

■ARCEL.

Cesi horrible!

RODOLPHE

C'est mon oncle Miflion qui a eu celte idéc-li l

% . MUSSTIB.

Votre oncle MiUioü T

* PltRMIB.

Quel joli nom t

gnu ma RB.

Je poudrais bie*» avoir la nwnnsfc de votre OnHe.

RODOLPHE

Me marier, comprenez-vous ça? emprisonner roaliberté dans nn contrat, Jeter mon c*ur dans le pot-au-feu du méii»g», couper les ailes de ma jeunesse; tout col* uniquement pour procurer h mon oncle le plaisir d’avoir des pelhs-neveux !

SCUACNIRR.

Parbleu ! s'il en veut qu'il en (atse lui- môme.

RODOLPHE

11 y a longtemps déjà que ja méditais une fuite; mais tout seul je ne saurais où aller. Maintenant, c'est bien décidé, ie »eoi mener comme tous, la b«llo vie de travail et de plaisir. J’ai hou coeur et grand courogo vous me verres h l'œuvre ! Ainsi donc, si tous le permettez je serai d’abord voire compagnoR, Jusqu’au jour où vous voudrez bien m'dppHer votre aiuil * MARCEL.

Mais vous l’êtes déjàl

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