LA Y1B DE BOHEME
Whott, entrant.*
Mademoiselle».
MUSETTE
Vous fait©* rotre tourné, monsieur Benoit?
benoit.
Oui, et je tous avouerai quo je venais...
Comment donc ! mais c’cst tout naturel...
■bnoit, à port.
Ah ! enfin t
MUSETTE
Je tous demanderai la permission do lacer mes bottines...
benoit.
Très-bien... Je dois avoir lo reçu... [Il cherche dans tes poeht». Muselle au fond, met ses bottines.)
scuuNARt», entrant brusquement chez Rodolphe. ** Bonjour ! {S’asseyant sur le lit.) Ouf 1 Rodolphe, s'arrangeant devant utie petite glace au-dessus de la table à gauche.
Tiens, c’est toi t
rtttitrtVifé.
Tu n’a? pas cent francs h me pîCtcr T
kav ütPOÈ.
Cent francs 1 ta feras donc toujours de la ftiûtaisie î Tu as pris du hatcliich...
SClUt'SAnD.
Je n’ai rien pris do tout... Ah! si, fa! ptis tm Cdîrtiolët b l'heure pour chercher de Parlent...
oodolphs.
Ah! bon!
benoit, tlsaht un fefu.
Non, celui-ci, c'est lo resu de monsieur RodolpÈd... (// cher-
the. )
BODOLPIlâ.
Eh bienf
SCtlAUNlRO.
Je »’ai trouvé d'argent nulie part, et j’ai retrouvé mon cabriolet partout... Cinq heures! sept francs cinquante... Les as-tu?
RODOLPHE
Je ne crois pas... vois dans ce meuble de Boule... (Il désigne la commode, Schaumri ouvre les tiroirs .)
BENOIT
Jo l’aurai laissé en bas... je vais en faire en autre... ( Il s'assied et écrit à la table. Muselle a mis une bottine et se dispose à mettre l'autre.)
SCIUtnTARD.
Mais il n’y a pas d’argent daus ce meuble...
RODOLPHE
C'est que lo précédent iocawi.ro n’en a pas laissé... bchawuhd.
Oui payera mon cabriolet?
RODOLPHE
(Jul m'invitera à dîner? {Ile réfléchissent.)
9CH.lt na Nd.
Ah! dîner! c’est aujourd'hui vendredi... Vendredi rien no itiangrras, ni autre cfio.-e pareille ment....
benoît, se Levant après avoir écrit.
Mademoiselle, voici l'affaire : 25 et 25...
musette, ajustant sa robe.
Vouler-vous me mettre celui agrafe-là ?
BENOIT-
Mais...
musette, le dos tourné
Mais dépêche*- voue donc! [Benoit /ait des efforts prodigieux, Musette chantourne et se balance en maure.)
Rodolphe, se frappant le front.
Ab I j’ai une idée I
BENOIT
Mademoiselle, si vous lémnnz ainsi...
MUSETTE
Jo croyais que ça y était...
BOLOLPUtt.
Si lu les empruntais au coch* r i
KMAUNaUD.
Impossible, mon cher, 11 a été échméé ces jours derniers... BENOIT, s'essuyant le front.
Voilà I
musette, montant sur ses pointes pour voir dons la glaça Voyons..,
•cnaunaRD.
Tu n’as rien h vendre, ici ?
ROEOtPRB.
Peut-être bien... {Ils cherchent et font un inventaire des ef fet * . )
MCS RTT*.
îieni. Vous n’éles pas trop maladroit potfr Vôtre Ige...
benoît, offrant sa quittance.
Vingt-cinq et ving-cinq, cinquante...
MUSETTE
Cinquante! on ne tous les donnera jamais... t BUe va prendra à droite son chapeau et son châle.)
BENOIT
Mais permottez...
musette.
Je suis k tous dans une minute...
Rodolphe, ar*c triomphe, trouvant un litre dans sa molle.
Ah! k vendre, un volume de poésies avec le portrait de l'Attleur, en lunettes...
SCSAURARD.
J'aimerais mteni nn pantalon... sans lunettes!
Musirrrs, ayant mis son châle et son chapeau.
Monsieur Benoit, vous devez perdre beaucoup avec les jeunes gons qui perchent chez vous...
BENOIT
.Oui, mademoiselle, beaucoup...
Et quand ils ne vous payent pas, comment faites-vous r BENOIT.
Jo les fais poursuivre.
itSÈTTB.
Et quand ce sont des femmes?
BENOIT
Je les poursuis moi-même...
MUSETTE
Vraiment?... eh bien, courez après 1 [Elle se taure en riaaf.) benoit , furieux.
Mademoiselle 1 mademoiselle ! {Il sort derrière elle.)
serons *11.
A droit,, HODOLPHE, SUUUNAUD , jraù BAPTISTE i gauche .
schacnaed.*
ii n*y a rien de propre à laver ici... ( On entend uns demie m ) Ah ! cinq heures et demie du cabriolet !. . sept quatre-vingts!.. Adieu, je vais chercher de l'argent... [Il remonte.)
RODOLPHE. *’
Je vais courir après un dîner... (Avec un cri.) Ahl (Il fouille dans ta poche et en tire un papier.) Jo le liens ! ( âehàunatd redescend. Lisant.) « Banquet de cinq cents couverts, en l'honneur do la naissance du messie humanitaire. • scbauhard.
Ou ne lient qu’un sur tun billet ?
Oui, mais on tient deui dans Ion esbriélet, partons l..a je le rapporterai des noisettes... (Ils remontent.) >
StltitNARP.
Oh ! (ils redescendent) quelle idéal je prdo mon cabriolet— a H moisi... (Ils sortent.)
Rodolphe, à Baptiste qui est sur le seuil de la chambre de Musette.
Baptiste, s’il vient dos anglais pour moi, vous direz quo je sais dans les Basses-Pyrénces... (J U disparaissent.)
BAPTISTE
Oui, monfl’eor... (Entrant à gauche.) Casses-Pyrénées, Pan... patrie de Henri IV i