‹ La vie de Bohême pièce en cinq actesChapitre 4 sur 78 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

DURANDIN, RODOLPHE, sntraut par U fond à gauche; mise négligée, excentrique.

RODOLI'ilF, du fond .***

Est-ce que c’est pour ça que vous me faites venir mon ondof

lin AN MM.

Ah 1 te voilà, cerveau brûlé.

Rodolphe, avec gaieté.

, Bonjour, mon oncle Million ; vous étea de mauvaise humeur, je vois vous dire uri sonnet... gaillard, ça vous déri... dora- .

DCBANDIH.

Veux-tu parler raison uno minute?

BODOirUE.

Une minute ? volontiers, mon oncle, mais pas davantage, ent'-ndez-votM bien ? La minute est écoulée, parlons d’autre chose.

DDBAVDITV.

Cost un parti pris, n’est-ce pas? tu ne voux rien oolendro.

RODOLPHE

Mon oncle, j»- n’entende rien aux affaires ; hiles- en, voua, faites-on beaucoup,., je ne vous en ompôcho pas.

dura dont.

En vérité ? et lu feras, toi, des »de* à la lune, •Vst-ce pas ? et tu maudirai la siècle égoïste qui réfutera de te ttourrir b ni rien

RODOLPHE

Rrreur, mon oncle, grave erreur ! Je no m’asseois pas au banquet de h vie avec l’intention d* maudire lee eonviresau dos- ?ert ; au doesert je roule sou« la table ; et ma muse, une bonne grosse fille h |*aul Insultât, au nez retroussé, me ramasse, mo reaend uit au logis en trébuchant, et nous passons la nuit ii tire cnsémbb de ceux qui non*- ont payé b dîner. C’est de ringtatitudo si vous voulez, mais c’est amusant.

DCEARDIR.

Et qu’est-ce quo ça te rapporte ça?

RODOLPHE

Ce que ça mo rapporte?... absolument rien, pour lo moment ; mais ça me rapportera plus tard. Vous avez étudié les hommes et vous spôouluc sur les télégraphes ; vous vivez de votre expérience, moi jo veux vivre do inon imagination, je forai tout ce qu'on voudra ; do triste, du gai, du plaisant, du sévère jo ferai du sentiment b jeûn et de la gaudriole après lo dîner. (Se frappant le front.) Mrs capitaux sont là. Uno entreprise superbe sous .la raison Piochage et compagnie. Capital social, courage, esprit 'et gaieté.

DURARDIR.

Mais en vérité je suis bien bon de t’écouter. M a * de Rouvre arrive aujourd’hui, dans une heure.

reec: rsc.

Vous faites bien do mo provenir, mon oncle. Je m’en vgU tout do suite. (71 rwionft.)

DORA trot*.

Un pas do plus, el jo to do. hérite.

uoDovriic, *' (irritant.

Fichtre, jo demande h m’asseoir.

DCRANDiR, s'asseyant sur le banc avec son nerm.

Écoute, mon garçon, autrefois tu as fait la cour b M“* do Rouvre, tu as été empressé, assidu auprès d’elle tout un lùvor... rodolphb.

Je ne puis lo nier, mon oucle...

DOUAR MH,

Au printemps nous avons passé un mois b sa campagne, et entro nous ccs promenades dans les allées solitaires du parc...

RODOLPHE

Chut!... soyez aussi discret que moi, mon oncle.

DCRANDIR.

Je no te fais pas do rcpipches, au contraire, tu as bien fait, c'était un coup do roabre, car elle cal très -riche et olio l uuno.

RODOLPHE

EUo m'aime?

DUfUHDUt.

J’on suis xûx.

• „ri •*..

4 W» DR BüHSUfc

«ODOLrni.

0*1 uns femme d’esprit, dlo comprendra quo je ne veuille pas l’épouser.

tltlII&KDIII.

Tu no veux pas l'épouser ?

RODOLPHE

Je nè le lui ei pat promis.

DCfUMDM,

Promis... ce garçon-là est d'une oulrecuidaqçe.,, aopoiaBi.

Mais, non moa oncle, je veux rester garçon, voilà tout.

DD RA N DM.

Mais, malheureux, madame de Rouvre «al jolie.

Rodolphe.

Je le sais, mon onclo.

■OkAKÇCX,

Eh bien!

qODOU’BB.

Eh bien ! tant pis pour les autres.

MMffDIN.

En l’éponsant, tu aurais du côté do ta femme seulement quar ante-mille livres do rentes... Tu aurais une position calme, tranquille, tu aurais des estants.

rodolvie.

Oui, c’est ça, beaucoup d'enfants et des lapins; merci, ça ne peut pas m'aller. Il me faut do l'air, do la liberté, uv» vie accidentée, orageuse si vous voulez.... quitte b ne pas dtner tous les jours, ça m'est égal. Les jours do bombance, jo mangerai pour un mois.

DUJUSDl*.

Tu ne feras jamais rien do ta vie, tu suivras les traces de ton Jèro.

RODOLFH*.

Ah I mon onde, ne parlons pas deçà, ne remuons pas les cendres.

durahdin.

C’est très-bien, mais il n’en est pas moins vrai que mon frère aussi n’a voulu en faire qu’à sa tôte, et que lorsqu'il est mort, il devait à tout le monde.

Rodolphe, sérieux.

Excepté à vous, mon oncle.

duraeoih.

U fallait peut-être me saigner aux quatre veiaes pour soutenir un tou...

Rodolphe.

Non, mon oncle, vous avez bien fait. Apte* tout, mon père m’a laissé un nom honorable , un nom que l’on répète, et des tableaux quo l’on admire ; mais encore une fou ne parlons pas de «•*

DDRAtfDlK-

Soit 1 d’ailleurs, il faut que je te quitte pour aller au dorant de madame de Rouvre; j’espere qu’à mou retour, je te trouverai dans do meilleures idées.

fl oe faut jurer de rien, mou onde. U n’y a rien d’immuable nous le soleil.

■OMHDIlf.

Réfléchi», et si tu deviens raisonnable, tu bo t’eu repentiras

pet,

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